jeudi 30 août 2018

Les équipes des petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles

Romain Depuis plus de 70 ans, les petits frères des Pauvres sont aux côtés de personnes âgées qui souffrent d’isolement, prioritairement les plus démunis. En s’investissant de façon régulière, les bénévoles permettent à chacun de nos aînés de vieillir le plus sereinement possible, dans l’échange et le partage.

Avec 300 000 personnes de plus de 60 ans qui vivent quasi recluses avec pas ou très peu de contacts, notre société doit faire face à un isolement inquiétant des personnes âgées, surtout pour les plus fragiles et les plus précaires. En offrant de leur temps, les bénévoles des petits frères des Pauvres recréent les liens essentiels pour permettre à nos aînés mis à l’écart de retrouver une dynamique de vie.

Un bénévolat varié, adapté aux envies de chacun
Jeune, actif, retraité, en fonction de ses aspirations et de ses disponibilités, chacun peut s’engager au sein d’une équipe des petits frères des Pauvres : auprès de personnes âgées à leur domicile, en EHPAD, à l’hôpital, auprès de personnes en grande précarité, de personnes malades mais aussi en étant bénévole chauffeur ou encore en soutenant les équipes dans leur fonctionnement et leur vie associative.
 
Un bénévolat enrichissant, basé sur la qualité de la relation
Comme le témoigne Mustapha, jeune bénévole engagé depuis quelques mois,« le bénévolat avec les petits frères des Pauvres, c’est la responsabilité face à la situation des personnes âgées, on a tous un rôle à jouer pour recréer du lien ». Un lien essentiel pour Yvonne, 82 ans :

"Rien que le fait d’être écoutée, ça me remonte le moral, ça me sort de ma mélancolie. Chaque visite du bénévole des petits frères des Pauvres est primordiale pour moi."
Vous souhaitez devenir bénévole...
Toute l’année, nous recherchons des bénévoles pour s’engager et participer à nos actions.

>> Si vous souhaitez agir, rejoignez nos équipes de bénévoles en cliquant ici

>> Sur la carte >> Liste des implantations en France

+ de détails : https://www.petitsfreresdespauvres.fr/benevolat.html

  Pour rejoindre nos équipes de bénévoles, un seul numéro :

mercredi 1 août 2018

Communiquer avec la personne malade en tant que bénévole, parent ou soignant : Des mots pour le dire...

    1er contact avec le personnel de service si vous êtes visiteur bénévole :
Bonjour, je suis visiteur des malades de l'association …………………………………...
Y a-t-il des patients à visiter en priorité ? Personne seule, déprimée ou autre.
Y a-t-il des consignes particulières ?

1re visite avec la personne malade :
Bonjour, je suis visiteur bénévole, je fais partie de l'association...................,
Je m’appelle………………, je peux rentrer ? Je ne vous dérange pas ? (Ou si la personne est occupée, télévision, visiteurs, famille, soins infirmiers), préférez-vous que je repasse dans un moment ? Je repasserai plus tard si vous le voulez ?
Je suis venu vous dire bonjour afin de faire votre connaissance, vous aidez à passer le temps et oublier vos préoccupations, Vous voulez bien que je vous tienne compagnie ? cela vous changera les idées.
Accepteriez-vous que nous passions un petit moment ensemble ?
Vous permettez que je m’assoie près de vous ?

Début de l’entretien et de l’écoute à adapter en fonction de la personne visité
Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Vous habitez la région ?
Vous avez de la famille ? — Vous avez des enfants ?
Vous avez de la visite ?
Quel âge avez-vous ?
Quel était votre métier ? (Relecture de sa vie passée)
Parlez-moi de vous.
Ce n’est pas trop dur pour vous ?
C’est difficile, n’est-ce pas ?
Voulez-vous m’en parler ?
Je suis là pour vous écouter
Parlez-moi de ce que vous ressentez
Souhaiteriez-vous parler de quelque chose qui vous préoccupe actuellement ?
Qu’est-ce qui vous rend la vie si triste ? — Si difficile ?
Qu’éprouvez-vous actuellement ?
Je peux comprendre ce que vous ressentez
Je suis impuissant pour vous répondre, mais je peux vous écouter

Utiliser la méthode de reformulation :(Reformuler aide à montrer que l’on a écouté son interlocuteur, à vérifier que l’on a compris le sens de ses propos, éventuellement à faire clarifier ou préciser le sens).

 «  Ainsi, selon vous… » « Vous voulez dire que… »  «  En d’autres termes… »  «  Autrement dit … »   « D’après vous… »  « Donc, à votre avis… »   « Je crois comprendre… » « Si je comprends bien… »  «  Si je résume… »   « Qu’est-ce qui vous fait dire cela…? » 

Fin de la visite, adopter la formule en fonction de son état :
On va s’arrêter là pour aujourd’hui si vous le voulez bien.
J’ai été très heureux de faire votre connaissance !
Ce que vous m’avez raconté été très intéressant.
Souhaiteriez-vous que je revienne vous voir ?
Si vous êtes là à ma prochaine visite, je passerais vous dire bonjour.
Je vous souhaite un bon rétablissement.
Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite et un bon rétablissement.
J’ai de l’admiration pour votre courage.
Je conçois que cela soit difficile pour vous et je souhaite que votre état s’améliore rapidement.
« Je ne veux pas vous fatiguer. Je vais vous laisser vous reposer. Merci vraiment de m’avoir reçue à votre chevet ».
En lui serrant la main, lui dire : « Patience et courage ».

Aux parents qui paraissent en souffrance : 
Ca va pour vous ?
C’est difficile n’est-ce pas ?
Ce n’est pas trop dur pour vous ?
Vous pouvez me parler si vous le désirez.
Voulez-vous partager avec moi ce moment difficile ?

A la personne qui ne veut ou ne peut pas parler :
- Avez-vous envie de parler ?
- Vous ne souhaitez pas parler ?
- En quoi est-ce préférable, pour vous, de ne rien dire ?
- Qu’éprouvez-vous actuellement ?
- Parlez-moi de vous, de vos espoirs de vos peurs.
- Souhaiteriez-vous parler de quelque chose qui vous préoccupe actuellement ?
- Si vous le souhaitez, sachez que vous pouvez me parler.
- Voudriez-vous partager avec moi ce que vous éprouvez face à cette maladie ?
- Quel sujet aimeriez-vous aborder aujourd’hui, la peur, l’angoisse, vos préoccupations, vos désirs, vos souffrances morales ?
- Accepteriez-vous que nous nous revoyions ces prochains jours ?

« Pourquoi moi »
- Je comprends vos sentiments, à votre place, je réagirais comme vous.
- Sachez que je partage votre peine.
- Je vois que vous êtes en colère.

« C’est grave ce que j’ai ? » « C’est le cancer » « C’est le Sida »
- Seul votre médecin peut vous informer du diagnostic, mais ce que je peux faire c’est vous écouter.
- Quel est votre problème ?

« Aidez-moi à mourir »
- Trouveriez-vous normal qu’un malade impose à un médecin de lui donner la mort, imaginé la responsabilité de celui-ci, vous ne pouviez pas lui demander de vous tuer, imaginais le fardeau qu’il aura à porter, sa souffrance personnelle. Imaginez le syndrome des restants.
- Le médecin n’est pas là pour tuer ses patients, il est là pour vous aider et vous soulager.
- La médecine à le pouvoir de faire reculer la mort, pas de la donner.
- Il y a des choses que la médecine ne maîtrise pas et qui vous appartiennent, la force et le désir de vivre par exemple.

« Je veux mourir » « J’ai assez vécu » « Je voudrais mourir »
- Êtes-vous vraiment désespéré à ce point ?
- Qu’est-ce qui vous fait penser à cela ?
- Qu’est-ce qui vous est le plus insupportable ?
- Expliquez-moi comment vous en êtes arrivé à un tel désespoir
- Ce serait mieux pour vous si vous étiez morte ?
- Je peux le comprendre, mais pensez-vous pouvoir décider du moment de votre mort.
- Avez-vous tout réglé, n’avez-vous rien laissé en suspend ? Avez-vous dit adieu à vos proches ?
- Êtes-vous sûre d’avoir fini de vivre.
- Quelque chose ou quelqu’un vous rattache-t-il encore à la vie.
- Vous avez certainement encore des choses à vivre ou à dire à vos proches.
- Avez-vous encore des choses non réglées. Voulez-vous m’en parler, cela peu peut-être vous aider ?

« J’ai peur de mourir »
- C’est vrai, vous êtes en droit d’avoir peur, pour le moment, vous n’êtes pas mourant, voulez-vous que nous en parlions ?
- Voulez-vous que je vous aide à affronter la peur que vous avez de la mort ?

« Est-ce que je vais mourir »
— Qu’est ce que vous redoutez ?
— Quels sont vos sentiments, vos idées, vos peurs quant à la mort et au mourir ?

« Je ne veux pas mourir »
- Vous avez encore du temps devant vous, vous n’êtes pas mourant.
- Qu’est-ce qui vous fait dire cela.
- Le temps qui vous reste à vivre vous appartient, la force et le désir de vivre par exemple.

« Je vais mourir »
- Vous dite que vous allez mourir, qu’est-ce qui y vous fait dire cella.
- Vous sentez-vous plus fatigué que d’habitude ?
- Vous partirez en temps voulu, et si cela devait se produire, vous ne serez pas seul, nous serons là pour vous accompagner jusqu’au bout.
- Je vous invite à profiter pleinement du temps qu’il vous reste à vivre.
- Parlez-moi de votre sentiment d’être mourant.

« Aidez-moi à mourir, regardez mon état, j’ai assez vécu »
- Vous dites que vous avez assez vécu, que vous voulez mourir, mais puisque vous vivez encore, y a-t-il quelque chose que l’on puisse faire afin que ce qu’il vous reste à vivre soit le plus agréable possible ?
- Que demandez-vous, que l’on vous donne la mort. Vous savez comme moi que cela n’est pas dans le pouvoir du médecin, même si techniquement cela peu se faire.
- Personne ne peut décider du moment de votre mort. Seul vous-même pouviez décider de ce moment-là, en vous laissant aller.
- Le devoir du médecin n’est pas de guérir, mais de soigner, c’est-à-dire de prendre soin, de soulager la personne jusqu’à sa mort.
- Ce que vous demandez, on peut le comprendre, mais on ne peut pas le faire

« J’ai mal »
- Je comprends votre souffrance, c’est difficile c’est ce pas ?
- Je vois que vous souffrez et cela me touche ; — Ou avez-vous mal.
- Y a-t-il une chose que je puisse faire pour vous et qui vous fera du bien ?

 « Je ne veux pas souffrir »
- Le service c’est engagé à vous soigné jusqu’au bout, à soulager vos           douleurs, à vous assisté afin que vous ne vous sentiez pas seule n’y abandonner.
- Ce sera un bonheur pour moi que de vous assister, vous êtes très     courageuse.
- La médecine va tout faire pour vous soulager.

« Pourquoi est-ce qu’on ne me fait plus rien »- Je comprends votre angoisse.

« J’ai envie de vivre »
- J’ai envie de vous y aider.

« Je me sens triste »
- Qu’est-ce qui vous rend la vie si triste
-       Pouvez-vous me dire ce que vous éprouvez exactement lorsque vous vous sentez triste ?
 -      A quoi pensez-vous dans ces moments-là ? etc., etc.

« Je me sens seule »
- Vous vous sentez seule ? Mais nous sommes à vos côtés. Je vais rester un moment avec vous.
- De quoi voudriez-vous parler.
- Je vous comprends parfaitement, qu’est-ce qui vous rend la vie si difficile actuellement ?
- Parlez-moi de ce que vous ressentez.

« Je veux voir maman »
- Vous voudriez voir votre maman qui vous manque ?

« Je voudrais mourir pour retrouver mon mari. »
- Vous l’aimiez donc tant, votre mari ?

« Je ne vaux plus rien »
— Qu’est-ce qui vous donne ce sentiment que vous ne valez vraiment rien ?

« Je n’ai pas faim »
- C’est normal, vous ne faites pas beaucoup d’exercice. Quels sont vos plats           préférés ?
- De quoi auriez-vous envie ?

« De toute façon je suis incapable de m’en sortir parce que j’ai jamais été capable de faire quoi que ce soit dans ma vie ! »
- Si vous le souhaitez, sachez que vous pouvez me parler.
- Voulez-vous m’en parler.
- Je comprends bien que, pensant que vous n’avez pas de valeur, vous vous sentiez incapable de vous sortir de cette situation.

« J’ai mal dormi ! »
- Vous avez mal dormi, Madame X ?

« Je serai beaucoup mieux chez moi, à la maison »- Oui, vous seriez beaucoup mieux chez vous, à la maison.

« Je suis mal ici, dites-moi que je ne vais pas mourir, que ce n’est pas grave »
- Je comprends votre inquiétude, voulez-vous que nous en parlions ?

« Cette perfusion me fait souffrir »
- Elle contient un médicament qui vous soulage. Dans quelle position vous sentiriez-vous le mieux.

« J’ai le cancer »
- Je comprends. Votre maladie n’est pas facile à vivre. Que pouvons nous faire qui pourrait vous faire plaisir, vous aiderez ? vous soulagerez.
- Voudriez-vous partager avec moi ce que vous éprouvez face à cette grave maladie ?

A chacun d'adapter les questions, les réponses, les reformulations, en fonction de la personne visité.
Jean-Jacques Pujo. Visiteur bénévole auprès des malades en fin de vie.

mardi 10 avril 2018

Les nouveaux droits des personnes en fin de vie pleinement effectifs

Une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu.

 
La loi Claeys-Leonetti du 3 février 2016 sur les droits des personnes en fin de vie, qui consacre le droit de chaque personne à demander une sédation profonde et continue jusqu'à son décès, dans certaines conditions, entre officiellement en application ce 5 août 2016 avec la publication de trois textes réglementaires.

"Souhaitées par le président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu. Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française", a déclaré Marisol Touraine.

Deux décrets d’application et un arrêté définissent les conditions d’arrêt des traitements thérapeutiques pour les malades. Ils permettent l’application de la nouvelle loi sur les droits des personnes en fin de vie, parmi lesquels le droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès et les modalités des "directives anticipées" des personnes concernées.
  • Un premier décret précise les conditions dans lesquelles peuvent être décidés l’arrêt des traitements et la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès de la personne, nouveau droit ouvert par la loi du 2 février 2016.

  • Un second décret et un arrêté fixent les critères de validité des directives anticipées, déclaration écrite par laquelle chaque individu peut indiquer à l’avance s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait alors incapable d’exprimer sa volonté.

  • L’arrêté ministériel définit deux modèles de directives anticipées, selon que la personne est bien portante ou déjà atteinte d’une maladie grave. Un modèle type mais facultatif est proposé dans l’arrêté pour établir cette déclaration.  

Une campagne d’information à la fin  2016

Une campagne d’information sera lancée, à la fin de l’année, sous l’égide du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie. L'objectif : mieux faire connaître du grand public et des professionnels de santé la possibilité d’écrire ses directives anticipées. Cette initiative viendra compléter les actions inscrites dans le Plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l'accompagnement en fin de vie, présenté fin 2015 par Marisol Touraine et déjà largement engagé (toutes les actions du plan ont été initiées et plus d’un tiers auront été réalisées avant fin 2016, grâce à la mobilisation de 120 acteurs du champ sanitaire et médico-social).
SOURCE : https://www.gouvernement.fr/argumentaire/les-nouveaux-droits-des-personnes-en-fin-de-vie-pleinement-effectifs

 
A découvrir aussi :
Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

mardi 20 février 2018

Action en milieu carcéral : « Restituer au détenu l’espérance dans l’humanité »

Professeur Didier Sicard
En décembre dernier, une conférence du Professeur Didier Sicard à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes était organisée conjointement par l’hôpital et les petits frères des Pauvres pour les personnels pénitentiaire et hospitalier. Une cinquantaine de professionnels sont venus écoutés le président d’honneur du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) sur « la maladie de l‘enfermement ; questions éthiques sur la médecine carcérale ». 

Il a d’abord énuméré un certain nombre de constats : la privation de liberté n’était pas une privation de dignité. La détention provoque une agression du corps et de l’esprit du détenu avec des conséquences  néfastes sur son intégrité.

Il reste avant tout un être ayant des droits fondamentaux, qu’il a tendance à perdre le sens de sa vie et d’un avenir ou d’une rédemption possible. La question pour ne pas dire l’obsession de l’institution devrait être : comment reconstruire un être en perdition, déstructuré ? ».

Le choc de l’incarcération fait perdre soudain tous les repères habituels. Le détenu éprouve un sentiment de dépossession de lui-même, de dépendance permanente envers la prison et le monde extérieur. L’humiliation est liée à l’enfermement.  Les détenus sont confrontés aussi à un triple enfermement : dans les murs, l’enfermement cathodique et les murs du médicament. Le respect du détenu passe par le maintien du lien familial. Le danger récurrent est d’infantiliser le détenu et donc de le déresponsabiliser … C’est un monde qu’on le veuille ou non pathogène. Alors même que l’agression de l’incarcération crée expérimentalement la situation de l’hypocondrie, le détenu se disloque car il perd toute référence. Au fond, les références en soi, elles sont fragiles. Les références dans l’autre, elles sont solides.
Comment soigner dans ces conditions d'un enfermement qui est source d'une souffrance exogène? Avec des soignants inhibés dans leur liberté de choix qui éprouvent eux aussi l'incarcération ? 
Comment soigner un être dont l'environnement contribue tellement à éprouver une maladie psychique ? 
Comment le bruit incessant des clés qui se substitue au son « toc-toc » de la porte frappée ne finit pas par déclencher une angoisse insurmontable ? 
Comment aborder les grèves de la faim, sinon en prévenant à temps des conséquences graves et définitives ? 
Comment envisager la demande de grâces médicales, indépendamment de la dangerosité pour des troubles cognitifs ou somatiques majeurs ?

En un mot, comment non pas réintroduire de l'humain, car l'hôpital lui-même se déshumanise, mais faire de l'hôpital prison un des derniers lieux d'humanité ? Comment dans un lieu qui dégrade tellement, restituer au détenu l'espérance dans l'humanité ? Autant de questions auxquelles - dans un contexte de surpopulation carcérale généralisé - il devient urgent de répondre.

Philippe LE PELLEY FONTENY
Bénévole référent de l'action en milieu carcéral 
(L’administration pénitentiaire permet aux bénévoles des petits frères des Pauvres d’aller visiter les détenus âgés, pauvres et isolés voire vieillissants.)
Les petits frères des Pauvres
33 et 64 avenue Parmentier
75011 PARIS
Tél : + 33 (0)1 49 23 13 00 - See more at: https://www.petitsfreresdespauvres.fr/#sthash.sqJzHfvR.dpuf

Les petits frères des Pauvres

33 et 64 avenue Parmentier
75011 PARIS
Tél : 01 49 23 13 00

mercredi 27 décembre 2017

VOEUX de NOUVEL AN 2018


Avec cette carte de voeux et pour cette nouvelle année,
je vous souhaite d'oser
Oser réaliser vos rêves,
Oser concrétiser vos projets,
Oser profiter de votre bonheur,
Oser apprécier l’amour qu’on vous donne,
Oser avoir tout le succès que vous méritez,
Tout cela est en vous, il ne reste plus qu’à oser

Bonne Année à toutes et à tous.

 Jean-Jacques Pujo


samedi 4 février 2017

Livre : Les Don Quichotte de l’espoir ou l’accompagnement en milieu carcéral par Philippe Le Pelley Fonteny

Témoignages sur le bénévolat d’accompagnement à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes et à l’UHSI La Pitié Salpêtrière

Vous trouverez dans ce livre des témoignages forts décrivant des ressentis, des émotions, des peurs ; des espoirs qui évoquent aussi la culpabilité, la séparation, les angoisses, la solitude, la peur de la mort, l’épreuve de la fin de vie loin des siens…
Auteur Philippe Le Pelley Fonteny

Les petits frères des Pauvres accompagnent dans une relation fraternelle des personnes souffrant de solitude, de pauvreté, d’exclusion, de maladies graves.
Le milieu carcéral est un champ d’application pour les bénévoles en adéquation avec les valeurs et les missions de l’association.

Philippe Le Pelley Fonteny est à l’origine du partenariat avec l’Hôpital national pénitentiaire de Fresnes, lieu unique en France, où une aventure humaine hors du commun l’attendait. D’autres bénévoles l’ont rejoint pour offrir une écoute inconditionnelle à ces personnes à l’ombre de la République et vivre une expérience singulière, authentique ; un chemin incroyable auprès de ceux qui ont eu une vie chaotique et pour qui a manqué l’essentiel, l’amour.

Des témoignages forts décrivent des ressentis, des émotions, des peurs ; des espoirs évoquent aussi la culpabilité, la séparation, les angoisses, la solitude, la peur de la mort, l’épreuve de la fin de vie loin des siens…
D’une indifférence redoutée à une reconnaissance espérée, les détenus ressentent un bienfait direct de ce « prendre soin citoyen », donné par une formidable équipe de bénévoles.

Lire un extrait ici : http://fr.calameo.com/read/002357749e0e7ccd474bf

Auteur : Philippe Le Pelley Fonteny
  • Philippe Le Pelley Fonteny à été responsable du Collège des Associations de bénévolat d’accompagnement (CABA) qui regroupe plus de 200 associations et 6 000 bénévoles et administrateur de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs.
  • Il siège au conseil d'orientation stratégique au titre de l'association des petits frères des Pauvres, agréée représentante des usagers du nouveau Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de la Vie. Ce centre est né de la fusion de l'Observatoire National de la Fin de Vie et du Centre National de Documentation et de Ressources Soin Palliatif.

Editions Glyphe - Paru le 22 juin 2016 
ISBN/EAN 978-2-35815-186-3
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Vous souhaitez être bénévole en milieu carcéral auprès de personnes gravement malades ou de personnes détenues isolées vieillissantes, vous considérez que la mission assumée par les bénévoles qui vont dans les prisons est essentielle.

Contactez les petits frères des Pauvres 
Equipe d’Action Spécifique Accompagnement de Personnes Malades 
Tél : 01 48 06 45 00 
Mail : accompagnementdesmalades@petitsfreresdespauvres.f

Voir aussi :
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vendredi 12 février 2016

Malades et personnes en fin de vie : les droits évoluent

Les conditions dans lesquelles il peut être mis fin à la vie de personnes en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable sont modifiées par la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.


Sédation profonde et continue

Cette loi prévoit qu'une sédation profonde et continue jusqu'au décès, associée à une analgésie (fin de la perception de la douleur) et à l'arrêt des traitements de maintien en vie, puisse être mise en œuvre à la demande de patients atteints d'une affection grave et incurable engageant à court terme le pronostic vital.

Cette sédation pourra être effectuée :

  • lorsque le patient est exposé à une souffrance réfractaire aux traitements ;
  • ou lorsqu'il décide d'arrêter un traitement et est susceptible de subir en conséquence une souffrance insupportable. 
Une telle sédation pourra également être appliquée à un patient se trouvant dans l'incapacité d'exprimer sa volonté lorsque l'équipe médicale décide d'arrêter un traitement de maintien en vie afin d'éviter l'acharnent thérapeutique.

La sédation profonde et continue sera décidée selon une procédure collégiale dont les conditions de mise en œuvre seront définies par décret.

Directives anticipées

La loi du 2 février 2016 modifie par ailleurs les conditions de prise en compte par les médecins des directives anticipées et le rôle des personnes de confiance.
Les directives anticipées s'imposent désormais au médecin sauf en cas d'urgence vitale ou lorsqu'elles apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale. Le refus d'appliquer des directives anticipées sera décidé à l'issue d'une procédure collégiale dont les conditions de mise en œuvre seront définies par décret. Cette décision sera inscrite au dossier médical et la personne de confiance désignée par le patient ou, à défaut, sa famille ou ses proches, en seront informés.
Enfin, en l'absence de directives anticipées, le médecin a l'obligation de consulter la personne de confiance ou, à défaut, un membre de la famille ou un proche d'un patient hors d'état d'exprimer sa volonté, afin de connaître ses souhaits relatifs à sa fin de vie.

Et aussi sur service-public.fr