dimanche 30 avril 2006

la souffrance des professionnels de santé

Fin de vie : comment prendre en charge la souffrance des professionnels de santé impliqués ?

 Le 29 Mars 2006 - (APM Santé) : La prise en charge de la souffrance des professionnels hospitaliers confrontés à l'accompagnement de fin de vie passe notamment par une réorganisation des méthodes de travail des équipes, ont témoigné deux intervenantes lors du troisième colloque alpin de soins palliatifs, consacré au thème de la douleur en fin de vie, qui s'est tenu en fin de semaine dernière à Chambéry.

La confrontation répétée des professionnels de santé à la fin de vie, alors qu'ils n'y sont pas forcément préparés, peut entraîner une souffrance prédisposant à un épuisement professionnel. Une enquête a été réalisée à ce sujet au CH de Chambéry (1.000 décès annuels) pour analyser les ressentis exprimés par les professionnels de santé et identifier leurs besoins. Conduite en 2002 -alors que le CH de Chambéry n'était pas encore doté d'une unité palliative-, elle a permis d'interroger 110 aides-soignantes et 166 infirmiers (sur un total de 400 soignants) ainsi que 55 médecins (sur 95).
Objectif visé : "favoriser la démarche palliative au sein de l'institution", ce terme décrivant "une approche qui s'occupe autant du patient que de son entourage et des difficultés des professionnels de santé qui les prennent en charge", précise à APM Santé le Dr Béatrice Bayet-Papin, de l'unité mobile douleur et soins palliatifs du CH de Chambéry.


Cette enquête a notamment permis de "montrer que toutes les catégories professionnelles souffrent dans l'accompagnement de fin de vie, y compris les médecins, cette réalité échappant souvent aux IDE et aux aides-soignantes", particulièrement exposées puisqu'elles sont plus au contact de l'intimité physique des patients, poursuit-elle.

A l'origine de cette souffrance, on retrouve notamment un sentiment de culpabilité (globalement, un tiers des professionnels, formés ou non, souhaitent la mort de leurs malades incurables) et la confrontation à des actes moralement réprouvés comme l'acharnement thérapeutique ou la réalisation d'examens invasifs, car la personne se trouve alors dans un conflit interne vis-à-vis de ses valeurs peut se sentir instrumentalisée.


Source et suite de l'article :

http://www.infirmiers.com/actu/detail_actu.php?id_news=943


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