mercredi 23 août 2006

Euthanasie (Les questions qui se posent)

Euthanasie :
(Mort douce et sans souffrance) par prescription massive d’antalgique de psychotrope ou de sédatif qui entraîne rapidement la mort afin de mettre fin à des souffrances devenues intolérables.
Acte consistant à provoquer la mort d’un malade incurable dans le but d’abréger ses souffrances.
L’euthanasie est qualifiée soit d’homicide volontaire, soit d’assassinat, soit encore de non assistance à personne en danger.

Cocktail lytique
 : prescrire des doses létales par injection pour donner la mort. Ceci n’est pas reconnu comme un acte soignant.
Dans l’état actuel du Code pénal, l’euthanasie est assimilée à un homicide.
Ne pas confondre entre alléger les souffrances d’un mourant et mettre délibérément fin à sa vie.

Trois définitions sont possibles dans le terme euthanasie, trois pratiques de fin différentes,
1.      Le refus d’acharnement thérapeutique par la limitation ou l’arrêt de traitement ;
2.      Le soulagement de la douleur ou de l’angoisse, au risque d’accélérer la mort ;
3.      L’administration de médicaments destinés à donner la mort intentionnellement.
Au contraire, la loi sur les soins palliatifs et le code de déontologie précise qu’ils ne donnent pas la mort, mais qu’ils la permettent. La limitation ou l’arrêt de traitement ne constituent en rien une pratique d’euthanasie, mais vise à restituer son caractère naturel à la mort.
Toutes décisions de fin de vie devraient être prises qu’en concertation entre l’équipe médicale, le patient, et la famille, afin de rechercher un consensus. Ce qui n’est malheureusement pas le cas actuellement.

Les causes ou raisons possibles de la demande :
-L’euthanasie demandée par le malade est la preuve d’une douleur mal contrôlée par le milieu médical.
-La malade demande la mort quand il sait qu’il n’aura de compassion de personnes, il exprime une situation de détresse, la piqure, pour en finir, n’est en fait qu’une demande à être soulagée de sa souffrance morale.
-Le patient qui demande à mourir, demande implicitement à ce qu’on l’aide à lâcher prise, à se détendre, à abandonner, paradoxalement, c’est la tension qu’il met à vouloir mourir qui l’empêche de lâcher prise.

Savoir aussi que :

-Demander la mort n’est pas obligatoirement la désirer et encore moins la vouloir.
-Il ne faut jamais prendre une demande d’euthanasie au 1er degré sans vérifier qu’il ne s’agit pas d’un appel au secours.

-L’antalgique soulage la douleur pas la solitude.
-Celui qui demande l’euthanasie est souvent de la famille, non pas pour abréger la souffrance du malade mais la sienne.
-Donner la mort à qui la demande, n’est pas nécessairement respecté sa liberté, c’est souvent le prendre au mot, c’est répondre par un acte mortifère à ce qui dans bien des cas est un cri d’appel. Donner la mort dispense cet appel.
-Refuser de s’alimenter est la forme la plus ancienne de se donner la mort.
-Il peut arriver que tuer soit plus humanisant que de ne pas le faire.
-Forcer quelqu’un à pratiquer l’euthanasie c’est oublier le syndrome des restants et de celui qui la mis en œuvre.
J.J.Pujo

3 commentaires:



  1. Personnellement malade, je souhaiterais avoir une fin de vie digne.
    Ma volonté d'affronter la mort se pose dès l'annonce d'un diagnostic de pathologie évolutive incurable.
    Au nom de quelle morale, peut-on imposer à une personne de "souffrir dans des des conditions humiliantes souvent"? les leçons de morale de Monseigneur m'importent peu. Nous avons chacun un point
    de vue moral et éthique à ce propos.
    Quand la personne souhaite en finir car trop de souffrances, trop de manque d'autonomie, peut-on avoir la charité de lui porter secours et accepter sa volonté?
    Je suis toujours frappée par la volonté de nous asséner la vielle morale judéo-chrétienne ou autre pour disposer de notre corps?
    Merci mais éviter les qualificatifs de "cocktail lyrique...."


     


     


     


     



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  2. Que demandez-vous, que l’on vous donne la mort. Vous savez comme moi que cela n’est pas dans
    le pouvoir du médecin, même si techniquement cela peu se faire.


    Le devoir du médecin n’est pas de guérir, mais de soigner, c’est-à-dire de prendre soin, de
    soulager la personne jusqu’à sa mort. 


    Ce que vous demandez, on peut le comprendre mais on ne peut pas le faire. Imaginé la souffrance morale du médecin et de l'équipe soignante
    qui vous à donner la mort, essayé d'inverser la situation et mettez-vous à leur place. D'autre part, que pensera ou dira la famille la famille en apprenant cela.


     Personne ne peu décider du moment de votre mort.
    Seul vous-même pouvais décider de ce moment-là, en vous laissant aller.




    En tant qu'accompagnant bénévole auprès des personnes
    en fin de vie, je côtoie la mort fréquemment, pour ma part, si je devais un jour me retrouver dans votre situation " ou il n'y aurait plus de guérison possible", je demanderais à mon médecin de
    me placer en unités de soins palliatifs pour terminer ma vie dans les meilleures situations de confort. Votre médecin est le mieux à même de vous conseiller.





     


    Vaste débat que le sujet de l'euthanasie.




     

     


     
     

     


    JJP






    LA LOI LEONETTI est la loi
    française


    Cette loi respecte la volonté de la personne de refuser un traitement.


    Elle permet l’interruption ou la non-prescription de tout traitement jugé inutile ou disproportionné.


    Elle autorise (sous certaines conditions) l’utilisation de traitements qui soulagent le patient au risque d’abréger la vie.


    Elle oblige à mettre en œuvre des soins palliatifs.


    Elle permet de désigner par le malade une personne de confiance ou de rédiger des directives anticipées dans le but de participer aux décisions de soins.



     


    Elle interdit de donner la mort.


     


     


    Il faut des procédures collégiales lorsque le malade ne peut exprimer sa volonté et faciliter la démarche palliative à domicile 


     
     

     



    PS : A propos de votre remarque sur le qualificatif
    "cocktail lyrique", lisez bien, il est bien écrit "lyrique".




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  3. Merci d'avoir rappelé la Loi Leonetti.
    Elle exprime parfaitement le fait que c'est au patient que revient de refuser ou non des traitements inutiles.

    Monsieur,
    Je vous rappelle qu'en reformulant ma pensée exprimée, vous me faîtes dire que" je demande la mort". J'ai parlé de dignité,  du droit du patient à choisir d'accepter ou non des soins
    disproportionnés et humiliants.
    Cela peut se préparer avec la famille, le corps médical, il faut anticiper: cela est notre dignité humaine.
    Tout cela est légal.
    Je tiens à souligner l'anticipation avec la famille qui ne peut être qu'apaisante pour le patient.
    Pour ceux qui restent, la disparition d'un être aimé est toujours douleur, souvent culpabilisation.


    Je maintiens que si l'on peut, une anticipation est la meilleure façon d'affronter notre vie et sa fin; surtout ne pas attendre (si l'on peut )de manière à partir dans
    la plus complète sérénité pour les nôtres.


    Cordialement


    Alberte BONNET


     


     


     


     


     


     



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