jeudi 23 août 2007

L'agonie

 

L’agonie

Par Michel Cavey
Gériatre, soins palliatifs

Lundi 27 février 2006

L’agonie est la phase ultime de l’existence : c’est la période qui précède immédiatement le décès. Elle dure de quelques heures à un ou deux jours.

C’est une période importante à connaître car elle présente plusieurs particularités :
  L’agonie ne prévient pas, ou pas toujours. Elle survient volontiers dans un contexte où on ne l’attendait pas particulièrement, ce qui fait que non seulement elle peut prendre au dépourvu mais qu’on peut mettre un certain temps à comprendre que le malade agonise.
  Le diagnostic en est difficile : on s’inquiète souvent de signes qui ne sont pas graves et on manque l’interprétation d’autres qui sont importants. Par ailleurs il est difficile de faire la différence entre un malade qui s’aggrave mais pour qui une hospitalisation d’urgence va permettre d’inverser le cours des choses et un malade qui agonise et que rien ne peut plus sauver. Nous reviendrons sur ce point.
  C’est un moment impressionnant, où les professionnels les plus aguerris ont tendance à perdre leur esprit scientifique.
  Si l’agonie est détectée et reconnue elle implique des décisions particulières : notamment il n’y a le plus souvent aucune raison d’hospitaliser un malade agonisant.

Lire la suite de l’article très complet en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article40


lundi 13 août 2007

Carnet d'une infirmière de nuit de Anne Perraut Soliveres

Titre du livre : "Infirmières, le savoir de la nuit" de Anne Perraut Soliveres

(cadre supérieur Infirmier) prend la parole pour s'indigner ou apaiser.

Quatrième de couvertureInfirmières, le savoir de la nuit
Fruit d'une expérience et d'un engagement personnels, mais aussi d'une réflexion et d'une enquête approfondie, ce livre se propose, à travers une démarche théorique et éthique aux accents souvent militants, de rendre la parole à celles que notre société, et pas seulement lé système médical, laisse dans le silence et dans l'ombre: les infirmières de nuit. Quel savoir ces infirmières, confrontées quotidiennement à la souffrance, à la faiblesse et à la mort, développent-elles ? Quelle est la particularité du « monde de la nuit », qui constitue la face cachée, impensée de la médecine et au-delà même de la science dans son entier? Quelles valeurs produit-il? La nuit est ce moment où les normes, les structures, les rites, le temps même semblent disparaître, et laisser place à la sensation que tout peut arriver: la mort qui rôde et qui ne se décide pas, ou qui se trompe parfois de malade. C'est le moment du vide, de l'aventure, de l'inattendu, mais aussi celui de la liberté et d'une plus grande disponibilité envers les patients. Pour explorer ce savoir de la nuit, et afin que s'éclaire la nuit du savoir, Anne Perraut-Soliveres, elle-même infirmière de nuit, a enquêté pendant sept ans, recueillant de très nombreux témoignages de collègues. Prenant appui sur une méthode particulièrement originale, qui mêle le « je » de l'auteur aux énoncés plus impersonnels de la recherche, cet ouvrage vise à redonner aux infirmières une position stratégique dont la déshumanisation croissante de l'institution hospitalière les a destituées. Il aidera les lecteurs à prendre conscience du piège qu'a tissé, avec l'assentiment d'une majorité silencieuse, un système de soins fondé uniquement sur le profit. -

Chapitre :

Une agonie

Je suis assise dans le fauteuil à côté de son lit. Il respire tranquillement la bouche grande ouverte. La morphine fait son œuvre et le plonge dans un sommeil profond où la douleur a disparu en même temps que sa conscience. Son bras droit ainsi que ses deux jambes sont noirs et glacés, déjà morts du fait de l’obturation de ses artères et l’issue ne fait, hélas, plus aucun doute. C’est seulement une question de temps et la pompe de morphine est, avec l’hydratation, le seul traitement.
Il y a longtemps que sa respiration ne m’avait pas paru aussi facile, son insuffisance respiratoire ne le dérange plus. Je tiens sa main gauche, qui se refroidit sensiblement, dans la mienne et me surprends à vérifier son pouls qui bat trop vite. Je suis infiniment triste de regarder s’en aller cette vie et ne peux détacher mon regard de son visage détendu, ou plutôt sans expression.

Voir la suite de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_soliveres/2007/08/une-agonie.html

Voir aussi : http://infirmiere.blogs.liberation.fr/

Biographie de l'auteur : http://infirmiere.blogs.liberation.fr/about.html
Préface d'Isabelle Stengers.
Auteur(s) : Anne Perraut-Soliveres 
Editeur : Presses Universitaires de France - PUF (6 novembre 2001)
Collection : Partage du savoir
ISBN
  9782130522522

lundi 6 août 2007

Maurice Abiven

Maurice Abiven (né le 10 février 1924 à Brest, Finistère - mort le 27 mai 2007 à Paris) était un médecin français, spécialiste de médecine interne, qui fut l'un des pionniers de la pratique dessoins palliatifs en France.

Pionnier français des soins palliatifs, ce médecin a créé la première unité à l'hôpital de la Cité universitaire, à Paris, avant de publier plusieurs ouvrages de réflexion sur les questions sociales ou religieuses. Spécialiste de médecine interne et l'un des principaux fondateur de la pratique des soins palliatifs en France, Maurice Abiven est mort, dimanche 27 mai, à l'âge de 83 ans. Il a été, durant plusieurs décennies, l'ardent défenseur de leur développement à une époque où cette approche médicale novatrice de la fin de vie était considérée, au choix, comme une pratique marginale sans intérêt ou comme un péché contre la dignité humaine.

Biographie :

En 1987, il crée la première unité de soins palliatifs française à l'hôpital international de la Cité universitaire à Paris, inaugurée en présence de François Mitterrand, président de la République.

En 1989, il participe à la fondation de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), dont il préside le Conseil d'administration de 1989 à 1993, et dont il reste président émérite.


Ouvrages :

  • - Pour une mort plus humaine. Expérience d'une unité hospitalière en soins palliatifs. par Maurice Abiven, Daniel d' Hérouville, Anne-Marie Carlier, et Collectif, Masson, 2004, 208 pages
  • - Euthanasie. Alternatives et controveres par Maurice Abiven, Claude Charlot, Robert Fresco, et Bernard Glorion . Presses de la Renaissance, 2000, 314 pages

  • -Survivances, de la destructivité à la créativité
    par Maurice Abiven, Joyce Aïn, et de la destructivité à la créativité (1998 : Toulouse, France) Carrefour Survivances (Broché - 3 juillet 2005)
    Un autre goût de la vie (préface). Le Cerf, 1996

  • Une éthique pour la mort. par Maurice Abiven-Desclée de Brouwer, 1995, 166 pages

  • Quatrième de couverture
    Si la médecine a connu au cours de ce siècle des progrès remarquables, certains domaines de la pratique médicale demeurent cependant toujours insatisfaisants et objets de critique de la part des usagers. C'est le cas en particulier pour tout ce qui concerne la mort. La médecine, qui sait si bien ramener à la vie des malades graves, à l'état désespéré, accompagne souvent très mal ces mêmes patients lors de leurs derniers instants. Et bien des reproches à l'égard des praticiens sont exprimés par les familles : manque d'attention aux symptômes dont souffrent les mourants, incompréhension de leurs vrais problèmes, obstination à vouloir à tout prix les maintenir encore en vie, quel qu'en soit ce prix... Selon le Dr Maurice Abiven, cette situation résulte en grande partie d'un déficit d'éthique. Focalisée sur la poursuite de la guérison, la médecine laisse en effet souvent de côté les moments ultimes de la vie. Nourri d'une longue pratique des soins palliatifs, ce livre donne donc des repères pour une " éthique de la mort " en s'interrogeant sur les relations entre morale et déontologie, sur l'exigence curative et la réalité du mourir. Traçant les frontières d'une éthique propre à la fin de la vie, il évoque longuement en finale l'euthanasie, qui fait aujourd'hui l'objet d'une législation dans certains pays d'Europe.
  • - Vivre avec celui qui va mourir. par Yves de Gentil-Baichis et Maurice Abiven. Comment entourer et accompagner les derniers moments de la vie
  • Quatrième de couverture
    Aujourd'hui, il est possible d'assurer une mort pacifiée à ceux que nous aimons lorsqu'ils sont atteints par les maladies les plus graves. Parce que l'on peut atténuer leur souffrance physique, et parce que l'on a appris, depuis quelques années, comment la famille et le personnel soignant peuvent les accompagner jusqu'au bout.(en collaboration). Bayard, 1990.

  • Humaniser l'hôpital, Fayard, 1976