mardi 23 octobre 2007

La fin de vie en Europe : le point sur les pratiques médicales

Une enquête pour étudier les pratiques médicales

Johan Bilsen(a), Joachim Cohen(a) et Luc Deliens(a,b)

Sommaire

La fin de vie en Europe : le point sur les pratiques médicales
  • Une enquête pour étudier les pratiques médicales - p. 1
  • Une décision médicale a pu hâter la mort dans un à deux décès non soudains sur trois - p. 2
  • Soulager la douleur ou arrêter un traitement - p. 2
  • L’euthanasie est peu fréquente - p. 2
  • La pratique de la sédation profonde jusqu’à la mort - p. 3
  • Encadré : L’enquête Eureld (European End-of-Life Decisions) - p. 4


Au-delà des quelques cas d’euthanasie faisant l’actualité, qui concernent souvent des personnes jeunes lourdement handicapées, les médecins et les équipes hospitalières accompagnent chaque jour la fin de vie de patients âgés. Les décisions susceptibles d’abréger la vie sont-elles fréquentes ? Par qui sont-elles prises ? Une enquête est prévue en France. Une étude de quelques voisins européens apporte d’ores et déjà des éléments de réponses et relance le débat du « droit à une mort digne ».

Les circonstances de la mort ont changé au cours du dernier siècle en Europe. La plupart des décès surviennent maintenant à des âges élevés voire très élevés.  Ils ont principalement lieu en institution et sont souvent précédés d’une longue maladie chronique. L’offre médicale s’est parallèlement beaucoup élargie et les soins palliatifs se sont développés.

De leur côté, les patients souhaitent de plus en plus souvent privilégier la qualité de la mort à la prolongation de la vie.  Suite à tous ces changements, les professionnels de santé sont de plus en plus souvent conduits à prendre des décisions médicales susceptibles d’abréger la vie de leurs patients. Et un débat sur les droits des malades en phase terminale et sur l’acceptabilité de l’euthanasie et des autres décisions médicales de fin de vie s’est développé dans plusieurs pays.

Les parlements hollandais et belge ont ainsi voté des lois en faveur de l’euthanasie en 2001 et 2002. En Suisse, le suicide assisté est implicitement autorisé depuis longtemps et aux Pays-Bas, il a été légalisé par la loi de 2001 entrée en application en 2002. En France, une loi votée en avril 2005 et mise en application en février 2006 autorise les médecins à renoncer à tout traitement médical inutile ou à intensifier le traitement de la douleur, même si cela a pour effet non intentionnel de hâter la mort.

Lire suite de l'enquète sous format pdf en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1223/publi_pdf1_pop.et.soc.francais.430.pdf

Population & Sociétés n° 430, janvier 2007 – Bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques


Tous les numéros de Population & Sociétés sont accessibles sur le site de l’Ined : www.ined.fr


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