lundi 22 octobre 2007

Le malade, une source d'enrichissement pour les autres ?

 Le malade en tant que partenaire 
La relation que l'aidant essaiera d'établir avec la personne malade est celle du partenariat. Il cherchera le  juste milieu avec l'identification au malade et la trop grande distance avec lui. « S'identifier avec » signifie ici se pénétrer des sentiments de l'autre. Cette identification peut avoir de mauvaises influences sur l'aidant et l'empêcher de bien remplir son rôle en lui supprimant ces capacités empathique.

L'empathie

L'empathie est la capacité de participer à l'expérience de l'autre tout en demeurant émotionnellement indépendant ?

Cette situation vient d'une sécurité intérieure qui fait que l'aidant ne se laisse pas bouleverser par certains développements inattendus et angoissants.

La personne peut établir une relation authentique et personnelle par sa bonté, sa responsabilité, son « intérêt désintéressé ». Se sentant émotionnellement à l'aise, elle est capable de s'engager sans crainte dans un éclairage affectif profond et assuré.

Qu'est-ce qui se vit alors, entre l'aidant et l'aidé ? Il se vit de l'amitié, de l'amour gratuit, de la confiance, un certain support mutuel, celui qui donne recevant autant, sinon plus, que celui qui reçoit.

En tout cela, il s'agit de faire prendre conscience au malade qu'il a des ressources, qu'il est capable de reconnaître l'origine de ses difficultés et de les résoudre par ses propres moyens.

Par ses visites répétées, le bénévole acquiert une bonne connaissance du psychisme du malade pour deviner ses besoins conscients et inconscients, mais il sait garder ses distances pour ne pas se laisser submerger par le monde subjectif du malade.

Par sa vision plus objective, il sera à même de dire au malade, le cas échéant, que les solutions ne sont pas toujours très simples et que beaucoup de facteurs extrinsèques conditionnent sa vie.

Être partenaire du malade

Pour être partenaire du malade, il faut une solidité intérieure, une maturité psychologique. "Ma capacité de créer des relations qui facilitent la croissance de l'autre comme personne indépendante est à la mesure du développement que j'ai atteint moi-même".
(Carl Rogers)

L'esprit de partenariat se veut accompagnement et non « direction ». Nous verrons comment l'écoute active est une attitude et une technique qui permet au malade de croire en lui, et de se prendre en main pour régler ses problèmes avec son aidant.

Pourquoi éviter la sympathie ?

La sympathie, selon le Petit Robert, consiste en un « penchant instinctif qui porte deux personnes l'une vers l'autre ». Cette sympathie existe par exemple entre deux membres de la même famille, entre deux grands amis.

Une parente d'un malade disait : « // m'est difficile de l'aider ; je suis trop près de lui et je sens tout ce qu'il ressent ». Cette personne était submergée par les sentiments de celui qu'elle aimait.

Souvent le malade gardera le silence sur ce qu'il ressent, pour ne pas faire de peine à ceux qu'il aime. Il sera par contre plus ouvert et plus à l'aise pour se confier à une personne extérieure à la famille, qu'on peut appeler « aidant ». Il se sentira libre alors d'exprimer tout ce qu'il ressent parce que l'autre est partenaire dans cette relation et non un « intime ». Il s'est établi entre eux une relation empathique, faite de sentiments positifs d'accueil, de respect et même d'amitié.

L'empathie, peut-on dire, c'est comprendre le malade sans avoir pitié de lui. On peut aider le malade à supporter sa souffrance, par des attitudes d'écoute et de compréhension, sans avoir cette attitude de compassion excessive qu'indique le mot « sympathie ». La compréhension et l'aide n'impliquent pas obligatoirement la pitié.

L'aidant en tant que miroir du malade

Le miroir est ce qui réfléchit un objet ou une personne, qui capte une image et la met devant nos yeux. Le malade a besoin de se voir dans les yeux d'un autre, de voir confirmer ce qu'il soupçonne, de trouver la vérité sur son état. Il espère que l'aidant jouera ce rôle à son endroit.

Mais ce rôle est difficile. Ne sommes-nous pas influencés par nos expériences passées ? Si nous avons subi certains traitements qui nous ont traumatisés, ou si nous avons des peurs excessives, accepterons-nous facilement que le malade subisse ces mêmes traitements ? Par exemple une personne qui a un cancer et à qui on a prescrit des traitements de chimiothérapie. Ou encore si nous avons peur du sida, n'allons-nous pas projeter cette peur sur le malade ?


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http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/58/35/Le-malade-une-source-d-enrichissement-pour-les-autres.doc

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