samedi 26 décembre 2009

asp fondatrice accompagnement bénévole en soins palliatifs

 accompagnement bénévole en soins palliatifs
 
25 ans au service des malades et des familles

Créée en 1984, l’asp fondatrice est une association d’accompagnants bénévoles

formés et engagés au service des soins palliatifs.

Les soins palliatifs et l'accompagnement  fin de vie contribuent à préserver l

a dignité du malade jusqu'au bout. Dans cette attitude, ils s'opposent tant
à l'acharnement thérapeutique (obstination déraisonnable) qu'à l'euthanasie.

Les objectifs de l’asp fondatrice
Développer les soins palliatifs en milieu hospitalier
Favoriser les soins palliatifs à domicile
Sélectionner, former et encadrer les accompagnants bénévoles
Sensibiliser les pouvoirs publics et informer le public

 
 - Qu’est-ce qu’un accompagnant bénévole ?

Accompagner, c'est faire un bout de chemin avec l'autre, à son rythme, dans la même direction.
Quand le malade arrive en fin de vie, il entrevoit la séparation finale avec souvent, un sentiment d'angoisse et de grande solitude intérieure.
Qui pourra être là auprès de lui et de ses proches en ces instants, les écouter de longs moments exprimer leur peine, voire leur agressivité dans la souffrance trop lourde à porter ? Le médecin, les soignants, l'équipe paramédicale, tous à un moment ou un autre se pencheront vers eux, rempliront cette mission d'écoute fraternelle, mais en priorité, il leur incombe d'accomplir des tâches spécifiques.

Ce sera donc à l'accompagnant bénévole, par sa disponibilité, à les relayer dans la présence et dans l'écoute.

L'accompagnant bénévole n'est pas un professionnel de santé, pas un psychologue. En matière de soins, il est incompétent. L'accompagnant bénévole n'est pas un visiteur ni un ami, ou un parent, celui qu'on désirerait épargner. Il est simplement le témoin, le tiers solidaire.Restant dans l'anonymat en ce qui concerne sa situation familiale ou professionnelle, il se présente simplement par son prénom. 

Pour un partenariat efficace avec l'équipe soignante, l'accompagnant bénévole apprend lors des formations et des groupes de parole, le non-jugement, la confidentialité et l'écoute. L’asp fondatrice sélectionne, forme et encadre ses bénévoles qui, sous le sceau de la confidentialité, accompagnent des malades gravement menacés dans leur vie, ou en fin de vie ainsi que leur famille et leurs proches. Ils leur apportent présence et écoute. En janvier 2009, l’asp fondatrice compte, à Paris et en région parisienne, 35 équipes et 235 accompagnants bénévoles.
Aujourd’hui, pour répondre aux demandes des services hospitaliers ainsi que des réseaux et assurer le renouvellement de nos équipes, nous avons besoin de recruter plus de 80 accompagnants bénévoles chaque année.
Notre action et notre engagement vous touchent...
Ensemble, soutenons et accompagnons ceux qui souffrent  

- Comment devenir accompagnant bénévole ?
Du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures, Marie-Louise vous accueille au 01 53 42 31 33 pour répondre à vos questions concernant : 


l'engagement de l'accompagnant bénévole en soins palliatifs, les différentes étapes de la formation de l'accompagnant bénévole en soins palliatifs, l'envoi du dossier de candidature et des brochures d'information, les calendriers des entretiens préliminaires et des formations initiales théoriques et pratiques.


Pour devenir accompagnant bénévole en province, Merci de contacter Dorine  à l'UNASP au 01 53 42 31 39

Un peu plus loin, un peu plus haut par Ginette Reno et Celine Dion

Céline Dion et Ginette Reno chantent "Un peu plus haut un peu plus loin" sur les Plaines d'Abraham à Québec pour le 400e anniversaire de la ville de Québec.


Une grande dame de la chanson québécoise interprétant une chanson de son ami Jean-Pierre Ferland en duo avec Céline Dion, que dire de plus, Ginette Reno est une émotion pure, avec une voix qui  n'appartient qu'a elle. Elle est si prés et va si loin, comment ne pas nous toucher par de telles interpretations, chacune unique et pleine de tendresse. Un pur moment de bonheur


Ste officiel de Ginette Reno
: http://www.ginettereno.com/index.html


Celine Dion & Ginette Reno

Paroles: Jean-Pierre Ferland
Musique: Jean-Pierre Ferland
1969

Parole de chanson
"Un peu plus loin, un peu plus haut"


Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller un peu plus loin
Je veux voir comment c'est, là-haut
Garde mon bras et tiens ma main

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Laisse mon bras, mais tiens ma main
Je n'irai pas plus loin qu'il faut

Encore un pas, encore un saut
Une tempête et un ruisseau
Prends garde: j'ai laissé ta main
Attends-moi là-bas: je reviens

Encore un pas, un petit pas
Encore un saut et je suis là,
Là-haut, si je ne tombe pas...
Non! J'y suis! Je ne tombe pas!

C'est beau! C'est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C'est beau! C'est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne me vois pas

Un peu plus loin, un peu plus seul
Je n'veux pas être loin tout seul
Viens voir ici comme on est bien
Quand on est haut, oh! comme on est bien

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je n'peux plus te tenir la main
Dis-moi comment j'ai pu monter,
Comment r'descendre sans tomber

Un peu plus loin, un peu plus fort
Encore un saut! Essaye encore!
Je voudrais te tendre les bras;
Je suis trop haut, tu es trop bas

Encore un pas, un petit pas
Tu es trop loin! Je t'aime!
Adieu! Adieu! Je reviendrai
Si je redescends sans tomber

C'est beau! C'est beau!
Si tu voyais le monde au fond, là-bas
C'est beau! C'est beau!
La mer plus petite que soi
Mais tu ne la vois pas

Un peu plus haut, un peu plus loin
Je veux aller encore plus loin
Peut-être bien qu'un peu plus haut,
Je trouverai d'autres chemins

 

Association Albatros

Qu'est-ce qu'Albatros ?

ALBATROS : Groupe d’action et de recherche en soin palliatif a été crée en 1988  à Lyon, au moment d’une prise de conscience de la souffrance et de la solitude des personnes en fin de vie et de leurs proches.


ALBATROS : association de bénévoles  (loi 1901)  regroupe des membres venant d’horizons différents et se reconnaissant une sensibilité commune face à la souffrance physique, psychologique et spirituelle de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale

ALBATROS : une approche éthique et spirituelle, non confessionnelle de l’accompagnement des malades et des familles  dans l’esprit palliatif.
L’esprit palliatif, qui nourrit Albatros, reconnaît que la personne est unique et requiert une prise en charge adaptée. Il reconnaît aussi la mort comme une réalité inéluctable et un processus naturel.
            

ALBATROS : un lien de solidarité dans la cité
« Le devoir d’accompagnement a valeur de civilisation, de culture, de sociabilité. Il touche au principe même du vivre ensemble, du lien exprimé par des solidarités concrètes. Il engage l’ensemble de la société dans son exigence de non-abandon  » (extrait de la conférence de consensus sur l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leur famille – ANAESSFAP – janvier 2004)

ALBATROS s’inscrit directement dans cette démarche globale de refus de l’exclusion : il redonne au malade sa dimension sociale en tant qu’être unique, digne d’intérêt, quel que soit son état, dans le respect qui lui est dû.

Association Rivage

Association Rivage

Depuis 1990, les équipes de bénévoles sont intégrées directement à l'équipe de soins. Suite à la loi du 9 juin 1999 sur les soins palliatifs, le bénévolat s'est organisé en association: Rivage. Sous la forme juridique d'Association Loi 1901, Rivage est membre de la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP). Elle adhère ainsi à l'éthique de la SFAP, dont vous trouverez tous les détails dans la rubrique concernée. Le travail accomplit par Rivage lui a permis en 2001 d'être Lauréat du Grand Prix des Associations du Journal La Croix.


Ses activités

           * Accompagnement des malades en fin de vie et Soutien au Deuil, en 

Soins Palliatifs et Gériatrie, en  institution et à domicile
            * Formation initiale au Bénévolat
            * Formation permanente
            * Publications
            * Informations et Conférences
            * Gestion d'un centre de Documentation
            * Permanence d'accueil et téléphonique
            * Animation d'équipes de Bénévoles
            * Participation à des événements associatifs

Pour contactez l'Association Rivage :
Association Rivage 12-14, rue de Versailles
78000 Versailles
Tél.-répondeur: 01.39.07.30.58


Administration (les mardis et jeudis)
Tél.: 01.39.07.30.58 ou 06 21 46 08 03

Recrutement et formation
Marie Quinquis
Permanence téléphonique: 01.39.07.30.58
Mardi et jeudi de 14h à 16h (en dehors de ces horaires vous pouvez laisser un message)

Association Présence sur Pau et sa banlieue (64)

 L'association Présence est une association à but non lucratif créée en 1987 se proposant de promouvoir les soins palliatifs.

ORIGINE DE L'ASSOCIATION:

En 1988 Jean-Paul Busson, infirmier de la maison de retraite des Jésuites de retour du Canada et formé aux soins palliatifs, crée l'Association PRESENCE, en pose les fondements avec le docteur QUIERZY, généraliste à Lons. Avec l'aide d'autres soignants, ils forment les premiers accompagnants bénévoles, et participent au développement de la démarche palliative d’accompagnement en Béarn.

L'association PRESENCE est membre de la Société Française de Soins Palliatifs. Elle est en relation d'échanges avec d'autres associations régionales d'accompagnement et de soins palliatifs.

PRESENCE adhère aux principes généraux de la Charte des Soins Palliatifs. L'association est a-politique et non confessionnelle. Dans le respect de la dignité de la personne, l'association propose une présence et une qualité d'écoute.

ORGANISATION:

Notre association loi 1901 compte actuellement 40 adhérents sur Pau et sa banlieue.



Adresse du site : http://presencepau.perso.neuf.fr/index.html

Association Pierre Clément en Alsace (67)

 Buts et objectifs de l'association Pierre Clément 

  « Pierre Clément » est une association à vocation régionale (Alsace) dans le domaine des soins palliatifs et de l’accompagnement.

La maladie grave, qu’elle soit vécue à domicile ou en institution, est souvent pour le malade et son entourage une source d’angoisses, de questionnements et de doutes.
La fin de vie est une épreuve douloureuse. L’idée de la mort au même titre que la problématique des personnes âgées sont évacuées de notre société qui idéalise une conception du bien-être.

C’est ce qu’a compris Jeanne Andrée Munch (devenue ultérieurement Jeanne Andrée Chausson), infirmière et fondatrice de l’association il y a 20 ans, à la suite de sa rencontre avec un jeune patient en fin de vie.

C’est ce que tentent de soulager tous les jours les bénévoles d’accompagnement de l’association


NOTRE VOCATION SPECIFIQUE EST L’ACCOMPAGNEMENT.
 
Nos objectifs sont inchangés depuis 1987.

  • Etre présent auprès de personnes en fin de vie et de leurs familles. Les accompagner dans leurs souffrances morales, psychologiques et spirituelles. Aider à assumer la perte de l’être cher.
  • Former des bénévoles d’accompagnement et toute personne en contact avec les grands malades et les personnes âgées. Assurer une formation de qualité dispensée par des professionnels en conformité avec les recommandations du Ministère de la Santé.


Mettre en place toutes les structures, fixes ou mobiles de soins palliatifs et d’accompagnement ou la participation à la réalisation d’autres projets ayant le même but.

Faire connaître et développer les Soins Palliatifs et la démarche d’accompagnement.

Faire changer notre regard sur la fin de vie.

L’association PIERRE CLEMENT adhère aux principes et aux objectifs des Soins Palliatifs tels qu’ils ont été définis par la Société Française de Soins Palliatifs et d’Accompagnement (S.F.A.P.) le 4 avril 1992, modifiés en C.A. du 22 mars 1996 et ratifiés par l’A.G. du 4 mai 1996 à Toulouse.

« Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

Les soins palliatifs et l’accompagnement considèrent le malade comme un vivant et sa mort comme un processus naturel. Ceux qui les dispensent cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s’efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s’emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués » .


ASSOCIATION PIERRE CLEMENT
4, rue Wencker - B.P. 362 - 67000 Strasbourg
Tel  : 03 88 35 18 81
Fax : 03 88 35 78 15

Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi sauf jours fériés
De 8 à 12 heures et de 14 à 17 heures

Contacts : Thierry Praud - Par email : ass.pclement@free.fr

Fédération européenne « Vivre son deuil »

La Fédération européenne "vivre son deuil" 
est née au mois de juin 2001 afin de coordonner les activités des différentes associations Vivre son Deuil existant actuellement en Belgique, en France et en Suisse dans le même esprit et les valeurs inscrites dans la charte, ainsi que de celles des associations en voie de constitution et qui se formeront par la suite.

Les deux principes fondamentaux de Vivre son Deuil sont le bénévolat et le travail en équipe et en réseau interassociatif.

Principaux buts de la Fédération

• soutenir les activités des différentes associations en favorisant l'échange des informations,
• coordonner le soutien et l'aide aux personnes en deuil,
• proposer des formations innovantes,
• organiser des rencontres : journées fédérales, colloques, séminaires, congrès,
• réaliser des publications nationales et internationales,
• stimuler la recherche dans le domaine du deuil,
• assurer le contact avec les sponsors susceptibles d'aider l'ensemble des associations
• représenter les associations auprès des différents organismes publics et privés.


mardi 1 décembre 2009

Forum TFE : Accompagnement d'un patient en fin de vie

Publié sur Infirmier.com par wyllette

Force est de reconnaître que notre société a désappris ce qu’est le mourir. En effet, le lieu de la mort s’est déplacé du domicile, où le malade décédait entouré des siens, vers les institutions (hôpitaux, maisons de retraite…) où l’on a médicalisé la mort. L’expérience des générations précédentes, le bon sens acquis de la familiarité avec la fin de la vie ont peu à peu disparu. On se tourne vers les professionnels pour mourir.

On exige d’eux compétences, chaleur humaine, soutien et efficacité. Il leur revient donc d’avoir des attitudes et des pratiques appropriées

Qu’il soit redouté, attendu ou souhaité comme une délivrance, le moment de la mort de l’autre est souvent vécu comme une épreuve par ceux qui y assistent. Une épreuve qui suscite des sentiments de peur et d’angoisse.


Lire la suite très bien documenté en cliquant

jeudi 26 novembre 2009

Résultat du vote sur la proposition de loi sur l'euthanasie

Proposition de loi de M. Jean-Marc AYRAULT et plusieurs de ses collègues (120 députés) relative au droit de finir sa vie dans la dignité, n° 1960 rectifié, déposée le 7 octobre 2009 et voté le 24 novembre 2010

La présente proposition de loi a pour objet de reconnaître et d'aménager le droit, pour tout un chacun, d'accéder à une mort digne.


Droit de finir sa vie dans la dignité


Suite de la discussion d’une proposition de loi

M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote et le vote, par scrutin public, sur la proposition de loi de M. Jean-Marc Ayrault et plusieurs de ses collègues, relative au droit de finir sa vie dans la dignité (nos 1960 rectifié, 2065).

Explications de vote

M. le président. Dans les explications de vote, la parole est à M. Laurent Fabius, pour le groupe SRC.

M. Laurent Fabius. Monsieur le président, madame la ministre de la santé, mes chers collègues, l’article 1er de la proposition de loi que nous vous soumettons dispose : « Toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier, dans les conditions strictes prévues au présent titre, d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité ». Les huit autres articles de ce texte précisent les conditions et les contrôles juridiques et médicaux rigoureux prévus pour l’exercice de ce droit.

Jeudi dernier, nos échanges, en général de haute tenue, ont montré qu’il n’existe pas de contradiction entre ce nouveau droit et le développement des soins palliatifs. Ceux-ci jouent un rôle essentiel : ils sont pratiqués par des soignants au dévouement admirable, et ils doivent être encouragés. Cet aspect est expressément précisé dans la proposition de loi ; il s’applique dans les pays voisins où le nouveau droit s’exerce.

Un débat s’est engagé sur la notion de dignité. Certains redoutent qu’ouvrir le choix de « mourir dans la dignité » aux malades atteints d’affections graves et incurables n’implique qu’on juge contraire à cette dignité la vie elle-même, ou la fin de vie des malades qui n’ont pas recours à ce choix. Tel n’est ni l’objet de ce texte ni son effet, car il place la personne humaine au centre de toute décision, ce qui constitue un puissant élément de dignité. Il la rend juge de décider si ses souffrances sont telles qu’elle puisse demander, dans des conditions très strictes, une aide médicale active à finir sa vie. Cette liberté ne porte atteinte à aucune autre, et le choix proposé pour soi-même ne constitue en rien un jugement de valeur sur la vie d’autrui.

C’est pourquoi l’ouverture de ce droit a reçu et reçoit le soutien de millions de femmes et d’hommes, quelles que soient leurs convictions philosophiques, religieuses ou politiques. C’est aussi la raison pour laquelle des femmes et des hommes, anonymes ou connus, ont affronté courageusement, avec leurs familles et leurs soignants, des souffrances déchirantes et des interdits, avec l’espoir qu’ils ne seraient pas « morts pour rien ». Aujourd’hui, parmi nous, beaucoup pensent à eux.

L’essentiel du débat est bien là. Chaque année en France, plus d’un millier de malades se retrouvent dans la situation extrême qu’envisage notre proposition de loi. Certes, d’importants progrès ont été réalisés : les traitements anti-douleurs, les soins palliatifs et l’arrêt de l’acharnement thérapeutique, autorisé par la loi de 2005, apportent des solutions dans de nombreux cas. Néanmoins il demeure, je le répète, plus d’un millier de personnes sans solution de cette nature, soit parce que leurs douleurs physiques ne peuvent pas être atténuées, soit parce que leur souffrance psychique ne peut pas être levée, sauf à les plonger dans un coma irrémédiable.

Que se passe-t-il alors ? Une petite partie de ces malades, ceux qui en ont les moyens financiers, trouve à l’étranger une solution qui est alors légale. Les autres dépendent de la décision prise par les soignants de tel ou tel établissement, décision qui intervient souvent en dehors de tout cadre légal. Dans ce cas, les souffrances sont abrégées sans que le malade lui-même, sa famille ni, a fortiori, un collège de médecins ne se soit prononcé. On prétend calmer la douleur, mais, en fait, on administre des doses de sédatif que l’on sait mortelles.

Le débat réel réside donc exactement dans cette alternative : ou bien, nous continuons, comme aujourd’hui, d’accepter hypocritement que de nombreuses euthanasies soient pratiquées sans règles ni contrôle, ou bien nous décidons d’ouvrir le choix d’une fin de vie encadrée par des règles précises constituant une protection tant pour le malade que pour le médecin qui agira désormais, ou qui refusera d’agir – car ce sera son droit –, dans un cadre strict.

Il ne s’agit donc pas de choisir entre une situation aujourd’hui satisfaisante et une législation dangereuse pour demain, mais entre une situation confuse et dangereuse aujourd’hui et l’adoption, pour l’avenir, de règles protectrices de la liberté et de la dignité.

Mes chers collègues, un jour viendra, j’en suis certain, où, dans notre société laïque qui conforte ses principes à travers la loi, les trois piliers de la devise républicaine seront mieux respectés, du début de la vie jusqu’à son terme.

Avec cette proposition de loi, nous proposons davantage de fraternité face à la fin de vie, en permettant à ceux qui souffrent « mille morts » – et les mots ont un sens – d’obtenir qu’il y soit mis fin. Nous proposons davantage d’égalité, car nous pensons qu’il est choquant et injuste que la fin de vie dépende du degré de fortune et de relations de chacun, voire du hasard des pratiques hospitalières. Enfin, nous proposons davantage de liberté grâce à une nouvelle avancée du droit. Nous vous proposons, par votre vote, de traduire ce droit dans la loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur de nombreux bancs du groupe GDR.)

Mme Henriette Martinez. Très bien !

M. le président. La parole est à M. François de Rugy, pour le groupe GDR.

M. François de Rugy. Au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, je veux saluer l’initiative de nos collègues du groupe socialiste, et notamment le très fort engagement personnel de Manuel Valls et de Laurent Fabius sur le sujet difficile de la fin de vie.

Les députés Verts, Noël Mamère, Yves Cochet, Martine Billard et moi-même, ont d’ailleurs déposé une proposition de loi allant, à peu de choses près, dans le même sens que le texte défendu par le groupe SRC. Nos chemins se sont de même croisés à plusieurs reprises lors de travaux communs avec les associations, les intellectuels ou les médecins.

Sur la forme, nous regrettons que la majorité et le Gouvernement – représenté par Mme Bachelot –, aient choisi de fuir ce débat, voire aient tenté de l’escamoter par une manœuvre de procédure en reportant le vote sur les articles et les amendements, ce qui revient, pour nous, à vider de tout contenu le droit de l’opposition et, plus largement, celui du Parlement, en matière d’initiative législative.


Si nous croyons tous au rôle législatif du Parlement – tout de même l’une des missions centrales de l’Assemblée nationale ! –, voilà bien un sujet sur lequel cette dernière s’honorerait de légiférer ; telle est en tout cas notre conviction.

Sur le fond, même si c’est difficile, je souhaite expliquer en quelques mots pourquoi les députés Verts apportent leur soutien à ce texte et pourquoi ils souhaitent le voir adopter par l’Assemblée. En effet, ce n’est pas l’affaire de la majorité ou de l’opposition ; ce n’est pas l’affaire d’un camp politique ou d’un autre, mais il est tout à fait légitime que des opinions différentes s’expriment au sein de chaque groupe. Le nôtre n’échappe d’ailleurs pas à la règle, certains pouvant se montrer partagés sur le sujet qui nous occupe, à l’image des opinions en France.

Toutefois n’est-ce pas une bonne chose que de réussir à dégager une majorité d’idées sur un tel sujet ? La fin de vie ne relève-t-elle pas de la liberté individuelle ? Il ne s’agit pas, comme sur d’autres sujets, d’imposer un modèle contre un autre, mais de prévoir une liberté de choix individuelle. Il ne saurait être question d’opposer cette procédure aux soins palliatifs, comme certains l’ont malheureusement fait parfois au cours du débat.

La loi Leonetti n’a été qu’un tout petit pas en avant ; en l’état, elle ne règle rien et il ne suffira pas de la faire mieux connaître pour que les problèmes soulevés soient réglés. Elle peut même conduire, reconnaissons-le, à des situations dramatiques – je le tiens de discussions avec des médecins – où l’on fait mourir de faim et de soif des personnes auxquelles on aurait décidé de ne plus administrer de traitement médical.

Pour éviter les dérives, il faut évidemment s’entourer de toutes les précautions, comme à chaque fois que l’on veut rendre total l’exercice d’une liberté. La proposition de nos collègues socialistes prévoit à cet égard le maximum de garanties en instaurant un avis médical collégial. Lorsqu’il s’agit de la fin de vie, les décisions ne peuvent être prises dans un face à face entre un médecin et un malade ni même seulement avec ses proches qui n’ont pas de droit particulier sur la vie de l’un des leurs. Cela ne relève pas de la conscience du seul médecin.

En la matière aussi, pour en avoir discuté avec de nombreux professionnels médicaux, j’irai plus loin : je crois qu’il faut libérer les médecins du trop lourd fardeau de cette responsabilité. Contrairement à ce qu’un de nos collègues a soutenu, ce n’est pas se positionner contre le progrès médical mais, au contraire, aller dans le sens des progrès de la médecine, progrès constants qui nous conduisent à nous poser la question de la fin de vie, qui nous invitent à faire évoluer la législation. C’est le rôle du Parlement de modifier la législation en fonction de ce qui se passe dans la société.

C’est pourquoi les députés Verts voteront en faveur de cette proposition, tout comme une grande partie des députés communistes et républicains et du parti de gauche, alors que d’autres voteront contre. (Applaudissements sur divers bancs du groupe GDR et sur de nombreux bancs du groupe SRC.)

M. le président. Sur le vote de l’ensemble de la proposition de loi, je suis saisi par le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche d’une demande de scrutin public.


Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

La parole est à Mme Colette Le Moal, pour le groupe Nouveau Centre.

Mme Colette Le Moal. Monsieur le président, madame la ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous avons eu un riche débat, bien qu’écourté, lors de l’examen, jeudi dernier, du texte relatif au droit de finir sa vie dans la dignité, proposé par nos collègues socialistes et aujourd’hui soumis à notre vote.

Il est certain que, de nos jours, la peur de la dépendance et de la déchéance, corollaire de l’allongement de la durée de la vie, s’ajoute à la peur ancestrale de la mort et de la souffrance qui souvent l’accompagne. C’est à partir de cette constatation que le texte qui nous est soumis autoriserait toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, à demander une aide active pour mourir afin d’éviter de subir une souffrance physique ou psychique jugée insupportable et afin de pouvoir mourir dans la dignité.

Il s’agit de légaliser l’euthanasie, transformant ainsi le droit de mourir qui relève de la liberté individuelle en droit à mourir satisfait par un tiers – qu’il s’agisse d’un médecin ou d’une commission ad hoc – qui engage sa responsabilité propre. C’est un tout autre droit. Cette proposition rompt par conséquent avec la loi en vigueur votée en 2005 à l’unanimité, il faut le rappeler, après un long travail de concertation et d’échanges.

La loi Leonetti a mis un terme à l’acharnement thérapeutique, aux traitements poursuivis par une « obstination déraisonnable ». En instaurant un droit au laisser mourir, elle a permis de mettre un terme au maintien artificiel de la vie.

Nous considérons que l’intention de traiter la souffrance ne peut pas se confondre avec celle de faire mourir ou d’aider à mourir. En effet, il existe ce qu’on appelle la théorie du double effet, qu’il convient de valoriser davantage : un acte bon – le soulagement du patient lorsqu’il est informé de la démarche – peut entraîner un effet mauvais non voulu : la mort.

Dans la seconde partie de la loi Leonetti, la souffrance du mourant est prise en compte par l’organisation des soins palliatifs, poursuivis jusqu’au terme de la vie, au-delà de l’interruption du traitement lorsqu’elle a été demandée par la personne concernée. Il s’agit d’un accompagnement humain du patient et de sa famille.

Cette loi représente une avancée considérable mais, cinq ans après son adoption, il est très regrettable qu’elle soit encore si mal connue non seulement des patients et de leurs familles, mais également du monde soignant.

De plus, cette loi est mal appliquée, sûrement parce que mal connue, mais plus encore par manque de moyens financiers. Pour combler le déficit criant d’unités de soins palliatifs, la mise en œuvre du plan de développement des soins palliatifs 2008-2012 devra être très volontariste. Que dire également de l’insuffisance de la formation des personnels en soins palliatifs – ce qui ne remet pas en cause leur dévouement ? Leur formation doit impérativement être améliorée et valorisée.

Aussi, avant de débattre de la légalisation de l’euthanasie, comme le propose le présent texte, la loi en vigueur doit-elle être appliquée pour donner toute sa mesure.

Les sondages d’opinion démontreraient l’urgence du texte soumis à notre examen. Ses auteurs parlent d’une majorité de Français favorables à l’aide active à mourir. Cependant comment est évaluée cette demande ? Qui l’exprime : les mourants ou leurs familles et amis épuisés par leur accompagnement ? Quelle étude fiable permet de juger la situation ? Peut-on se contenter de sondages pour appuyer une réflexion sur un sujet aussi sensible ?

D’autres imprécisions entourent l’expression même de « droit de finir sa vie dans la dignité » qu’on peut entendre ainsi : « l’euthanasie pour rester digne ». Cela semble présupposer que l’homme qui souffre est devenu indigne ! D’où la nécessité de mener un débat sur la dignité humaine avant de lier ces deux mots : euthanasie et dignité.

De plus, on introduit la souffrance psychique dans le dispositif, laquelle ne peut être apaisée. On aborde là, en effet, un domaine bien mal connu du législateur et de l’opinion publique.

Pour toutes ces raisons, il y a matière à poursuivre la réflexion sur la fin de vie en prenant en compte l’évolution de la société et celle de la recherche médicale, et même en élargissant la question : qu’est-ce que l’acharnement thérapeutique au moment de la naissance ou avant dix-huit ans ?

Vous aurez compris, mes chers collègues, que le groupe Nouveau Centre privilégie l’application optimale de la loi en vigueur, son approfondissement, son éventuelle évolution et, par conséquent, ne votera pas le texte. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe NC et sur divers bancs du groupe UMP.)

M. le président. La parole est à M. Jean Leonetti, pour le groupe UMP.

M. Jean Leonetti. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, une partie du groupe socialiste a déposé une proposition de loi sur laquelle nous devons nous déterminer. Le débat a eu lieu ; il a été riche et a montré la diversité des opinions des membres de cette assemblée, opinions qui ne recouvraient pas les clivages partisans ou l’opposition entre croyants et non-croyants.

M. Maxime Gremetz. C’est la politique de la main tendue ?

M. Jean Leonetti. Nous nous sommes plutôt déterminés en fonction de l’expérience que nous avons tous d’une agonie que nous ne voudrions pas vivre nous-mêmes.

Nous respecterons, bien entendu, la liberté, la détermination, les convictions de chacun, mais je conteste une grande partie de l’argumentaire du rapporteur.

Il a d’abord soutenu que le présent texte constituait une étape législative supplémentaire qui viendrait compléter les lois de 2002 et de 2005. Ce n’est pas le cas. Le présent texte représente en fait une rupture avec le droit existant, rupture qui relève du code pénal et non pas du code de la santé publique. En effet, le texte crée un droit à mourir dans des conditions particulières et, partant, ne complète pas les lois en vigueur mais les annule.

D’après le rapporteur, il s’agirait de clarifier le droit pour ne pas laisser le juge décider à la place du législateur. Mon argument est simple ; c’est le même que celui de Robert Badinter selon qui « une loi de ce type serait plus source de contentieux et de difficultés que d’apaisement ».

Ensuite, l’euthanasie serait compatible avec les soins palliatifs et la démarche, la philosophie qu’ils impliquent. Or l’euthanasie n’est pas un acte médical. Le droit à la mort n’est pas un acte médical.

M. François Rochebloine. Très juste !

M. Jean Leonetti. Vous proposez, assez maladroitement d’ailleurs, de former les médecins à l’acte euthanasique, ce qui prouve bien qu’on se situe en dehors du champ couvert par la prise de soin.

Puisque vous posez le problème des soins palliatifs, interrogeons la société française de soins palliatifs. Elle est unanime pour considérer que ceux qui pratiquent les soins palliatifs ne peuvent pas pratiquer l’euthanasie puisqu’il s’agit de pratiques complètement contradictoires. (Applaudissements sur de nombreux bancs des groupes UMP et NC.)

Enfin, monsieur le rapporteur, vous avez développé l’idée qu’il s’agissait d’un droit nouveau, alors que cette démarche, si vous réfléchissez bien, est contraire à nos droits fondamentaux.

Emmanuel Hirsch, directeur de l’espace éthique de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, rappelait que « la fonction régalienne de l’État consiste à protéger les plus vulnérables ».

M. Maxime Gremetz. Encore faudrait-il qu’il le fasse vraiment !

M. Jean Leonetti. Or ce texte induit un changement de repère de la société. La dignité est définie par la Déclaration universelle des droits de l’homme comme un droit universel.

M. Maxime Gremetz. Le droit de souffrir, a fortiori quand on est pauvre !

M. Jean Leonetti. Vous en donnez pour votre part une définition individuelle, mais la dignité, monsieur Valls, se lit dans le regard des autres. La dignité, ainsi que Mme Bachelot l’a dit, ne décline pas avec nos forces.

On soutient que la France accuserait un retard par rapport aux pays étrangers. Permettez-moi de vous rappeler que le comité des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies vient de condamner les Pays-Bas, faisant part de sa préoccupation vis-à-vis de l’étendue de l’euthanasie, de l’aide au suicide au sein du royaume, pratiques que vous érigiez en modèle pour notre système républicain.

Le comité réitère ses recommandations antérieures et demande le réexamen de la législation hollandaise à la lumière de la reconnaissance du droit à la vie consacré dans tous les pactes des droits de l’homme.

M. Maxime Gremetz. Il faut revoir la législation, non l’annuler !

M. Jean Leonetti. Bien que cette loi de 2005 ait été votée à l’unanimité – si ce n’est pas une qualité exceptionnelle, ce n’est pas non plus un défaut irrémédiable – peut-être pouvons-nous continuer, comme nous l’avons fait avec MM. Michel Vaxès,  Gaëtan Gorce et  Olivier Jardé, à l’évaluer, éventuellement à la faire évoluer, comme nous l’avons proposé et comme le Conseil d’État le fait actuellement.

Le comité consultatif national d'éthique, par la voix d'Alain Grimfeld, a affirmé qu' « il serait déraisonnable de voter une autre loi » que celle de 2005.

Pour toutes ces raisons, mes chers collègues, je vous demande de repousser la proposition de loi de M. Valls et de ses collègues. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur de nombreux bancs du groupe NC.)
Vote sur l’ensemble

M. le président. Mes chers collègues, à la demande du Gouvernement et en application de l’article 44 alinéa 3 de la Constitution, je mets aux voix par un seul vote les articles 1er à 9, ainsi que l’ensemble de la proposition de loi, à l’exclusion de tout amendement.


(Il est procédé au scrutin.)

M. le président. Voici le résultat du scrutin :

Nombre de votants 545

Nombre de suffrages exprimés 528

Majorité absolue 265


            Pour l’adoption 202

            Contre 326


L’Assemblée n'a pas adopté.

lundi 23 novembre 2009

Proposition de loi relative au droit de bénéficier d'une euthanasie

Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée
par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale.

La présente proposition de loi a pour objet de reconnaître et d'aménager le droit, pour tout un chacun, d'accéder à une mort digne.
Elle sera discutée le 19 novembre prochain.

Proposition de loi de M. Jean-Marc AYRAULT et plusieurs de ses collègues relative au droit de finir sa vie dans la dignité, n° 1960 rectifié, déposée le 7 octobre 2009
et renvoyée à la commission des affaires sociales.

Cette proposition sera votée le 24 novembre.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/euthanasie.asp



Le droit de mourir dans la dignité est-il un droit ?

 

Cela fait des années que le thème du droit de mourir dans la dignité est abordé et sujet à débats. En France, l'euthanasie (assistance à mourir) active est interdite.

Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l'euthanasie.

Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.

Une pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le plus de signatures possibles.

Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des
droits des personnes en fin de vie
---------------------------
Les 10 points-clés du débat sur l’euthanasie 
Téléchargez, diffusez et faites connaître ce dépliant sur la charte
des droits des personnes en fin de vie.
-------------------
Alliance pour les Droits de la Vie - www.adv.org

  Site de la campagne : www.fautpaspousser.com

 



Plus d’infos sur les droits des patients ici :


NB/ Il ne s'agit pas pour l'auteur de ce site ni de cautionner ni de s'élever contre un texte mais simplement d'informer de toute possible évolution dans le domaine du droit de la santé. 


mardi 3 novembre 2009

La souffrance au travail : Les soignants face au burn-out

  La souffrance au travail : Les soignants face au burn-out de Alexandre Manoukian (Aut

eur) Editeur : Editions Lamarre (7 septembre 2009) Collection : Soigner et accompagner

Syndrome d'épuisement émotionnel, burn-out, suicide au travail... Nous entendons de plus en pl

us parler de souffrance au travail. Cet ouvrage aborde ce thème difficile dans le cadre singulier du milieu des soign ants. La souffrance au travail est envisagée sous tous ses aspects : définitions des notions couvertes par le concept ; conséquences de l'épuisement tant pour le soignant que pour les patients ou pour l'institution ; facteurs intervenants dans le burn-out ; ressources individuelles et institutionnelles pour en prévenir l'avènement. Outil de réflexion et d'analyse, ce livre est aussi concret : vous y trouverez des conseils simples à mettre en oeuvre pour vous préserver de la souffrance au travail. Un auto-diagnostic vous permettra de savoir où vous vous situez et à quel point il vous faut faire attention. Destiné aux infirmières, aides-soignantes, aides médico-psychologiques, auxiliaires de vie, personnels encadrant, cet ouvrage permettra à chacun de s'interroger sur sa pratique et le fonctionnement de son service en vue d'une meilleure gestion de son quotidien.

La fin de vie face au droit
/ LELIEVRE, Nathalie, éditions heures de France, coll. "Guides d’exercice professionnel des établissements", 2009
Documenté par des témoignages recueillis auprès d’acteurs de terrain, cet ouvrage apporte une analyse pratique des textes en vigueur et répond aux questions des professionnels de santé confrontés aux situations de fin de vie. L’auteur mène également une réflexion sur le sens et la portée des textes actuels.

Sur le chagrin et sur le deuil - Trouver un sens à sa peine à travers les cinq étap
es du deuil / KÜBLER-ROSS, Elisabeth et KESSLER David, éditions JC Lattès, octobre 2009
" Il n’y a pas de moment ni de façon idéale de vivre son chagrin. Ce livre vous permettra seulement de vous familiariser avec les différents aspects du deuil ; il ne vise en aucun cas à se substituer à l’aide d’un professionnel, parfois nécessaire. Nous espérons qu’il deviendra pour vous un phare, qu’il vous apportera lumière, espoir et réconfort dans cette épreuve la plus difficile de la vie, que nous rencontrerons tous. " Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler

Comment se dire adieu... - Rupture, séparation et deuil / POLETTI, Rosette et DOBBS, Barbara, éditions Jouvence, octobre 2009
L’expérience du changement brutal, de la perte, de la rupture, de la séparation, du deuil est une expérience intense et douloureuse qui affecte tant au plan physique qu’émotionnel, mental et spirituel. Que dire à une personne qui traverse cette épreuve ? Comment trouver les mots justes qui lui feront entrevoir l’espoir au-delà du chagrin ? Comment soulager sa propre peine ? Ce livre tente d’apporter des réponses à ces questions.


Je visite un malade / de VILLENEUVE, Sophie, éditions Bayard, coll. "Les guides croire",

octobre 2009
Ce livret s’adresse à tous ceux qui ont un proche malade ou qui rendent visite à des malades, qu’ils soient à l’hôpital ou à la maison. Ils y trouveront des conseils pour réussir la visite, apporter du réconfort, savoir parler en vérité, apporter la communion à la personne malade ou l’aider à préparer le sacrement des malades, ainsi que des propositions pour prier ensemble.

Le soin en perspective - Au cœur d’un humanisme humanisant / HONORE, Bernard et HESBEEN, Walter (préfacier), éditeur Séli Arslan, coll. "Perspectives soignantes", septembre 2009
A partir d’articles parus dans la revue "Perspective soignante", l’auteur met en relief des questions soulevées par la mise en perspective du soin : l’appel à une éthique soignante, les modalités de la coopération dans les pratiques soignantes, l’épreuve du vieillissement et de la fin de vie, la formation au soin.
Pour l’auteur, soigner prend le sens de laisser émerger chez l’autre son humanité quels que soient son état et la situation dans laquelle il se trouve.

Les funérailles aujourd’hui : aspirations des familles, propositions de l’Eglise / PIAN, Christian et VILLEMEMIN, Laurent, éditions de l’atelier, septembre 2009
S’appuyant sur des recherches inédites et récentes, cet ouvrage dresse tout d’abord un état des lieux chiffré et qualitatif des pratiques funéraires et de leurs évolutions. Puis, il propose un éclairage psychologique, une réflexion sur l’identité et la mission de l’Eglise, ainsi qu’un questionnement sur les enjeux éthiques de la célébration des funérailles.

lundi 19 octobre 2009

Interview de William Rejault Invité chez Thierry Ardisson, sur Canal +

Auteur de
"Maman, est-ce que ta chambre te plaît ?
Survivre en maison de retraite"


William Rejault était l'invité de "Salut les Terrriens" chez Thierry Ardisson le samedi 17 octobre 2009. Témoignage très fort. C'est cru, c'est dur à entendre, mais indispensable à écouter.

Cliquer sur la caméra pour voir la vidéo :
ou :
http://william.rejault.free.fr/modules/news/index.php?storytopic=7 

En France, la maltraitance est devenue le quotidien de bon nombre d’institutions pour personnes âgées. Manque d’effectifs, manque de moyens, les raisons sont innombrables, mais elles nous ramènent toutes à une seule question : quelle place réserve-t-on à la vieillesse dans notre société et dans nos propres vies ?

Que va-t-on faire de vous, qui allez vivre bien plus longtemps que vos parents, que vos grands-parents ? Un enfant sur deux né en 2009 finira centenaire. Vivre vieux, oui, mais à quel prix ?

Biographie de l'auteur :

William Réjault est infirmier, bloggeur et auteur de La Chambre d'Albert Camus et autres nouvelles (Privé, 2006), qu'il a signé sous le pseudonyme Ron l'Infirmier.

Site de William Rejault : http://william.rejault.free.fr/modules/news/

L’ancien blog peut être consulté à l’adresse suivante : http://ron.infirmier.free.fr 

Bibliographie de l'auteur :

Maman, est-ce que ta chambre te plaît ? Survivre en maison de retraite  William Rejault livre, un témoignage humain et fort précis du quotidien dans une maison de retraite. Tendre, drôle parfois mais souvent glaçant, le témoignage pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. L’avenir des vieux (le nôtre) n’est pas tout rose…Que va-t-on faire de nos concitoyens qui vieillissent, comment assurer leur survie dans des institutions en manque d'effectifs et de moyens? Lire l'interview sur Le Post  

Quel beau métier vous faites ! de William Rejault
Lire l'article sur espace infirmier.com 

La chambre d'Albert Camus : Et autres nouvelles de William Rejault
Une jeune enfant courageuse partie avant l'heure, la toilette quotidienne d'une star en fin de vie, un couple de personnes âgées, tendre et touchant, la maltraitance en maison de retraite... Voici ce que vous découvrirez dans le quotidien de Ron l'infirmier : la vie. Dans un style vif et poignant, William Réjault nous offre un concentré de ce que la nature humaine fait de mieux... et de pire.
La chambre d'Albert Camus a été primée par le jury de la Forêt des livres 2007.



ALMA FRANCE - Allô Maltraitance des Personnes Agées et/ou des Personnes Handicapées

 

vendredi 16 octobre 2009

Blog d’une jeune infirmière en geriatrie : Ma vie en blanc


15 août, 2009 par douma1

  - Le toucher.
C'est un de nos cinq sens. Chacun de ces sens sont en général à notre disposition 
pour découvrir le monde et y prendre du plaisir. Le toucher est en général agréable. Seulement aujourd'hui, j'ai eu la preuve du contraire.

Toucher un corps est en général agréable, c'est un échange entre deux êtres. Deux corps qui se rencontrent. On peut ressentir tellement de choses agréables par le toucher. Mais là ce matin, mes mains ont touchés son corps. Son corps si maigre, son corps avec si peu de chair. Le simple effleurage de mes doigts sur sa peau ont été terrible. Chaque os ressentis. Sentir les os recouvert quasiment que d'une simple couche de peau. Ne plus savoir comment tourner la personne tellement il n'y a pas d'”accroche”. Avoir peur de casser la personne.


  - La fin de vie peut être difficile à vivre.
Comment un coeur peut-il battre encore sans plus le nourir ni l'hydrater ?

La personne qui est en train de mourir peut passer une fin de vie terrible. Les personnes qui l'entourent tout autant. Le toucher est difficile, le voir l'est aussi, l'entendre l'est tout autant, et sentir la mort l'est également. Tout les sens sont mis à rude épreuves.
Pour nous soignants, la vue de certains corps si maigres, nous semblent parfois difficile. Le corps commence à disparaitre alors que la vie est toujours là. Alors comment pour des proches est- il possible de le supporter ? Comment supporter de voir ce corps si fragile sans pouvoir lui venir en aide ? Comment supporter de voir disparaitre des traits du visage, un regard ? Comment supporter d'entendre quelques gémissements ? Comment supporter certaines odeurs ? L'accompagnement d'un proche vers la mort est une étape très difficile parfois.
  - Bien sur toutes les morts ne sont pas comme ca. Certaines sont douces, brèves et sans difficulté particulière…Et heureusement certains traitements sont là pour adoucir la fin de vie.

Vous pouvez retrouver ce journal qui essaiera de vous faire partager un peu de sa vie en blanc…  en cliquant sur le lien : Ma vie en blanc

dimanche 11 octobre 2009

Revue de presse : La maltraitance des personnes agées en institution

LA MALTRAITANCE
( Information présentée  par le Docteur BROSSARD)
Sur 61 millions de personnes en France
12 millions sont des personnes âgées
5% de ces personnes sont maltraitées soit 600 000 personnes
Cela concerne 20% des familles !

Voir site : http://www.lombriere.fr/la_maltraitance.htm



Alerte Google Actualités : la maltraitance des personnes agées

Des personnes âgées maltraitées dans une maison de retraite de Bayonne
nouvelobs.com
... en examen mercredi pour des actes de maltraitance présumés sur des personnes âgées résidant dans son établissement, "Les Colombes", qui a été fermé. ...
Le Point
Maltraitance en maison de retraite - "Les personnes âgées ne sont ...
Le Point
Dans des structures plus importantes comme les EPAD (établissements d'hébergement des personnes âgées...
Afficher tous les articles sur ce sujet
dépendantes), lorsque vous avez du personnel,
« Il faut ouvrir les portes des maisons de retraite »
Sud Ouest
Manière positive d'aborder la prévention contre la maltraitance des personnes âgées. Évidemment, les Assises départementales de la bientraitance qui se ...
AFP
Maltraitance de retraités à Bayonne: une association se porte ...
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BAYONNE — Une association d'assistance aux personnes âgées a annoncé jeudi son intention de se porter partie civile après la découverte de cas de ...
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Maisons de retraite: un résident paye de sa poche en moyenne 2.200 ...
AFP
... pour personnes âgées dépendantes) pèsent sur les personnes âgées, parfois au risque d'une insuffisante prise en charge, voire d'une maltraitance", ...
Le Point
"Les personnes âgées ne sont pas abandonnées en France"
Le Point
... de cas de maltraitance dans une maison de retraite de Bayonne relance le débat autour du contrôle des établissements d'hébergement des personnes âgées. ...
L'Express
"Un tel degré de maltraitance, c'est complètement fou..."
L'Express
Les EHPAD, établissements pour personnes âgées dépendantes, et les EHPA, établissements pour personnes âgées. Les premières sont conventionnées ...
Laurence Ferrari : “ Je n'ai rien lâché ”
Site internet de La Nouvelle République du Centre Ouest
On a traité l'affaire des maisons de retraite et de la maltraitance des personnes âgées, je crois que c'est aussi important et c'était ça l'ouverture du ...
Nora BERRA invitée aux Nations Unies à l'occasion du 10ème ...
Capgeris
... du comité des ONG aux Nations Unies consacrée à la défense des droits des personnes âgées et à l'objectif d'une «société pour tous les âges ». ...
Vedura
Maltraitance des personnes âgées : une maison de retraite à ...
Vedura
Afin de lutter contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées, un numéro a été mis en place : le 3977. Il est destiné aux victimes ou aux témoins ...