dimanche 28 mars 2010

FEDERATION ALLIANCE – Département : 33 – 24 – 64 – 47 et 40

Alliance s’inscrit dans le mouvement des soins palliatifs qui visent à soulager la douleur , à apaiser la souffrance morale, à préserver la qualité de vie, la dignité de la personne humaine et à soutenir son entourage.

Elle a une conception globale de la personne dans le respect de la vie jusqu’à la mort.

Elle refuse toute action pouvant provoquer la mort mais refuse tout acharnement thérapeutique.

Elle pose comme valeurs fondamentales l’humanité et la singularité de tout être, l’écoute et le respect de la personne malade et de sa famille.

Alliance est ouverte à tous, elle est non confessionnelle et apolitique.
Elle est membre de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP).

Elle est reconnue d’utilité publique par décret le 5 octobre 1999 (J.O. 12 octobre 19099).
 
FEDERATION ALLIANCE
 
Tél 05-56-69-85-52
 
ASSOCIATIONS DEPARTEMENTALES
 
  • ALLIANCE 33 - Tél : 05-56-437-07-07
  • ALLIANCE 24 - Tél : 05-53-07-03-83
  • ALLIANCE 64 - Tél : 05-59-46-15-15
  • ALLIANCE 47 - Tél : 05-53-47-36-27
  • ALLIANCE 40 - Tél : 05-58-45-01-30
 
N’hésitez pas à téléphoner pour tout renseignement complémentaire

jeudi 11 mars 2010

Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie

Le Parlement français a adopté à l'unanimité une proposition de loi qui prévoit la création d'une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie.

 

DECRET 

Décret n° 2011-50 du 11 janvier 2011 relatif au service de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie et au congé de solidarité familiale 

 

Lien Légifrance : Loi 2010-109 du 2 mars 2010


    Issue d'une proposition parlementaire, la loi prévoit le versement d'une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie aux personnes qui accompagnent à domicile une personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, et qui remplissent certaines conditions. A cette fin, elle complète notamment la partie législative du code de la sécurité sociale par un nouveau chapitre (art. L. 168-1 à 168-7).

    Pour bénéficier de cette allocation (art. 1er), il faut :
Soit être bénéficiaire du congé de solidarité familiale ou l'avoir transformé en période d'activité à temps partiel ;

Soit avoir suspendu ou réduit son activité professionnelle et être un ascendant, un descendant, un frère, une sœur, une personne de confiance au sens de l'article L. 1111-6 du code de la santé publique ou partager le même domicile que la personne accompagnée.

    Le nombre maximal d'allocations journalières versées est de 21 jours (art. L. 168-4). Dans cette limite, l'allocation peut être versée à plusieurs bénéficiaires, au titre d'un même patient. Elle est versée pour chaque jour ouvrable ou non. Lorsque la personne accompagnée à domicile doit être hospitalisée, l'allocation continue d'être servie les jours d'hospitalisation. Son montant est fixé par décret. Lorsque le bénéficiaire a réduit sa quotité de travail et travaille à temps partiel, ce montant et la durée de l'allocation sont modulés dans des conditions prévues par décret. Elle cesse d'être due à compter du jour suivant le décès de la personne accompagnée.

    Le bénéfice du congé d'accompagnement d'une personne en fin de vie, renommé congé de solidarité familiale (art. 6), est étendu au frère, à la sœur, à une personne ayant été désigné comme personne de confiance au sens de l'article L. 1111-6 du code de la santé publique. Il s'applique en cas d'atteinte par une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou de phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause (art. 3). Le code du travail (art. L. 3142-16) et le statut général de la fonction publique et le code de la défense (art. L. 4138-6) sont modifiés en ce sens.

Voir notamment :
9° de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;

10° de l'article
57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

9° de l'article
41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
    Ce congé de trois mois peut désormais être renouvelé une fois (art. 4), être fractionné (art. 5) et transformé en période d'activité à temps partiel dans des conditions fixées par décret (art. 6). Les articles précités du statut général de la fonction publique sont également modifiés en ce sens.

    Le gouvernement remet un rapport annuel au Parlement sur la mise en œuvre du versement de l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie (art. 7).

Pas de saisine du Conseil Constitutionnel


  A lire aussi l’Article de veille très complet publié le mercredi 3 mars 201  par Net-iris et classé dans le thème Famille & Personne. en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/24154/creation-de-allocation-journaliere-accompagnement-une-personne-en-fin-de-vie.php

dimanche 7 mars 2010

Carl Rogers - L'approche Centrée sur la Personne (ACP)

L'approche Centrée sur la Personne (ACP)

Une façon d'être qui fait confiance en la tendance directionnelle constructive de l'être humain vers un développement plus complexe et plus complet.

Carl Ransom Rogers  Carl Rogers

Psychologue américain

(Oak Park, Illinois, 1902 - La Jolla, 1987) 

Il est élevé dans une famille très stricte et très religieuse, isolée à la campagne et occupée à l'exploitation scientifique d'une ferme.
Il mène seul ses propres cultures et élevages expérimentaux et s'initie ainsi très tôt à la méthode scientifique.
Il commence des études agricoles avec un professeur très attaché à l'application des faits, de préférence à l'acquisition de connaissances encyclopédiques.
Puis décide d'abandonner la science agricole pour le pastorat.
Il entre au "Union Théological Séminary" en 1924 où il reste 2 ans.
Mais, dit-il
"je ne pourrais pas agir dans le cadre d'une doctrine religieuse qui me serait prescrite.(...). J'eus le désir de travailler dans un domaine où je serais sûr que ma liberté de penser ne serait pas restreinte."
Il s'oriente vers la psychologie, et entre à l'Ecole Normale comme interne à l'institut d'orientation psycho-pédagogique.A la fin de son internat, il trouve un poste au "Child study department" de l'association pour la protection de l'enfance à Rochester, New-York.
Il dit :
"Ce fut du point de vue professionnel une période d'isolement relatif pendant laquelle mon seul souci était d'augmenter mon efficacité à l'égard de nos clients. Nous étions obligés d'accepter nos échecs comme nos succès, ce qui nous forçait à apprendre. Le seul critère que nous employions en tant que méthode de traitement dans nos rapports avec les enfants et avec leurs parents étaient : "Est-ce que celà réussit ? est-ce efficace ?"
Je commençai alors peu à peu à formuler mon point de vue à travers mon travail quotidien."

L'observation de ses échecs et de ses succès le conduit à remettre en cause la doctrine psychanalytique freudienne et la conduite directive des entretiens cliniques.
Il dit :
"Je ressentis que c'est le client lui-même qui sait ce dont il souffre, dans quelle direction il faut chercher, ce que sont les problèmes cruciaux et les expériences qui ont été profondément refoulées. Je commençai à comprendre que si je voulais faire plus que démontrer mon habileté et mon savoir, j'aurais à m'en remettre au client pour la direction et le mouvement du processus thérapeutique."
Il se sent loin des psychologues classiques et s'oriente vers le travail social, proche des assistantes sociales psychiatriques.
Il travaille au sein de l'association américaine de psychologie appliquée, est reconnu comme psycho-sociologue, et donne des cours à l'Institut de psychologie de l'université, sur la façon de comprendre et de traiter les enfants difficiles.
En 1940, suite à la publication de son livre "Traitement clinique des enfants difficiles", il est nommé professeur titulaire à l'université d'Ohio.
Il prend alors conscience d'avoir élaboré une théorie très personnelle au cours de son expérience, par laquelle il se trouve au centre des critiques et de la controverse.
Il passe 5 ans à Ohio, puis 12 à l'université de Chicago, et 4 à l'université du Wisconsin.
Il dit :
"Je me suis habitué à être sans cesse attaqué, mais je continue à être étonné par les réactions que suscitent mes idées. Je suis conscient de les avoir toujours énoncées comme sujettes à révision (...) et pourtant mon point de vue a soulevé de la part des psychologues, conseillers psychologiques et enseignants, des critiques virulentes et méprisantes.
Leur fureur s'est un peu calmée (...) mais elle a été remplacée par celle des psychiatres, dont quelques-uns voient, dans mes méthodes, une forte menace contre leurs principes les plus chers et les mieux établis."

Malgré toutes ces résistances, l'A.C.P. s'est largement installée dans les institutions sociales, où ses idées novatrices sont de plus en plus prises en compte.

Bibliographie

  • La relation d’aide et la psychothérapie, (1942), ESF éditeur, 2008, 235 p.

  • Le développement de la personne, (1961), Dunod, 2005, 270 p.

  • Liberté pour apprendre, (1969), Dunod, 1972.

  • Les groupes de rencontre, Paris, Dunod,  1973.

  • Le Manifeste personnaliste, Paris, Dunod, 1981.

  • L’Approche centrée sur la personne, une anthologie de textes présentés par Howard Kirschenbaum et Valérie Henderson, Editions Randin, Mai 2001.

 

Vous trouverez sur le site très complet : http://acp.epanouissement.net/page1/page1.html tous les renseignements concernant les théories ainsi que la bibliographie de Carl Rogers.

 


Voir aussi > L'approche centrée sur la personne : http://carl-rogers.fr/

textes sur l'Approche Centrée sur la Personne




Visiter aussi l'exellent site de Laurent Schachmann Un Psy.fr qui exerce le métier de psychothérapeute dans l'Approche centrée sur la personne, vous y trouverez quelques textes de et autour de Carl R. Rogers et de l'ACP (Approche centrée sur la personne)