samedi 29 janvier 2011

Pétition pour la défense de l'hôpital public

NE LAISSEZ PAS FAIRE ! 

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL

DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.

Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.

Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE

POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,

SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE

AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT :

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

mardi 18 janvier 2011

Le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie

Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie
 
Il y a urgence à agir :
mardi 18 janvier, le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie

 
Le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie
Par Alexandra Guillet , le 18 janvier 2011 à 18h05, mis à jour le 18 janvier 2011 à 19:04

Dossier : Euthanasie : débat sur la fin de vie

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie.

Proposition qui sera débattue le 25 janvier prochain.

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, ont indiqué à l'AFP plusieurs participants à la réunion.

L'article premier de ce texte indique que"toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".
La proposition a été adopté par 25 voix contre 19 et 2 abstentions, a précisé le rapporteur, Jean-Pierre Godefroy (PS).


Fin de vie : plaidoyer pour un dialogue serein et un débat responsable
François Fillon, premier ministre 
Extraits du discours du Premier Ministre du 24.01.11

"Un tel dispositif me paraît être très dangereux. Dans la proposition de loi, le contrôle des actes ne serait effectué qu'a posteriori par une commission. Un tel mécanisme ne manquerait pas de créer une hétérogénéité des pratiques, d'une région, voire d'un territoire, à l'autre. Dangereux pour les droits des personnes en fin de vie, le dispositif prévu le serait également pour les soignants. Ceux-ci se retrouveraient, en effet, seuls face à l'incertitude d'un risque pénal lourd. Le Conseil national de l'ordre des médecins a d'ailleurs exprimé son rejet de cette proposition de loi."
"Je veux d'ailleurs souligner que la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005 donne un cadre permettant d'apporter des réponses adaptées aux situations de fin de vie en proscrivant l'obstination déraisonnable de soins, en autorisant la limitation ou l'arrêt de traitement ainsi que l'usage des antalgiques. Cette loi a également reconnu le droit du malade à demander une limitation ou un arrêt de traitement. Et lorsque le malade est inconscient, sa volonté exprimée préalablement dans des directives anticipées et à travers le témoignage de sa personne de confiance, de sa famille et de ses proches doit être respectée."

Source de l'article : Le Monde.fr -  



Il est plus que jamais URGENT de signer et faire signer


"le Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie
"

http://www.plusdignelavie.com/manifeste.html


 
Sondage : les Français et les soins palliatifs

A la veille du débat sur l’euthanasie au Sénat le 25 janvier, un sondage Opinion Way/SFAP/SFAR/CREFAV/Plus Digne La Vie met à mal certaines idées reçues et apporte un éclairage pertinent sur la vision des Français concernant les soins palliatifs et l'euthanasie.
Il souligne notamment la très grande méfiance des Français face à la légalisation de l’euthanasie :

- 60% des Français préfèrent le développement des soins palliatifs à la légalisation de l’euthanasie, les personnes âgées (73% des plus de 60 ans) se montrant les plus hostiles à cette dernière solution.
- Plus de la moitié d’entre-eux (52%) soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie, risques là aussi notamment perçus par les séniors (62%).
- Les Français inquiets de la légalisation mettent en avant des risques de dérives, notamment le fait qu’on puisse, en société, décider légalement de la mort d’une personne (63%) et la possibilité que des malades non consentants soient euthanasiés (57%).
- Enfin 63% des Français préfèrent qu’un de leur proche gravement malade bénéficie de soins palliatifs plutôt que de subir une injection mortelle.
- Parallèlement, 53% des Français se déclarent insuffisamment informés sur les soins palliatifs et 68% ne savent pas qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique.

Suite et source de l'article sur "Plus digne la vie"

lundi 17 janvier 2011

Face à la demande des personnes en fin de vie

Simone Bevan
Ancien cadre infirmier, Unité mobile d'accompagnement et de Soins Palliatifs, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, AP-HP

On ne m’a pas dit « tuez-moi » mais « aidez-moi à mourir, c'est trop dur, je n'en peux plus »

Cadre infirmier et infirmière clinicienne dans l'Unité mobile de soins palliatifs du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière depuis sa création en 1993, j'ai eu la possibilité d'accompagner un grand nombre de personnes atteintes de maladies graves en fin de vie.
Mes propos vont refléter ici le fruit de mon expérience personnelle. Ils sont issus de situations qui ont été difficiles et douloureuses, tant pour la personne et ses proches que pour les soignants.
La souffrance liée au développement d'une maladie grave peut être vécue comme insupportable, intolérable et susciter une demande d'aide à mourir, que je m'abstiens de nommer demande d'euthanasie car les personnes ne m'ont pas dit « tuez-moi » mais « aidez-moi à mourir, c'est trop dur, je n'en peux plus ». Plutôt que d'euthanasie, c'est de cette souffrance que j'aimerais parler, car elle est si difficile à entendre que nous avons tendance à la nier, ou à vouloir « la faire taire ».
On observe par ailleurs une « usure » des soignants quand cette souffrance n'est plus que plainte répétée, devenant chronique. Mais de quelle souffrance s'agit-il ?

La maladie grave, la fin de la vie, viennent confronter la personne au sens : le sens de la vie passée, le sens de ce présent si douloureux, le sens du temps qui reste à vivre. Ce sens est percuté, bouleversé.
Bien au-delà de la douleur physique accessible, dans la grande majorité des cas, à un traitement médicamenteux, la personne qui comprend la gravité de sa maladie, et qui sent quelle va mourir, livre un combat intérieur fait de peurs, de révolte face à son sentiment d’impuissance, d’angoisse de mourir. En dépit d'un désir parfois énoncé de mourir, c'est bien souvent une lutte pour survivre qui semble plutôt être en jeu. Sommes-nous suffisamment attentifs à cette expression ambivalente de la personne ? 

Suite et source de l'article sur : http://www.plusdignelavie.com/temoignages.html#devos

mardi 11 janvier 2011

"La mort fait partie de mon quotidien" : Rencontre avec un infirmier en soins palliatifs.

Soins palliatifs ou comment gérer la mort au quotidien

Interwiew rélisé par l'équipe de Foruforever.net

Olivier C. était graphiste. Diplômé d’une école d’art, vie de couple, deux enfants, Olivier semblait avoir une vie plus qu’enviable. Mais un jour, Olivier a tout arrêté pour se lancer dans une carrière d’infirmier. A 34 ans, le voilà de nouveau sur les bancs de l’école, reprenant des études, apprenant en stage pour finalement se retrouver « passionné » par son travail en soins palliatifs. Etre au plus près d’hommes et de femmes arrivant en fin de vies, voilà ce qu’il voulait vraiment faire de sa vie professionnelle.
Et nous avons eu la chance de le rencontrer, et de vous retranscrire cette interview !

Bonjour Olivier, tout d’abord, en quoi consiste votre profession ?
Je suis infirmier dans un service de soins palliatifs. Nous sommes douze infirmiers. Quatre hommes et huit femmes. Notre rôle auprès de nos patients est de les accompagner en fin de vies, attentif à leur confort. Nous leur apportons des soins, du réconfort. Nous discutons avec eux, nous les rassurons. Les matinées sont consacrées aux soins mais une large partie des après-midis est uniquement consacrée au dialogue et à l’écoute auprès de nos patients.

Je m’entends très bien avec mes collègues, nous sommes assez liés, tous. Par exemple, tous les dimanches, on fait un petit repas entre nous. Nous rions souvent et dédramatisons. 

Nous sommes vivants et là pour eux.
On ne peut pas arrêter ça lorsqu’y a un décès, puisque c’est notre quotidien. Parfois, les familles nous voient. Ils nous comprennent.

Nous aimerions avoir votre avis, sincèrement, est ce que ce n’est pas trop difficile de travailler avec la « mort » au quotidien ?
Nous avons en moyenne, un décès tous les deux jours, c’est très fluctuant.Mais sur l’année, la moyenne, c’est ça. On n’a pas de tristesse en soi, on est préparés.

Même si certains patients te touchent plus que d’autres, s’ils ont ton âge, des enfants du même âge que les tiens …
La durée de séjour dans notre service est d’environs trois semaines. Trois mois, c’est le séjour le plus long d’un patient que nous avons eu. Mais malgré la durée, on ne peut pas s’attacher, c’est un lien particulier.

Nous avons aussi des psychologues à notre écoute. Et on n’hésite pas à parler entre nous, entre collègues. Il y a une bonne ambiance entre nous, nous n’avons jamais eu de départ « j’en peux plus » d’un de nos collègues.

Nous discutons beaucoup entre nous ; notamment sur l’euthanasie, on s’interroge sur les réelles motivations du patient, être sûr qu’il ne subit pas de pression, qu’il sait ce qu’il fait. C’est mon rôle aussi de discuter avec mes patients, d’être sûr de leurs choix, de leurs volontés.

Sources et suite de l'article en cliquant : ICI.gif

Par foruforever - Communauté : La mort fait partie de la vie. 

lundi 10 janvier 2011

Proposition de loi n° 659 du 12 juillet 2010 relative à l’aide active à mourir

Débat d’actualité face à la proposition de loi n° 659 du 12 juillet 2010
relative à l’aide active à mourir
 


En vous présentant ce premier dossier thématique, le Collectif Plus digne la vie propose, cette fois encore, des approches qui permettent de mieux cerner les enjeux d’un choix de société qui affecte nos principes fondamentaux et notre relation de responsabilité à la personne vulnérable dans la maladie.

 

Le 25 janvier 2011, les propositions de loi n° 659 relative à l’aide active à mourir présentée par Jean-Pierre Godefroy, n° 65 relative à l’aide active à mourir dans le respect des consciences et des volontés, n° 31 relative à l’euthanasie volontaire présentée par Guy Fischer, seront discutées au Sénat.
Ce dossier thématique propose des approches qui permettent de mieux cerner les enjeux d’un choix de société qui affecte nos principes fondamentaux et notre relation de responsabilité à la personne vulnérable dans la maladie. Il semble évident qu’à cet égard notre attention doit être avivée, ne serait-ce que du fait des représentations souvent péjoratives attachées à l’existence des personnes atteintes de la Maladie d’Alzheimer.

Télécharger le dossier PDF (600ko) v4_telecharger_ici2.gif

Souce de l'article : http://www.espace-ethique-alzheimer.org/dossiersthematiques.php?r=4

Bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs

La « culture palliative » se diffuse inégalement
Soins-palliatifs.jpg
« La Croix » publie en exclusivité le dernier bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs. Fin janvier, trois propositions de loi légalisant l’euthanasie seront discutées au Sénat

Il reste beaucoup à faire. Mais l’impulsion est incontestablement donnée. D’après les derniers chiffres du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs, que La Croix publie en exclusivité, l’offre s’accroît dans ce domaine, avec un maillage de plus en plus serré du territoire. Grande avancée : pour la première fois, l’ensemble des régions sont dotées d’au moins une unité de soins palliatifs (USP), structure « ressource » prenant en charge les cas de fin de vie les plus complexes. Tous les centres hospitaliers universitaires (CHU) – à l’exception de celui de Rennes – en sont désormais pourvus.

Depuis 2008, il s’est ainsi créé une USP à Poitiers, à Rouen, à Grenoble, à Amiens ou encore à Montpellier, pour atteindre au total 110 USP (contre 90 il y a deux ans). Parallèlement, les équipes mobiles de soins palliatifs sont passées de 323 à 350 sur la même période et les « lits identifiés » de 3 000 à 4 700. « On avance, il y a une volonté politique et des financements sont débloqués, se réjouit Régis Aubry, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon et président du Comité national de suivi. De même, Anne Richard, la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) salue « des progrès certains ».

Pour autant, tous deux restent vigilants. Car le bilan, loin d’être totalement satisfaisant, est contrasté selon les lieux et les publics. Si des régions comme la Picardie ou les Pays de la Loire sont à l’avant-garde, d’autres sont en retard, comme le Languedoc-Roussillon ou l’Aquitaine (voir la carte ci- contre). En outre, les chiffres « bruts » ne rendent pas toujours compte de la réalité. C’est vrai en particulier des « lits identifiés », « qui peuvent être labellisés sans remplir le cahier des charges en matière de formation ou de temps consacré aux patients », remarque la présidente de la Sfap, qui regrette un manque d’évaluation à cet égard. Au comité de suivi, Régis Aubry ne dit pas autre chose : « Le système de tarification est incitatif, poussant les hôpitaux à créer des “lits identifiés”. Il est ensuite indispensable de vérifier, sur le terrain, si ces moyens sont bien utilisés. »

Source et suite de l'article en cliquant sur > La-Croix.com

Article paru le 09/01/2011 15:25