lundi 10 janvier 2011

Bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs

La « culture palliative » se diffuse inégalement
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« La Croix » publie en exclusivité le dernier bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs. Fin janvier, trois propositions de loi légalisant l’euthanasie seront discutées au Sénat

Il reste beaucoup à faire. Mais l’impulsion est incontestablement donnée. D’après les derniers chiffres du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs, que La Croix publie en exclusivité, l’offre s’accroît dans ce domaine, avec un maillage de plus en plus serré du territoire. Grande avancée : pour la première fois, l’ensemble des régions sont dotées d’au moins une unité de soins palliatifs (USP), structure « ressource » prenant en charge les cas de fin de vie les plus complexes. Tous les centres hospitaliers universitaires (CHU) – à l’exception de celui de Rennes – en sont désormais pourvus.

Depuis 2008, il s’est ainsi créé une USP à Poitiers, à Rouen, à Grenoble, à Amiens ou encore à Montpellier, pour atteindre au total 110 USP (contre 90 il y a deux ans). Parallèlement, les équipes mobiles de soins palliatifs sont passées de 323 à 350 sur la même période et les « lits identifiés » de 3 000 à 4 700. « On avance, il y a une volonté politique et des financements sont débloqués, se réjouit Régis Aubry, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon et président du Comité national de suivi. De même, Anne Richard, la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) salue « des progrès certains ».

Pour autant, tous deux restent vigilants. Car le bilan, loin d’être totalement satisfaisant, est contrasté selon les lieux et les publics. Si des régions comme la Picardie ou les Pays de la Loire sont à l’avant-garde, d’autres sont en retard, comme le Languedoc-Roussillon ou l’Aquitaine (voir la carte ci- contre). En outre, les chiffres « bruts » ne rendent pas toujours compte de la réalité. C’est vrai en particulier des « lits identifiés », « qui peuvent être labellisés sans remplir le cahier des charges en matière de formation ou de temps consacré aux patients », remarque la présidente de la Sfap, qui regrette un manque d’évaluation à cet égard. Au comité de suivi, Régis Aubry ne dit pas autre chose : « Le système de tarification est incitatif, poussant les hôpitaux à créer des “lits identifiés”. Il est ensuite indispensable de vérifier, sur le terrain, si ces moyens sont bien utilisés. »

Source et suite de l'article en cliquant sur > La-Croix.com

Article paru le 09/01/2011 15:25

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