mardi 18 janvier 2011

Le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie

Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie
 
Il y a urgence à agir :
mardi 18 janvier, le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie

 
Le Sénat adopte en commission un texte visant à légaliser l'euthanasie
Par Alexandra Guillet , le 18 janvier 2011 à 18h05, mis à jour le 18 janvier 2011 à 19:04

Dossier : Euthanasie : débat sur la fin de vie

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie.

Proposition qui sera débattue le 25 janvier prochain.

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mardi une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, ont indiqué à l'AFP plusieurs participants à la réunion.

L'article premier de ce texte indique que"toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".
La proposition a été adopté par 25 voix contre 19 et 2 abstentions, a précisé le rapporteur, Jean-Pierre Godefroy (PS).


Fin de vie : plaidoyer pour un dialogue serein et un débat responsable
François Fillon, premier ministre 
Extraits du discours du Premier Ministre du 24.01.11

"Un tel dispositif me paraît être très dangereux. Dans la proposition de loi, le contrôle des actes ne serait effectué qu'a posteriori par une commission. Un tel mécanisme ne manquerait pas de créer une hétérogénéité des pratiques, d'une région, voire d'un territoire, à l'autre. Dangereux pour les droits des personnes en fin de vie, le dispositif prévu le serait également pour les soignants. Ceux-ci se retrouveraient, en effet, seuls face à l'incertitude d'un risque pénal lourd. Le Conseil national de l'ordre des médecins a d'ailleurs exprimé son rejet de cette proposition de loi."
"Je veux d'ailleurs souligner que la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005 donne un cadre permettant d'apporter des réponses adaptées aux situations de fin de vie en proscrivant l'obstination déraisonnable de soins, en autorisant la limitation ou l'arrêt de traitement ainsi que l'usage des antalgiques. Cette loi a également reconnu le droit du malade à demander une limitation ou un arrêt de traitement. Et lorsque le malade est inconscient, sa volonté exprimée préalablement dans des directives anticipées et à travers le témoignage de sa personne de confiance, de sa famille et de ses proches doit être respectée."

Source de l'article : Le Monde.fr -  



Il est plus que jamais URGENT de signer et faire signer


"le Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie
"

http://www.plusdignelavie.com/manifeste.html


 
Sondage : les Français et les soins palliatifs

A la veille du débat sur l’euthanasie au Sénat le 25 janvier, un sondage Opinion Way/SFAP/SFAR/CREFAV/Plus Digne La Vie met à mal certaines idées reçues et apporte un éclairage pertinent sur la vision des Français concernant les soins palliatifs et l'euthanasie.
Il souligne notamment la très grande méfiance des Français face à la légalisation de l’euthanasie :

- 60% des Français préfèrent le développement des soins palliatifs à la légalisation de l’euthanasie, les personnes âgées (73% des plus de 60 ans) se montrant les plus hostiles à cette dernière solution.
- Plus de la moitié d’entre-eux (52%) soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie, risques là aussi notamment perçus par les séniors (62%).
- Les Français inquiets de la légalisation mettent en avant des risques de dérives, notamment le fait qu’on puisse, en société, décider légalement de la mort d’une personne (63%) et la possibilité que des malades non consentants soient euthanasiés (57%).
- Enfin 63% des Français préfèrent qu’un de leur proche gravement malade bénéficie de soins palliatifs plutôt que de subir une injection mortelle.
- Parallèlement, 53% des Français se déclarent insuffisamment informés sur les soins palliatifs et 68% ne savent pas qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique.

Suite et source de l'article sur "Plus digne la vie"

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