mardi 11 janvier 2011

"La mort fait partie de mon quotidien" : Rencontre avec un infirmier en soins palliatifs.

Soins palliatifs ou comment gérer la mort au quotidien

Interwiew rélisé par l'équipe de Foruforever.net

Olivier C. était graphiste. Diplômé d’une école d’art, vie de couple, deux enfants, Olivier semblait avoir une vie plus qu’enviable. Mais un jour, Olivier a tout arrêté pour se lancer dans une carrière d’infirmier. A 34 ans, le voilà de nouveau sur les bancs de l’école, reprenant des études, apprenant en stage pour finalement se retrouver « passionné » par son travail en soins palliatifs. Etre au plus près d’hommes et de femmes arrivant en fin de vies, voilà ce qu’il voulait vraiment faire de sa vie professionnelle.
Et nous avons eu la chance de le rencontrer, et de vous retranscrire cette interview !

Bonjour Olivier, tout d’abord, en quoi consiste votre profession ?
Je suis infirmier dans un service de soins palliatifs. Nous sommes douze infirmiers. Quatre hommes et huit femmes. Notre rôle auprès de nos patients est de les accompagner en fin de vies, attentif à leur confort. Nous leur apportons des soins, du réconfort. Nous discutons avec eux, nous les rassurons. Les matinées sont consacrées aux soins mais une large partie des après-midis est uniquement consacrée au dialogue et à l’écoute auprès de nos patients.

Je m’entends très bien avec mes collègues, nous sommes assez liés, tous. Par exemple, tous les dimanches, on fait un petit repas entre nous. Nous rions souvent et dédramatisons. 

Nous sommes vivants et là pour eux.
On ne peut pas arrêter ça lorsqu’y a un décès, puisque c’est notre quotidien. Parfois, les familles nous voient. Ils nous comprennent.

Nous aimerions avoir votre avis, sincèrement, est ce que ce n’est pas trop difficile de travailler avec la « mort » au quotidien ?
Nous avons en moyenne, un décès tous les deux jours, c’est très fluctuant.Mais sur l’année, la moyenne, c’est ça. On n’a pas de tristesse en soi, on est préparés.

Même si certains patients te touchent plus que d’autres, s’ils ont ton âge, des enfants du même âge que les tiens …
La durée de séjour dans notre service est d’environs trois semaines. Trois mois, c’est le séjour le plus long d’un patient que nous avons eu. Mais malgré la durée, on ne peut pas s’attacher, c’est un lien particulier.

Nous avons aussi des psychologues à notre écoute. Et on n’hésite pas à parler entre nous, entre collègues. Il y a une bonne ambiance entre nous, nous n’avons jamais eu de départ « j’en peux plus » d’un de nos collègues.

Nous discutons beaucoup entre nous ; notamment sur l’euthanasie, on s’interroge sur les réelles motivations du patient, être sûr qu’il ne subit pas de pression, qu’il sait ce qu’il fait. C’est mon rôle aussi de discuter avec mes patients, d’être sûr de leurs choix, de leurs volontés.

Sources et suite de l'article en cliquant : ICI.gif

Par foruforever - Communauté : La mort fait partie de la vie. 

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