mardi 28 février 2012

Les Petits Frères des Pauvres recherche des bénévoles pour l'accompagnement de personnes âgées à Montauban (82)

L'association "Les petits frères des pauvres" recherche des bénévoles d’accompagnement auprès de personnes âgées, isolées, ou en situation de précarité, sur Montauban et ses environs.

  • Grace-a-Julien.jpgAction(s) concernée(s) : Accompagnement fraternel de personnes âgées.
  • Disponibilité(s) requise(s) : Quelques heures par semaine de façon régulière et pour des actions ponctuelles (sorties, ateliers...). 
  • Public(s) accompagné(s) : Personnes âgées, isolées et/ou en situation de précarité.  

L'association les petits frères des Pauvres, non confessionnelle et reconnue d'utilité publique, étend son action en Midi-Pyrénées - Roussillon. Une petite équipe de bénévoles, rattachée à la Fraternité de Toulouse est maintenant présente sur le "Grand Montauban". Elle recherche des bénévoles prêts à donner un peu de leur temps pour éclairer d'une présence chaleureuse le quotidien de personnes âgées isolées et fragiles.

Il s'agit, en lien avec divers partenaires médicaux ou sociaux qui ont recensé des situations d'isolement importantes, de rendre des visites bénévoles régulières à des personnes âgées qui n'ont plus (ou presque plus) de réseau social.

Une à deux heures de disponibilité par semaine suffisent à mener cette action solidaire.

Pour contacter Les petits frères des Pauvres du Grand Montauban :

Christine Lépine : 05 63 40 59 59 - Courriel : benevole.montauban@petitsfreres.asso.fr

Nicolas TIMISTCHENKO : 05 61 62 05 05 -  Courriel : nicolas.timistchenko@petitsfreres.asso.fr

Site internet : http://www.petitsfreres.asso.fr/

Les implantations en France par régions : Capture-d-ecran-2011-12-17-a-10.31.12.jpg

Bénévolat : http://www.petitsfreres.asso.fr/benevolat.html

 

samedi 25 février 2012

Une lycéenne "accuse" ...La façon dont notre société traite nos "Ainés" !

      Concours de plaidoiries des lycéens pour les droits de l'homme

Le 15e concours de plaidoiries des lycéens, au Mémorial de Caen, a récompensé Alma ADILON-LONARDONI, du Lycée Champagnat de Saint-Symphorien sur Coise avec sa plaidoirie intitulée « Il fait si bon vieillir... ».

Cette jeune fille nous parle d'une façon si juste, si sincère, si émouvante, de la condition des personnes âgées en "maison de retraite"...

      Ce vendredi, 14 équipes de lycéens, venues de toute la France, des DOM et d’un lycée du Maroc, ont défendu des cas réels d’atteinte aux droits de l’Homme. Devant près de 3 000 personnes, toute la journée, les candidats ont abordé les injustices qui les ont sensibilisés. Les 14 meilleures équipes, finalistes régionales, ont eu dix minutes pour convaincre le jury. Le jury était présidé par Lilian Thuram, l’ancien footballeur et président de la fondation « Education contre le racisme ».

De sa voix toute jeune et touchante, Alma raconte le quotidien ici et maintenant de vieilles personnes hébergées en EHPAD (Etablissements pour personnes âgées dépendantes).

Elle accuse la société par des images choc (les prothèses oubliées de la dame décédée à côté de ses voisines "qui ont perdu la tête"...). 

Elle appuie sur les moyens qui manquent, sur le président qui avait promis une réforme et n'a pas tenu ses engagements.

La plaidoirie souligne cette société qui a peur de vieillir et qui relègue ses anciens, ses vieux aux oubliettes, en les cloîtrant autoritairement, bafouant leurs droits... au pays des droits de l'homme. 

"Ils n'ont plus rien à nous apporter ?" s'interroge-t-elle. Pourtant "de nous à eux, il n'y a qu'une figure, l'être humain". 

Elle ne veut pas généraliser mais demande une hausse réelle du nombre de personnel, des services pour améliorer le confort, des lieux d'accueil solidaires et fraternels

"Je demande la dignité !" conclut-elle. 

Bravo et un grand merci à Mademoiselle Alma Adilon-Lonardoni !


samedi 18 février 2012

La psychologue Marie de Hennezel explique pourquoi elle démissionne du Comité de pilotage de l'Observatoire de la fin de vie

La loi Léonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent. Commençons par appliquer la loi avant de débattre de l’euthanasie

Le personnel soignant doit respecter les droits des patients en fin de vie

Point de vue | LEMONDE.FR | 15.02.12 |
 

Un film bouleversant vient d’être diffusé sur France 2, à une heure assez tardive. Le reportage d’Anne Georget s’attache à raconter l’histoire d’un homme atteint d’un locked-in syndrome, à la suite d’un accident vasculaire cérébral massif qui l’a laissé presque entièrement paralysé, mais totalement conscient de son état.

Michel n’a plus envie de vivre. Il l’exprime. Il demande l’application de la loi Léonetti, qui reconnaît le droit de refuser un traitement qui prolonge artificiellement la vie et oblige les équipes médicales à respecter ce droit. L’équipe qui prend soin de Michel refuse d’appliquer la loi, arguant du fait qu’un tel «  retrait des soins «  est contraire à leur éthique et à leur culture soignante. La situation va durer trois ans, avec les souffrances qu’on imagine pour le patient et sa famille, jusqu’à ce qu’une unité de soins palliatifs accepte sa décision d’en finir, en appliquant la loi : retrait des traitements et administration d’antalgiques pour l’empêcher de souffrir.


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Marie De Hennezel, invitée à une projection privée de ce film et au débat qui a suivi ;

" J’ai mesuré le peu de progrès que nous avions faits, depuis sept ans, pour accompagner cette loi qui remet tant en question la culture médicale et soignante. Comme l’ensemble de la salle, je me suis offusquée du refus d’une équipe d’appliquer la loi, et de la qualifier de «  sale boulot « . J’ai été touchée par la sensibilité et l’humanité avec laquelle Véronique Fournier, directrice du Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, questionne le métier de médecin et essaie, mais en vain, de faire comprendre à ceux qui s’occupent de Michel que la fonction du médecin n’est pas seulement de maintenir en vie, mais de soulager son patient.

Cependant, j’ai été choquée, je le dis, par la manière dont certains, au cours de ce débat, ont insulté une loi qui, il ne faut pas l’oublier, est une des rares lois votée à l’unanimité. Quand Bernard Kouchner affirme sur un ton péremptoire : «  Cette loi permet seulement de mourir de faim ou de soif « , il dit une contre-vérité. Cela laisse entendre que les gens dont on arrête l’hydratation ou l’alimentation par voie parentérale sont laissés à leur sensation douloureuse de faim ou de soif, sans soulagement. Ce serait très cruel. Et ce n’est pas ainsi que cela se passe. Il y a une forme de malhonnêteté à présenter la réalité de cette manière, sachant combien le grand public peut être sensible à cette image de la privation de nourriture. Lorsque je travaillais en soins palliatifs, j’ai vu des centaines de personnes qui n’étaient plus nourries ni hydratées par perfusion s’éteindre doucement et sans souffrance."

Démission

"Au lieu de dénigrer la loi Léonetti, pourquoi ne pas tout faire pour changer la culture des soignants, comme cela est suggéré dans ce reportage ? Pourquoi ne pas mettre tous nos efforts dans une pédagogie de cette loi méconnue du public et des soignants ? Dans mon rapport intitulé «  La France palliative « , j’ai préconisé la tenue régulière et obligatoire de forums dans tous les établissements de santé. On m’a répondu qu’on ne pouvait «  imposer «  aux établissements une telle révolution culturelle : apprendre à mieux respecter les droits des patients en fin de vie.

Voilà où nous en sommes ! Je viens de donner ma démission de membre du comité de pilotage de l’Observatoire national de la fin de vie. Celui-ci a été mis en place, il y a deux ans, pour «  observer «  les conditions dans lesquelles on meurt en France. La loi Léonetti reste mal appliquée, et les Français en souffrent. En désaccord avec la mission de l’Observatoire, qui s’est contentée de pondre un rapport de plus, sans mesurer l’urgence de la situation et de la priorité qu’il y avait à mettre en place des actions concrètes pour une meilleure compréhension et application de la loi, je refuse de continuer à cautionner une telle utilisation dispendieuse de l’argent du contribuable.

A l’heure où les candidats à l’élection présidentielle devront se positionner vis-à-vis du souhait de certains de légiférer sur l’euthanasie, je voudrais dire ceci : commencez par faire appliquer la loi qui existe ! Ensuite engagez une réflexion citoyenne autour des rares situations qui ne peuvent être résolues dans ce cadre.

Nous sommes nombreux à souhaiter que ces souffrances extrêmes puissent être soulagées au risque de transgresser la loi. Mais nous sommes conscients aussi de notre responsabilité à l’égard des plus vulnérables, ceux dont on décidera peut-être un jour que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Le code pénal, qui interdit au médecin de donner délibérément la mort, les protège. Une solution doit pouvoir être trouvée sans toucher à cet interdit de tuer qui structure notre société."

Marie de Hennezel

Psychologue, écrivain

La loi Léonetti de 2005 autorise la suspension d’un traitement si ses résultats escomptés sont inopportuns, inutiles, disproportionnés ou se limitent à permettre la survie artificielle du malade

Article à lire au complet ICI.gif

Source : Le Monde


Le Monde Société du 15.02.12

Questions des internautes du Monde.fr au docteur Régis Aubry concernant la démission de Marie de Hennezel : 
« Marie de Hennezel a démissionné de l'observatoire de la fin de vie, elle juge qu'il n'y a rien dans le rapport que vous rendez. Vous répondez quoi ? » 

Dr Régis Aubry : « La démission de Marie de Hennezel est liée à un désaccord sur les missions de l'Observatoire. L'Observatoire ne doit pas prendre partie dans le débat concernant l'euthanasie. Marie de Hennezel exprime son opposition à l'euthanasie et aurait souhaité que l'Observatoire travaille dans ce sens. »


>>> Lire aussi les points de vue de Jean Léonetti "La fin de vie ne peut se résumer à une ligne de programme" et de Marie de Hennezel "La loi Léonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent"

jeudi 16 février 2012

L'Observatoire national de la fin de vie a remis son premier rapport

      Le rapport 2011 de l’Observatoire national de la fin de vie a été remis le 14 février 2012 au Premier Ministre François Fillon par son président le Pr Régis Aubry.

Ce rapport fait le point sur les débats et les avancées de la recherche en matière de fin de vie. Il revient également sur l’avancement du programme de développement des soins palliatifs 2008-2012.

Télécharger le rapport en texte intégral - ou > Lire la synthese du rapport 2011

Consulter la revue de presse suite à la remise du rapport

Consulter le site de l'Observatoire

A la conférence de presse qui s'est tenue le 15 février après-midi, le Pr Régis Aubry président de l'Observatoire national de la fin de vie a présenté les principaux axes du rapport. R-gis-Aubry.jpg

Cadre de réalisation du rapport et du travail de l'Observatoire

Le Pr Régis Aubry  a rappelé tout d'abord les missions de l'Observatoire : réaliser un état des connaissances disponibles sur la fin de vie et faciliter le développement de la recherche sur les soins palliatifs en France.
L'Observatoire a donc réalisé son rapport dans ce cadre précis. L'observatoire n'est pas dans une position idéologique.

Les principaux axes du rapport

  1. Comment les questions de fin de vie sont perçues par les citoyens
  2. Au plan médical, quels sont les besoins exprimés et les réponses apportées dans le cadre de la fin de vie
  3. L'état des lieux de la recherche et de la formation en France 

Axe 1 : La perception de la fin de vie par les citoyens

Il existe un réel décalage entre la perception et la réalité de la fin de vie.
70% des Français ignorent l'existence d'une loi sur l'acharnement thérapeutique.

Autres idées reçues : on meurt de plus en plus seul - 11% des personnes décédées. On meurt de moins en moins à l'hôpital - 60% des personnes décédées. 

Axe 2 : Les besoins et les réponses sur la fin de vie 

La France est le pays européen où la fin de vie est la plus médicalisée. Le Pr Régis Aubry interroge cet excès de médicalisation. Que signifie t'elle ?

Deux tiers des personnes qui décédent en France relèveraient des soins palliatifs. Seul un tiers en bénéficie.

Le Pr Régis Aubry constate alors que "l'on est loin du compte en matière de dévellopement d'une culture palliative".
Cela peut signifier que les médecins et les acteurs de santé n'identifient pas correctement les besoins et ne s'en emparent pas.

Très peu de travaux existent sur la connaissance de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades en fin de vie.
L'observatoire national de la fin de vie a pu mener un travail plus spécifique sur l'acharnement thérapeutique avec le concours de Bernard de Valois. Il en ressort que "les familles ont tendance à considérer que les médecins ne poussent pas assez les ressorts de la médecine pour aller plus loin" selon le Pr Régis Aubry.

Les travaux de l'Observatoire mettent en lumière en particulier les conflits entre médecins et infirmières sur cette question qui ont une vision souvent opposée.

Le rapport aborde l'euthanasie avec une approche sémantique. La question qui est posée : quel est l'objet du débat ? La demande d'euthanasie ? Ou ce que l'on fait de cette demande ? 

L'observatoire s'est également attelé à l'analyse des décisions médicales de fin de vie à travers les certificats médicaux - étude avec l'INED avec une publication prochaine. Cette analyse doit permettre une comparaison avec des pays européens ayant légiféré sur l'euthanasie comme les Pays-Bas et la Belgique. 

Deux leviers majeurs pour développer la culture palliative : la formation et la recherche 

Le rapport fait état de l'inadéquation de la formation des acteurs de santé, tant sur le plan de la formation intiale et de la formation continue.

2% des médecins généralistes ont été formés à la question de la fin de vie ; 10 à 15% des infirmières depuis 2005.

"Une approche plus littéraire, plus philosophique, plus épistémologique devrait être développée", selon le Pr Aubry.

La France a un retard considérable en matière de recherche sur la fin de vie, retard lié à la culture biomédicale de la recherche en France. Une approche pluridisciplinaire et qualitative est nécessaire.
L'équipe de l'Observatoire, depuis sa création, a accompagné de nombreuses équipes de recherche.

Pour l'avenir

Régis Aubry rappelle que l'objet du rapport n'est pas de donner des recommandations. Selon lui, il y a tout de même "urgence à mettre un débat public, sous forme d'états généraux, sur la base de données factuelles. "

Parlant de cet éventuel débat, il ajoute qu'"il ne faut pas confondre convictions et certitudes"Le débat doit avoir lieu en dehors de toute logique politicienne, corporatiste.

En 2012, L'Observatoire travaillera plus particulièrement sur le domicile et en 2013, sur lespersonnes âgées, tout en continuant ses axes de recherche. Il travaillera également sur un glossaire.

Pour le Centre National de Ressources Soin Palliatif :
Delphine Doré-Pautonnier, responsable de la communication et de www.soin-palliatif.org

Source de l'article : http://www.soin-palliatif.org/actualites/lobservatoire-national-fin-vie


 

La psychologue Marie de Hennezel explique pourquoi elle démissionne du Comité de pilotage de l'Observatoire de la fin de vie

La loi Léonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent. Commençons par appliquer la loi avant de débattre de l’euthanasie

 

Le personnel soignant doit respecter les droits des patients en fin de vie

"Je viens de donner ma démission de membre du comité de pilotage de l'Observatoire national de la fin de vie. Celui-ci a été mis en place, il y a deux ans, pour " observer " les conditions dans lesquelles on meurt en France. La loi Léonetti reste mal appliquée, et les Français en souffrent. En désaccord avec la mission de l'Observatoire, qui s'est contentée de pondre un rapport de plus, sans mesurer l'urgence de la situation et de la priorité qu'il y avait à mettre en place des actions concrètes pour une meilleure compréhension et application de la loi, je refuse de continuer à cautionner une telle utilisation dispendieuse de l'argent du contribuable.

Lire l'article complet en cliquant ICI.gif

 


A lire dans La Croix

Deux tiers des personnes qui décèdent relèvent de soins palliatifs

Par le terme « soins palliatifs », les auteurs du rapport n'entendent pas forcément une hospitalisation dans une structure spécialisée mais plutôt l'accès des personnes en fin de vie à une « démarche palliative », dans l'endroit même où elles sont ...
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Le Conseil de l’Europe contre l’euthanasie  

Article paru dans Lacroix.com

Dans une résolution adoptée le 25 janvier, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (47 membres) estime que « l’euthanasie, dans le sens de l’usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante, dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite ». 

L’assemblée demande par ailleurs aux États membres de garantir le recueil du consentement éclairé du patient pour toute intervention ou traitement médical et le respect des souhaits dont il a fait part précédemment (par des directives anticipées) lorsqu’il se trouve dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.


 

mardi 7 février 2012

Alzheimer : un médicament restaure les fonctions cérébrales chez les souris

 


 

Un médicament contre le cancer — le Bexarotène — (Tagretin) a rapidement restauré les fonctions cérébrales normales de souris de laboratoire atteintes de l’équivalent d’Alzheimer, selon une étude publiée dans la revue américaine « Science » du 10 février. Une avancée pouvant déboucher sur un traitement pour cette maladie incurable et dévastatrice, estiment les chercheurs de Cleveland (Etats-Unis). 


Prochain objectif : tester son efficacité chez l'homme 

Dans la revue Science, les chercheurs indiquent qu’ils ont observé une diminution des niveaux de béta amyloïde de 25% à peine six heures après l’administration du médicament, un effet qui a perduré trois jours. Les souris traitées ont également rapidement retrouvé des comportements perdus, comme l’instinct de nidification. Malades, les rongeurs ne construisent plus de nids lorsqu’on leur donne du papier de soie. Sous bexarotène, elles retrouvent ce comportement en 72 heures. 

«Il s'agit d'une constatation sans précédent. Le meilleur traitement existant actuellement pour la maladie d'Alzheimer nécessite plusieurs mois pour réduire les plaques séniles chez les souris» soulève Paige Cramer, auteur principal de l'étude.

Il souligne toutefois que si le bexarotène fonctionne très bien sur des modèles murins, son efficacité chez l’homme est inconnue. «Notre prochain objectif est de vérifier si elle fonctionne de façon similaire chez les humains. Nous sommes à un stade précoce de la traduction de cette découverte scientifique de base vers un traitement». 

Chez l'homme, des candidats vaccins qui détruisaient les plaques amyloïdes ont été testés. Certains se sont révélés efficaces en réduisant leur nombre mais ils n'ont entrainé aucune amélioration des symptômes. La prudence est donc de mise.

10/02/2012


dimanche 5 février 2012

SLA ou maladie de Charcot : où en est la recherche aujourd'hui ?

Mieux comprendre la sclérose latérale amyotrophique

Hôpital La Pitié Salpêtrière, juillet 2011 :
3 experts nous parlent de la SLA et des pistes de recherche.

Lire aussi l'article du Dr Lyonel Rossant et Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso 
Source Doctissimo : http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1092_te_amy.htm

 


 

La maladie au jour le jour

Sorte de Journal de bord, La maladie au jour le jour propose aux personnes malades, proches, aidants, médecins, de témoigner, à leur rythme, de leur vécu, de la relation à la maladie, des questions d'ordre éthique qu'ils peuvent se poser.
A partir de courts textes, publiés au rythme des auteurs, se dégage le paysage de la vie quotidienne touchée par les maladies d'Alzheimer et apparentées.

Journaux

Véronique Normand : La SLA en chemin, rencontre d'humanité dans la vérité de la maladie.

Témoignage d'une kinésithérapeute sur sa relation avec Mireille, atteinte d'une sclérose en plaque amytophique à forme bulbaire. Entre complexité, incertitude et complicité, un recit qui fait voir les valeurs de l'amccopagnement, au-delà des poncifs.


Première partie : Cet à peu près qu'est la vie

Deuxième partie : Recentrer les priorités

Troisième partie : Le bonheur arrive toujours à faire une perçée dans les épreuves

Quatrième partie : Ecouter son rythme

Cinquième partie : Un autre espace, un autre temps

Sixième partie : Pas de violence, que de la douceur

Septième partie : La sagesse de l'amour

 

Source : http://www.espace-ethique-alzheimer.org/

 



vendredi 3 février 2012

Signer l'Appel pour la dignité de la personne, légalité et la solidarité en fin de vie

 
Madame, Monsieur,
 
La proposition 21* du programme de François Hollande vient de relancer le débat sur la légalisation de l'euthanasie dans l'espace public. Sa formulation, ambiguë, est déjà propice à toutes les interprétations: une nouvelle mobilisation s'impose.
Une fois encore, elle ne procède pas d’une revendication partisane. Chacun connait la diversité des convictions politiques, philosophiques ou religieuses qui nous animent le Collectif Plus digne la vie. Elles sont représentatives de l’ensemble des opinions de la société française.
 
Nous souhaitons vous associer à notre Appel pour la dignité de la personne, légalité et la solidarité en fin de vie. Cette initiative affirme à nouveau les principes fondateurs de non-abandon, de sollicitude et de fraternité dans les situations de grande vulnérabilité et de fin de vie, dans une période où ils semblent se retourner contre eux-mêmes.
Il est ainsi capital de rappeler les implications réelles de la légalisation de l'euthanasie sur le plan démocratique (place de la personne vulnérable, égalité d'accès aux soins, principe de fraternité) comme en termes de santé publique (à travers notamment les graves dérives observées dans les pays qui l’on légalisée).
En vous mobilisant et en faisant connaître cet Appel à vos amis et à votre entourage, vous affirmez avec nous des valeurs démocratiques qui fondent les termes de notre société.
 
 
Bien sincèrement
 
L'équipe du Collectif Plus digne la vie
 
 
*Nous vous invitons à ce propos à consulter l'éditorial du site, Comment comprendre la proposition 21 du programme de François Hollande ?



mercredi 1 février 2012

Maladie d’Alzheimer : conseils pour la prévenir

Si vous manifestez des troubles de mémoire, certains dispositifs sont à privilégier pour éviter les risques de la maladie d’Alzheimer. 
  • Faire le plein de vitamines
    Les vitamines E et C renferment des propriétés antioxydantes, qui servent de protection contre la maladie d’Alzheimer.
 Par jour, il vous est recommandé de prendre 12 mg de vitamines E, présentes dans les huiles végétales, les céréales, la patate douce et les mangues, et 110 mg de vitamines C, qui se trouvent dans le cassis, le poivron, l’orange et le melon.
Une insuffisance en vitamines B12 et B9 favorise la mort des neurones, et par conséquent conduit à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Pour cette raison, il est important de faire le plein de ces vitamines.
Le haricot blanc sec, le germe de blé et le cresson sont des aliments riches en vitamine B9, alors que le foie, les rognons et les huîtres renferment la vitamine B12. 
  •  Faites un exercice physique
    La pratique d’un exercice trois fois par semaine diminuent considérablement les risques potentiels de la maladie d’Alzheimer, soit de 40% selon une étude. En effet, une activité physique optimise la santé cardio-vasculaire, et réduit le risque d’obésité et du diabète, ce qui est favorable pour le cerveau. 
  •  Les jeux à favoriser
    Stimulant le cerveau et la mémoire, jouer aux dames, aux échec, au sudoku, aux mots croisés et même lire les genres littéraires sont des activités prévenant la maladie d’Alzheimer.
 Source www.info-alzheimer.net

La fin de vie ne peut se résumer à une ligne de programme électoral par jean Léonetti

Par Jean Léonetti, ministre chargé des affaires européennes

Il est normal qu'en période électorale les sujets de société s'invitent dans les programmes des candidats. Il est en revanche toujours regrettable que, sur ces sujets majeurs qui engagent notre vision des équilibres humains, les propositions mélangent le flou et l'improvisation. Cette situation est clairement dangereuse lorsqu'il s'agit de notre conception de la fin de vie et de la mort.

M. Hollande propose que "toute personne majeure [en fin de vie] puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa fin de vie dans la dignité." Le Parti socialiste a évoqué "un pas vers l'euthanasie", bien que le terme ne soit pas mentionné. L'euthanasie signifie la possibilité ouverte de donner la mort à un malade qui le réclame. Est-ce cela que souhaite M. Hollande . Si c'est le cas, pourquoi, une fois de plus, ne pas le dire clairement ? "Un pas vers l'euthanasie", c'est l'euthanasie.

M. Hollande voudrait-il plutôt parler d'accompagnement médical ? Si tel est le cas, sa proposition ne ferait que reprendre notre action de développement des soins palliatifs organisée par la loi d'avril 2005. Le Président de la République a d'ailleurs fait des soins palliatifs une priorité depuis 2007. Grâce aux 230 millions d'euros investis, les services de soins palliatifs se sont multipliés, les lits dédiés à l'accompagnement de fin de vie ont été rendus obligatoires par la loi et une filière universitaire "médecine palliative" a été créée pour améliorer la formation du personnel médical. 

La loi de 2005 constitue un point d'équilibre. Elle condamne l'acharnement thérapeutique, permet d'arrêter tout traitement inutile ou disproportionné, autorise d'empêcher toute souffrance même si les traitements utilisés pour atteindre ce but ont pour effet secondaire de hâter la mort : en fin de vie, la qualité de la vie prime sur la durée de la vie. La ligne rouge constitue l'interdiction de donner volontairement et activement la mort, autrement dit l'euthanasie. Vouloir changer la situation actuelle mérite mieux qu'une ligne ambigüe noyée dans un programme fait d'ensemble de mesures techniques.

La loi de 2005 constitue un cadre qui a le mérite de répondre à une infinité de situations différentes et complexes. Qu'y-a-t-il de commun entre un homme qui accède à la demande de sa femme de l'aider au suicide alors qu'elle n'est pas en fin de vie, un médecin qui donne la mort à des patients qui ne la réclament pas ou un malade qui, soumis à des douleurs insoutenables en fin de vie, demande la mort pour abréger ses souffrances ? On dit la loi insuffisante. En fait, bien qu'elle fût votée à l'unanimité, elle continue à être trop mal connue et mal appliquée et trop de malades meurent encore souffrants ou abandonnés. Une chose est certaine : les emballements politico-médiatiques qui suivent les "affaires" qui ressurgissent sur ce thème ne permettent pas de dégager de solutions satisfaisantes, bien au contraire. C'est parce qu'elle a été élaborée dans un climat apaisé et serein que la loi de 2005 a pu susciter un consensus. Le débat sur la fin de vie ne peut pas être l'otage de prises de position partisanes et binaires, encore moins des sondages dont semble s'inspirer M. Hollande . 

Il est possible de souhaiter que l'euthanasie soit autorisée. J'y suis personnellement défavorable. Dans les pays où l'euthanasie fut autorisée, des dérives et des abus scandaleux ont été constatés. J'ai aujourd'hui acquis la conviction qu'il y avait plus d'inconvénients que d'avantages à aller dans cette voie. Avec Axel Kahn je suis convaincu que "le geste du médecin n'a pas pour but d'interrompre la vie, il doit soulager". Je partage également la méfiance de Claude Evin vis-à-vis de "toute procédure qui tendrait à exonérer le corps médical de sa responsabilité pénale". Je rejoins Robert Badinter qui considère que la loi actuelle est satisfaisante. Mais ces avis, aussi éminents soient-ils, suffisent-ils pour autant ? Non. 

Ce débat ne peut pas être monopolisé par les experts et les hommes politiques. Il doit être abordé de façon mature et c'est à nous, responsable politiques, d'adapter notre méthode, notre façon de prendre des décisions sur les sujets de société. Tout citoyen dûment informé est aujourd'hui capable de s'approprier ces questions sensibles qui touchent à son intimité la plus profonde.  

Je lance donc un appel pour que, après la présidentielle, un débat national soit lancé, sur le modèle de celui qui a eu lieu pour nos les lois de bioéthiques ou dans les pays scandinaves. J'ai l'intime conviction que des panels citoyens informés et sensibilisés sauront sortir de cette approche manichéenne dans laquelle certains médias et certains hommes politiques veulent les enfermer. Je suis certain, comme j'ai pu le constater sur les questions de bioéthiques, qu'ils feront alors mentir les sondages. Si je me trompe, j'aurais en tout état de cause la satisfaction de savoir que ce sujet aura été tranché par la raison dans un climat de consensus national. 

Malraux disait que toute civilisation est hantée par ce qu'elle pense de la mort. Elle peut aussi être jugée à la façon dont elle traite ses membres les plus vulnérables, ceux qui vont mourir. Il faut soulager la souffrance de ceux-là sans les abandonner, en continuant à les aimer vivants. N'oublions pas que la dignité se lit dans le regard de l'autre et que la demande de mort n'est jamais motivée par autre chose que l'abandon et la souffrance.

Source : Le Monde.fr