dimanche 19 août 2012

Enquête multicentrique sur la demande de mort anticipé ou "DeMA" en France

 

Évolution des demandes de mort anticipées exprimées
auprès des équipes de soins palliatifs en France.
Enquête multicentrique sur la demande de mort anticipé ou "DeMA"

 

Définition de la DeMA :

 Demande explicite du patient à un professionnel de santé du service où il est hospitalisé, d’une aide pour une mort anticipée ;

- Souhait explicite du patient de ne plus vivre parce qu'il considère cette modalité de vie comme insupportable, et/ou que sa vie a été accomplie et/ou que sa vie est arrivée à son terme ;

 Souhait anticipé du patient exprimé directement ou au travers de directives, afin qu'on l'aide à mourir en cas d’aggravation et/ou s'il n'a plus la volonté de vivre ;

 Demande exprimée par un proche ou un parent afin que le patient reçoive une aide pour mourir parce qu'il a ou avait évoqué la situation qui prévaut actuellement et souhaitait qu'on ne prolonge pas sa vie dans de telles conditions.

Introduction

En France, le débat sur la question de l’euthanasie ou du suicide médicalement assisté reste limité par des positions très idéologiques entretenues par la pauvreté des données épidémiologiques disponibles.

Patients et méthodes

Une enquête sur les demandes de mort anticipées (DeMA) exprimées aux équipes de soins palliatifs durant l’année 2010 a été proposée à 789 structures françaises. Les données recueillies concernaient : l’origine de la DeMA (patient, proches, soignants), les caractéristiques générales des patients concernés, le contexte médical, psychique et social dans lequel s’exprimait la DeMA, les symptômes, le type de prise en charge palliative spécifique, l’évolution du patient, l’évolution de la DeMA et l’interprétation rétrospective par l’équipe de la signification de la DeMA.

Résultats

La majorité des services sollicités a participé (60 %) et 352 équipes ont décrit 783 cas de DeMA, 476 exprimées par les patients, 258 par les proches et 49 par le personnel soignant. 

La pathologie somatique la plus fréquente était le cancer (72 %) ; 69 % des patients étaient en phase terminale. 

Peu de patients présentaient une douleur non contrôlée (3,7 %) ; les symptômes les plus fréquents étaient des difficultés d’alimentation (65 %), de motricité (54 %), d’élimination (49 %) ou une cachexie (39 %) ; 31 % des patients étaient considérés comme anxio-dépressifs ; 79 % des DeMA n’avaient pas pour motif, un symptôme particulier ; 37 % des DeMA ont persisté tout au long de l’évolution bien qu’un suivi spécifique régulier par une équipe de soins palliatifs ait concerné 83 % de l’ensemble des patients ; 24 % des demandes ont fluctué ; 68 % des patients concernés sont décédés dans le mois suivant la DeMA. 

L’interprétation donnée à la DeMA par l’équipe a été une demande de soulagement pour 69 %, une situation inextricable pour 44 % ; un souhait de ne plus vivre pour 36 % et une demande d’aide pour mourir pour 30 % des cas.

Conclusion

Le grand nombre de cas décrits de DeMA apporte pour la première fois en France des données permettant d’approcher le contexte, l’évolution du patient et de la DeMA dans un pays où l’euthanasie n’est pas légalisée. Indépendamment de l’origine des DeMA, celles-ci restent fréquemment maintenues malgré une prise en charge spécifique en soins palliatifs, qui avait permis de soulager le patient de ses symptômes.

Source : http://www.em-consulte.com/article/731133/article/evolution-des-demandes-de-mort-anticipees-exprimee


Je vous invite à lire les commentaires d'Emmanuel Hirsch sur cette enquête
à cette adresse : 
http://plusdignelavie.com/?p=1264 

Emmanuel Hirsch est Président du Collectif Plus Digne la Vie, professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud 11, Auteur de Apprendre à mourir, éditions Grasset

Mise au point éthique autour de la fin de vie, de l'euthanasie
et du suicide assisté par la SFAR
(Société française d’anesthésie et de réanimation).

Dans le cadre du débat autour de la fin de vie, le comité éthique de la SFAR (Société française d’anesthésie et de réanimation) propose une mise en perspective des concepts d’euthanasie et de suicide assisté à partir d’une analyse de la littérature médicale et de l’expérience des pays qui ont légiféré sur ces sujets.

La prise en charge de la fin de vie constitue un enjeu sociétal crucial auquel le législateur a répondu par la loi du 22 avril 2005. Néanmoins, un débat émerge de la société civile sur l’opportunité de dépénaliser/légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté (E/SA).
Cette question interroge directement les médecins, en particulier les anesthésistes/réanimateurs.

Consulter le dossier : Fin de vie, euthanasie et suicide assisté : une mise au point de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar)

Source : http://plusdignelavie.com/?p=2117


jeudi 2 août 2012

La toilette mortuaire, synthèse documentaire.

Cet article est une synthèse de ce qui existe actuellement
dans la littérature sur la toilette mortuaire. 
 

La toilette mortuaire : fin d’une histoire ?

TRADITIONS DANS NOTRE CULTURE

 Aussi loin que l’on remonte dans le temps, il n’y a pas d’exemple d’hommage à un défunt sans rites. (Tête posée sur un coussin de fleurs, bras repliés, présence d’offrandes funéraires,…). Ceci pour dire que la mort n’est pas seulement un fait biologique mais elle appartient résolument à l’ordre socio-culturel. 

A partir du Moyen-Age : sens dramatique et événementiel.

 A la Renaissance et jusqu’au XVIIème siècle : mise à distance et reléguation à une extrêmité lointaine et facile à oublier 

A partir du XVIIIème siècle, la mort est dramatisée : elle devient impressionnante accaparante avec regrets et souvenirs : culte des tombeaux et des cimetières.

A la fin du XIXème siècle, la peur de faire de la peine à celui qui va mourir, engendre un caractère indécent de tout ce qui permettait au mourant de se préparer :

Il devient incorrect d’aborder le sujet devant la personne en fin de vie, surprotection infantilisante comme si la vie n’était pas en danger et du même coup, le mourantn’a plus de raison de se préparer à mourir.

 Au travers d’une suractivité déraisonnable, l’entourage refoule ses propres angoisses/personne qui  va  mourir :  Il  se  sent  obligé  de  rendre  visite  au  mourant  pour  “jouer”  la  fausse réassurance.

 Jusqu’à la première guerre mondiale, la mort d’un homme touchait la communauté et des rituels permettaient de la prévenir du décès d’une personne : fermeture des volets de la maison, on voilait les miroirs, on arrêtait les pendules  et on allumait des cierges. Un à un les membres de la communauté venaient rendre un dernier hommage au défunt puis petit à petit, la vie reprenait son cours normal. La mort faisait partie de la vie et était acceptée comme un aboutissement. 

Dans  la  deuxième  moitié  du  XXème  siècle,  avec  les  progrès  technologiques  et économiques, pour faire vivre sa famille, il faut quitter la campagne et devenir un citadin. La famille se rétrécit, l’espace vital suit la même tendance : les hommes vivent de plus en plus près les uns des autres et paradoxalement la notion de groupe ou de communauté s’effiloche. 

Face à la mort, les usages et traditions tels qu’on les vivait au XXème siècle, ne répondent plus aux exigences de notre société : il y avait des codes différents pour chaque événement de la vie qui servaient à extérioriser les sentiments inhabituels. Aujourd’hui ces sentiments sont canalisés, voire refoulés. 

Soins aux grands viellards – 22 & 23 janvier 2009 – CHU de CLERMONT-FERRAND

Source et suite de l'article : http://sgca.fr/textes/soinsvieillards/toilette%20mortuaire.pdf


 

 Source VigiPallia

 

 

 

La toilette funéraire : Dernier des soins, premier des rites

Auteur Jean-Marie Gueullette Université de Lyon. Centre Interdisciplinaire d’Ethique de l’Université catholique de Lyon.

Laver le corps d’un être humain qui vient de mourir : voici l’un des gestes les plus universels. Dans l’évolution rapide qui marque la ritualité funéraire des sociétés occidentales, la toilette a une place spécifique, car elle reste le plus souvent le dernier des gestes accomplis par les soignants, qui lui accordent une grande importance. Depuis quelques années, on a vu les réglementations relatives à la toilette funéraire évoluer de manière significative : le projet de la confier aux professionnels des chambres mortuaires a été généralement abandonné sous la pression des soignants qui refusaient de se voir dépossédés de cette possibilité de mettre un point final à leur démarche.

La ritualité funéraire joue sur deux dynamiques contradictoires : celle de la retenue du mort dans le monde des vivants, et celle de la mise à l’écart des morts pour que les vivants puissent vivre. Dans le premier registre, on peut placer les gestes qui se font immédiatement après la mort, et par lesquels on va, d’une certaine manière, faire comme si le mort était toujours parmi les vivants. Dans le second, on trouve tout ce qui est de l’ordre de la mise à distance, des déplacements, de l’assignation à résidence du mort dans un lieu spécialisé, mais aussi tous les gestes spécifiques aux morts, ce que l’on ne fait que pour eux, les gestes qui manifestent clairement que le mort est mort, comme la mise en bière, par exemple. La toilette mortuaire est un geste qui cherche à retenir le mort chez les vivants ; il n’est pas très différent des gestes de toilette que l’on offrait à la personne lorsqu’elle était malade, en particulier dans les situations où la toilette n’est pas effectuée dans une ritualité religieuse. C’est une toilette comme toutes les autres, mais elle est effectuée sur un mort. Il faut donc veiller, dans l’évolution des pratiques funéraires, à ce que la toilette reste ce qu’elle est, en particulier qu’elle ne soit pas mise au service d’un travestissement, d’une opération technique qui viendrait renforcer le déni de la mort. Un rite funéraire peut exprimer le besoin qu’ont les vivants de retenir le mort parmi eux, mais il ne sera anthropo-logiquement juste qu’à condition d’être articulé à d’autres rites qui manifestent l’autre versant, celui de la reconnaissance de la réalité de la mort, celui de la mise à distance des morts.

Source et suite de l'article sur Cairn.info


 

La toilette mortuaire par Claire Laulan Cadre infirmier, USP

 

On peut donc s’interroger sur le vécu des personnels qui pratiquent la toilette mortuaire. C’est la question posée par Claire Laulan dans l’article La toilette mortuaire : un soin particulier ? publié dans la revue Médecine palliative, vol. 4 n°2, avril 2005, pages 70-72.

Et dont voici le résumé

« Comment qualifier la toilette mortuaire ? Faut-il la considérer comme un soin, un soin infirmier, dans la mesure où elle est généralement effectuée, dans les établissements de soins, par les infirmières et les aides-soignants(es) ?

Dans tous les cas, loin d’être un soin anodin, elle n’est pas sans poser parfois des difficultés à ceux qui la réalisent.

Même si une démarche commune, dans sa réalisation, est observable dans la pratique soignante, nous pouvons nous demander si chaque soignant y attribue ou non un sens particulier. D’où la difficulté de le protocoliser. »

 

Définition 

« La toilette funéraire comme un acte fondamental de séparation. Si à la naissance la section du cordon ombilical symbolise la séparation, à la mort c’est la toilette mortuaire. » F.LOUX

« Elle est vécue comme la manifestation obligée des égards dus à la personne. » L.V Thomas

« C’est le dernier contact physique avec le mort, le dernier soin fait à ce malade que le soignant a connu, peut être très peu de temps, mais dont l’intensité des échanges a pu être importante…c’est la rencontre avec la mort. » R.M Corbière

La toilette mortuaire consiste à prendre soin du corps du défunt, à travers un certain nombre de gestes et de pratiques.

Un vide juridique au regard de la profession infirmière

Aucun texte de loi ne définit clairement cette pratique.

N’apparaît pas dans le décret de compétence de février 2002. Elle ne peut donc être qualifiée d’acte de soin infirmier. Elle n’est pas l’expression d’une pratique professionnelle officiellement validée. à télécharger ici

Suite du document sous format PowerPoint : v4 telecharger ici2


    

Voir le livre de Louis Vincent Thomas

« Laver les défunts ne répond pas seulement aux exigences de l’hygiène et de la convenance ; cela revient, au regard de l’imaginaire, à éliminer la saleté de la mort. Les rituels religieux ont pris en compte cette symbolique de la purification et confèrent à la toilette funéraire une porte sacrée : elle conditionne le destin de l’âme du défunt »

Louis Vincent Thomas

Dans la littérature, peu de documents sont consacrés à la toilette mortuaire à domicile et à la place de la famille. Cela reflète la tendance actuelle où la majorité des personnes, en France, meurt à l’hôpital. 

En milieu hospitalier, la pratique de la toilette mortuaire fait souvent l’objet d’un protocole. Au domicile, des usages communs existent, cependant elle s’invente avec l’aide de tous les acteurs, famille, soignants et bénévoles.

Au domicile certaines questions prennent de l’importance : 

Qui est présent lors du décès ? Qui constate le décès ? Qui ferme les yeux du défunt ? 

La toilette mortuaire doit-elle être faite immédiatement ou attend-on ? 

Les proches peuvent-ils et/ou veulent-ils participer à ce soin ? Quels rituels doivent être respectés ? Et par qui ? Faut-il habiller le défunt avec des vêtements particuliers ? Qui les choisira ? Où le mort séjourne-t-il ? [

Toutes ces questions doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie.

La toilette mortuaire au domicile n’est pas et ne devrait pas être une copie du soin qui se pratique à l’hôpital même si certains gestes restent les mêmes.


    

Voir aussi :

Pompes funèbres générales

http://www.pfg.fr/html/obseques/rites.htm
Les rites catholiques du deuil
Les rites protestants du deuil
Les rites juifs du deuil
Les rites musulmans du deuil


   France Obsèques Liberté

http://www.obseques-liberte.com/menus/menu027.html

 


       Les rites funéraire par Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire

 



Décès à l’hôpital : les premiers gestes des soignants

http://www.actusoins.com/4788/deces-a-lhopital-les-premiers-gestes-des-soignants.html



Toilette et préparation d’un patient décédé avant son départ à la chambre mortuaire

http://www.urgences-serveur.fr/Toilette-et-preparation-d-un,1080.html

 


La toilette mortuaire, un peu d'histoire

http://sgca.fr/textes/soinsvieillards/toilette%20mortuaire.pdf

 


La toilette funéraire

http://www.cairn.info/revue-etudes-2008-11-page-463.htm


  De la toiletteuse au thanatopracteur. Prendre soin des corps après la mort

http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2007-1-page-141.htm

 


mercredi 1 août 2012

Les rites funéraires en France

Introduction

Les changements sociologiques majeurs tels que, l'urbanisation, la recomposition et l'éclatement géographique des familles, le triomphe de l'individualisme et du matérialisme mais aussi le fait que la société soit plus technique, hygiéniste, moins religieuse et qu'elle ne croit plus à l'échange symbolique avec ses morts, font que les rites sociaux traditionnels ont tendance à diminuer voire disparaître.

Mais si l'on cherche, comme en France, à dédramatiser la mort, à en faire une affaire privée et à personnaliser le deuil il n'y a pas pour autant de nouveaux rites mais des rites modifiés et de nouvelles pratiques.

Or, ces pratiques, générées notamment par la crémation des défunts, qui évoluent vers un "petit sacré personnel", et ses drames que l'on consommerait en solitaire, peuvent entraîner des deuils pathologiques, car lorsque les rites ne fonctionnent pas les morts reviennent tourmenter les vivants 

 

Les rites funéraires

Qu'est-ce qu'un rite

"Un rite, c'est un ensemble d'actes et de signes matériels à haute teneur symbolique, marquant à la fois l'expérience d'un changement perçu comme mystérieux, sinon menaçant pour l'existence et appelant le dépassement". Tiré de :  Anthropologie du temps et rite dans la mire de la mort de  Luce des AULNIERS (Directrice de la Revue Frontières).

Les rites révélateurs des valeurs et croyances essentielles d'un groupe social ou culturel, médiatisent au niveau de l'individu et de son groupe d'appartenance, les différents événements de la vie. Pour cela, fonctionnant tous sur le même principe, ils assurent trois fonctions, celle d'indiquer que l'on quitte un groupe pour un autre, de marquer ce temps de passage et de permettre de canaliser, voire masquer ses émotions.

S'articulant entre le collectif et l'individuel, les rites peuvent donc se concevoir comme donnant un sens collectif aux événements individuels. 

Les rites funéraires et leurs fonctions

Les rites funéraires, parade à l'angoisse et à l'isolement sont une production collective qui amène l'individu à partager une même conception de la mort. ils permettent de contrôler les forces qui menacent une collectivité.

Ils possèdent une dimension symbolique, générée par une culture capable de s'approprier la mort, de l'intégrer à la vie sociale et personnelle, et une dimension initiatique pour celui qui les vit.

Ils ont une fonction thérapeutique et éducative : thérapeutique car en soulignant la réalité de la disparition, ils empêchent de nier la mort et aident même à la penser et en permettant la dramatisation, ponctuelle, des sentiments individuels, ils évitent pour l'individu et la société tout débordement ultérieur. Educative car ils inculquent des valeurs à la société.

Ils donnent un rôle à chacun, et font agir, d'abord pour retenir puis pour autoriser la coupure avec le corps, devenu autre, et permettre ainsi au souvenir d'exister.

Avec eux, il s'agira alors autant de régler le devenir du mort et de permettre son souvenir que de maîtriser symboliquement les effets angoissants et destructeurs de la perte et de la mort.

Enfin, ils proposent une signification religieuse à la mort elle-même comme passage à l'au-delà.


 

Les différentes cérémonies funéraires en fonction des religions

 Religion chrétienne

Confession catholique :

Bénédiction, messe : environ 10% des dépenses faites au civil.

Deuil et rites catholiques
La toilette "rituelle" n'existe pas chez les catholiques.
 Une veillée funéraire au domicile du défunt ou une résidence de famille est parfois choisie après avoir été délaissée ces dernières années. Cette veillée est plus présente en milieu rural, ou lorsqu'il s'agit de l'enterrement d'un prêtre ou d'un diacre. Elle se décide toujours à l'initiative soit de la famille, soit de l'entourage, du quartier ou des amis.


Rien n'est imposé pour le cercueil. Un croix peut être ajoutée. 
La préparation de la célébration religieuse se fait quelquefois au presbytère mais aussi souvent au domicile familial, par le prêtre, par des chrétiens intervenant dans la célébration, ou la réalisant entièrement seuls.

La famille fait ainsi le choix des lectures, des chants, de la prière et de la musique. 
La descente dans le caveau est accompagnée d'un bénédiction mais le clergé ne se déplace plus que rarement dans les cimetières. 
Le catholicisme accorde une nette préférence pour l'ensevelissement à des obsèques avec crémation (tolérée depuis 1963).

Un service religieux n'est généralement pas admis, sauf accord de l'évêque, devant une urne cinéraire. Cependant, des prêtres l'acceptent car le rituel prévoit de célébrer "le corps absent".

Coutume reconnue pour les invités : envoi de fleurs, cartes de condoléances, don ou offrande lors de la cérémonie religieuse.

  Diocèse de Paris  8, rue de la Ville-L'Evêque 75008 Paris  Tél. : 01 49 24 11 62
  Site de l'Eglise Catholique en France (cliquer)


 

Confession protestante : 

Deuil et rites protestants
Pas de toilette "rituelle" chez les protestants.
Pas de veillée funéraire.
Le cercueil peut être équipé d'une croix simple, le corps repose sur le dos, les mains jointes sur la poitrine.
La cérémonie religieuse à lieu au temple avec ou sans la présence du corps.


La famille fait le choix des lectures, des chants et de la musique.
Accompagnement du pasteur soit au crématorium (crémation autorisée depuis 1898) soit au cimetière (les personnes présentes jettent de la terre sur le cercueil après son inhumation).

Coutume reconnue pour les invités : envoi de fleurs, carte de condoléances, don à une œuvre de charité.

  Fédération Protestante de France  47, rue de Clichy 75311 Paris cedex 09  Tél. : 01 44 53 47 00
  Site de la Fédération Protestante de France (cliquer)

  Eglise réformée de France  7 impasse Curé 75018 Paris  Tél. : 01 40 34 53 05
  Eglise évangélique luthérienne de France  16 rue Chauchat 75009 Paris  Tél. : 01 44 79 04 73
  
Fédération des églises évangéliques baptistes  47 rue de Clichy 75009 Paris  Tél. : 01 53 20 15 40
  Union des églises évangéliques libres  3 rue Germain Dardan 92120 Montrouge  Tél. : 01 46 57 38 09


                   

Confession orthodoxe

Des bougies sont allumées.
 Toilette et habillage du défunt, une icône du Christ ou une croix est placée entre ses mains croisées. 


Le corps peut être installé en direction de l'orient (venue du Christ ressuscité). 


Les rites funéraires et la messe sont célébrés à l'intérieur de l'église.

Eglise orthodoxe de France  26 rue Friant Villa Notre Dame 75014 Paris  Tél. : 01 45 42 44 12
  

Métropole grec-orthodoxe de France  7 rue Georges Bizet 75116 Paris  Tél. : 01 47 20 82 35
  

 Patriarcat œcuménique Cathédrale Saint-Alexandre Nevsky  12 rue Daru 75008 Paris  Tél. : 01 42 27 37 34


Patriarcat de Moscou  26 rue Peclet 75015  Tél. : 01 48 28 99 90
  

Patriarcat de Roumanie  1 boulevard du Général Leclerc 91470 Limours  Tél. : 01 64 91 59 24
  

Patriarcat de Serbie  30 rue Simplon 75018 Paris  Tél. : 01 42 52 99 90


 
Religion islamique

Deuil et rites musulmans


La toilette purificatrice est effectuée suivant un rite très précis. Après avoir placé le corps dont la tête est dirigée vers la Mecque, le corps est lavé plusieurs fois, puis essuyé avant d'être enveloppé dans des pièces de tissus blanc. 
Les membres supérieurs sont placés soit le long du corps, paumes tournées vers le haut, soit croisés sur la poitrine.


Des "sourates" du Coran sont récitées lors de la veillée du corps.
 Le cercueil est très simple (présence non indispensable d'un capiton) avec parfois l'emblème du croissant islamique.

Le corps, dans un délai maximum de 48 heures, est mis en bière sur le coté pour faire face à La Mecque si celui-ci est inhumé dans un "carré musulman" (aménagement présent dans un nombre limité de cimetières).
Il n'est pas dans la coutume d'envoyer des fleurs.


Une cérémonie et le passage du défunt à la mosquée n'est pas une obligation. 
Généralement les hommes sont présents lors de l'inhumation du cercueil en pleine terre et jettent quelques pelletées de terre, les femmes et les enfants s'éloignent ou quittent le cimetière. La prière funéraire est faite par l'imam.
 Durant les trois premiers jours la famille reçoit les condoléances, des prières sont récitées. L'ensemble de la communauté soutient la famille et prépare les repas. Le troisième et le quatrième jour sont dédiés à la  prière.


L'injection de produit formolé (thanatopraxie, soins somatiques ou de conservation) n'est pas autorisée, sauf rapatriement vers certains pays. 
La crémation est interdite.
 
Coutume reconnue pour les invités : envoi de fleurs, carte de condoléances.

  Institut Musulman de la Grande Mosquée  2, place du Puits de l'Ermite 75005 Paris  Tél. : 01 45 35 97 33
  Site de la Grande Mosquée de Paris (cliquer)


  Religion juive

Deuil et rites juifs


Un membre de la Hevra Kadicha (confrérie du dernier devoir) exécute la Tahara (toilette purificatrice), organise les prières et conseille les familles sur leurs obligations et leurs devoirs.
 Des psaumes sont récités durant les différentes étapes de la toilette. Le corps est entièrement entouré d'une étoffe blanche. Les soins de conservation sont interdits sauf lors d'un rapatriement en Israël.


Une veillée réunit la famille qui lit des prières.
Dans les premières 24 heures, la mise en bière est effectuée dans un cercueil simple (éventuelle présence d'une étoile de David). La tête du défunt repose sur un petit sac contenant de la terre d'Israël. Cette même terre est aussi répandue sur le défunt.


Le convoi funéraire peut passer sans s'arrêter devant la synagogue, avant de se diriger vers le cimetière.
Les invités doivent attendre la formation du convoi à l'entrée du cimetière.
 Il n'est pas dans la coutume d'envoyer des fleurs.


Un rabbin est chargé de l'oraison funèbre et de la lecture de la prière des morts devant le cercueil. Les personnes qui assistent à l'inhumation jettent 3 pelletées de terre. Lavage des mains sans les essuyer et déchirure symbolique d'un vêtement avant de quitter le cimetière.


Les étapes du deuil :
  

- Les 7 premiers jours : période marquée par les visites de la communauté et imposant de nombreux interdits.
  

- Après 30 jours : levée du deuil.
  

- Durant un an : récitation de la prière des morts et allumage d'une lumière (rite repris à cette même date et chaque année). 
La conservation par formolisation n'est pas imposée pour un retour de la dépouille en Israël si le transfert et l'inhumation ont lieu dans les 48 heures suivant le décès (cliquer)

La crémation est interdite. En conséquence, il n'y a pas de purification rituelle, ni d'envoi de rabbin, dans ce cas de figure.

Coutume reconnue pour les invités : pas d'envoi de fleurs, don à un organisme connu de la famille.

Association Consistoriale Israélite de Paris  17, rue Saint Georges 75009 Paris  Tél. : 01 40 82 26 26
  

Service des décès Hévra Kadicha : 01 40 82 26 90 (heures de bureau).

Autres horaires : 06 09 21 15 04
  Site du Consistoire Israélite de Paris (cliquer)


 

Bouddhisme

Plusieurs types de cérémonies sont possibles.

Le corps est placé sur le coté droit, la main droite au niveau du menton, la main gauche sur la cuisse gauche.

Lecture auprès du défunt du Livre des Morts Tibétains.

Pas d'acte de conservation du corps, obsèques avec crémation ou inhumation

Coutume reconnue pour les invités : offrandes au bonze puis à la famille.

Union bouddhiste de France  BP 240 Etoile  75770 Paris Cedex 16  Tél. : 01 42 77 86 1 7

  Site de l'Union bouddhiste de France (cliquer)

Association Française d'Information Funéraire

infos@afif.asso.fr


 

A lire aussi les fiches du dossier provenant du site Alloleciel.fr 

Les différentes cérémonies funéraires 

La cérémonie civile

Il n’y a pas d’obligations de rites et de cérémonies funéraires civiles. Autrefois, dans les villages, on avait établi un certain protocole: Veillée du défunt par la famille et les amis Visite au domicile du défunt Suivi du…

Les cérémonies religieuses : catholiques et protestants

Les obsèques des catholiques et des protestants ont des rites à peu près identiques. Dès l’arrivée du convoi à l’église, les membres de la famille, guidés par le maître de cérémonie sont invités… 

La cérémonie juive

Les cérémonies et les traditions juives varient selon les communautés établies dans les différentes régions du monde. Les commandements de la Thora sont à l’origine des rites et des cérémonies juives. Pour les juifs, la vie…

La cérémonie musulmane

80% des musulmans décédés en France seraient rapatriés dans leur pays d’origine pour être enterrés dans un cimetière musulman comme c’est la règle dans l’Islam. Dans le Coran rien n'est écrit sur… 

La cérémonie boudhiste

La mort est l’entrée dans le Nirvana (paix) ou l’Eveil. Bouddha enseigna par la méditation comment accompagner les personnes en fin de vie, comment aider les mourants et les morts que ce soient des humains ou des animaux, comment se préparer soi-même…


 

Les rites funéraires dans le monde vue sur Wikipédia 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rite_funeraire


Voir aussi sur le site obseques-liberte.com

Les rites funéraires et les religions


      L'Islam

Les Chams

Le Christianisme

L'Hindouisme

L'Hindouisme aux Antilles

Le Judaïsme

L'Église Réformée de l'Étoile à Paris

Les rites du passage de vie à trépas