mercredi 26 décembre 2012

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Jean-Jacques Pujo - Accompagnant bénévole auprès des personnes malades
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samedi 15 décembre 2012

Bibliographie sur la souffrance des soignants

 

 Deuil de soignants une souffrance à penserMAUBON, Marielle 
04/2011 , 5 p. 

 

 

 Souffrance des soignants en soins de suite : à propos de trois établissements / LACROIX-FICHTER, Catherine ; TESNER, Hélène ; MANTION, Dominique ; MITAINE, Laurence 53 p. 

 

 

 Besoins et souffrance des soignants 
JALMALV JUSQU'A LA MORT, ACCOMPAGNER LA VIE 1988 , n° 14 , 44 p. 

 

 

La souffrance des soignants et des médecins n'existe pas / 
LONGNEAUX, Jean-Michel 
Le journal de Cancer et Psychologie Mars 2007 , n° 62 , p.3-15 
Type de Document Mémoire ou Thèse Relations soignants/familles  Auteurs : GROSJEAN, Murielle ; MAHOUDEAU, Lydie [2012] 66 p. 

 

 

 

 Propos sur le grand âge réfléchir une expérience / SEBAG-LANOE,R. ; LAROQUE, G. Editions Doin-Lamarre 2008 , IX + 117 p. Type de Document Mémoire ou Thèse Prendre soin ... Auteurs : DERENNES, Nathalie 133 p.  

 

 

 

En quoi une équipe mobile des soins palliatifs peut-elle soulager une équipe soignante face à la souffrance et à la mort ? /RUSZNIEWSKI, Martine 
INFO KARA REVUE FRANCOPHONE DE SOINS PALLIATIFS 03/1994, n° 33 , p.21-23 

 

 

 Prendre soin 
ETHIQUE ET SANTE ,01/04/2004 , vol. 1 , n° 2 ,

 

 

Va à la merde ! : réflexion d'une équipe de soins palliatifs par rapport à la violence dans les soins / VAN BUNNEN, Brigitte 
ETHICA CLINICA 2002 , n° 26 , p.18-19 

 

 

 Aide à la prise en charge de la souffrance des soignants:étude préliminaire réalisée au Centre René Huguenin / 
ALLOT ; MARIE, Jean Pierre ; LASSAUNIERE, Jean-Michel 2003 , 78 p. 

 

 

Demande d'euthanasie / ABIVEN, Maurice
BULLETIN DE LA SOCIETE FRANCAISE DE PSYCHO-ONCOLOGIE 1999 , n° 22 , p.13-14 

 

 

 L'overdose : ou la souffrance du soignant en soins palliatifs vue de l'intérieur / GANCEL, Maud32 p. 

 

 

 Une solution à la souffrance des soignants face à la mort : la démarche palliative /COLOMBAT, Philippe 
Soigner en hématologie et Oncologie 2008 , p.162-167 

 

 

 Souffrance des soignants / COLOMBAT, Philippe 8 

 

 

La souffrance des soignants : un risque humain, des enjeux éthiques / CANOUI, Pierre INFO KARA REVUE FRANCOPHONE DE SOINS PALLIATIFS 2003 , vol. 18 , n° 2 , p. 101-104 

 

 

Souffrance psychologique: les soignants aussi / DEFONTAINE-CATTEAU, Marie-Claude
Douleur et analgesie 2006 , vol. 19 , n° 1-2 ,p.25-28 

 

 

 La souffrance, quel sens encore ? / AIN, Joyce ; CREAI, Centre inter-régional pour l'enfance et l'adolescence inadaptées 
CREAI PACA Corse 2001, p.25-32 

 

 

La souffrance : une problématique qui concerne aussi les soignants / BERNARD, Marie-Fleur ; CREUX, Françoise 
EUROPEAN JOURNAL OF PALLIATIVE CARE 2003 , vol. 10 , n° 2 , p.77-81 

 

 

Souffrir de soigner / ADAM, Claudie ; BAS, Katheryna ; MAILLIARD, Marie-Claude ;PIEROT, Christine 
L'infirmière 1991 , n° 2 ,p.44-48 

 

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 Documentation provenant du site : http://vigipallia.soin-palliatif.org/index.php


dimanche 9 décembre 2012

Les euthanasies clandestines sont peu nombreuses en France

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Tesson illustrateur

Le 04 décembre 2012
L'Institut national d'études démographiques (Ined) a rendu publique, hier, une étude sur les décisions médicales en fin de vie. Seuls 0,6 % des décès sont consécutifs à la décision de mettre délibérément fin à la vie du malade à sa demande, une pratique illégale en France. D'une manière générale, il reste des progrès à faire dans l'application de la loi Leonetti sur la fin de vie, qui est encore méconnue.

Des données factuelles pour nourrir – et peut-être dépassionner – un débat brûlant. Tel est l'apport majeur de l'enquête rendue publique lundi 3 décembre par l'Institut national d'études démographiques (Ined), sur les décisions médicales en fin de vie. Elle se fonde sur un échantillon représentatif d'environ 5 000 décès survenus fin 2009, non seulement à l'hôpital, mais aussi à domicile et en maison de retraite.

« Nous avions besoin de données les plus factuelles possible, souligne Régis Aubry, président de l'Observatoire national de la fin de vie, associé à l'enquête. On peut dire que c'est la première fois en France que nous disposons d'une étude aussi rigoureuse sur un échantillon aussi vaste. »Deux semaines avant la remise, le 18 décembre prochain, du rapport de la mission de réflexion sur la fin de vie, présidée par Didier Sicard, c'est dire si ses résultats vont être observés à la loupe. Comment meurt-on en France ? La loi est-elle bien appliquée ? Y a-t-il des pratiques illégales ?

Premier enseignement : pour 48 % des décès, soit près de la moitié (1), « le médecin déclare avoir pris une décision médicale en ayant conscience qu'elle était susceptible d'abréger la vie du patient », mais, dans la grande majorité des cas, sans intention de donner délibérément la mort : dans 27 % des cas, le médecin a ainsi intensifié le traitement de la douleur et des symptômes (par des opioïdes et/ou des benzodiazépines) ; dans 15 % des cas, il s'est abstenu d'un traitement visant à prolonger la vie et, dans 3 %, il a arrêté un tel traitement.

Autrement dit, ces décisions se sont appuyées sur les dispositions de la loi Leonetti du 22 avril 2005, qui permet sous certaines conditions de limiter et d'arrêter des traitements. Seule une très faible fraction des décès (3,1 %) sont consécutifs à la volonté délibérée de faire mourir le malade, dont 0,8 % en administrant un médicament.

« La loi est encore insuffisamment connue »

Autre donnée à retenir : seuls 0,6 % des décès sont le résultat d'une euthanasie, c'est-à-dire, selon la définition retenue par l'Ined, « le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d'une personne à sa demande ». En d'autres termes, les euthanasies, actuellement illégales mais qui font souvent l'objet de spéculations sur des pratiques clandestines, sont en réalité marginales en France.

Un constat qu'il faut toutefois compléter par une autre donnée importante fournie par l'enquête : selon l'Ined, 1,8 % des personnes décédées avaient exprimé une demande explicite d'euthanasie – ce qui, rapporté au nombre moyen de décès en France (environ 500 000 chaque année) représenterait 9 000 personnes. Un chiffre en deçà des projections effectuées par l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui les évalue entre 13 000 et 14 000.

Pour la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), l'étude montre « l'importance de la place de la loi Leonetti » aujourd'hui – « un décès sur deux survient dans le contexte de l'application de[cette] loi » qui est donc, selon la Sfap, « un repère essentiel au service des malades ».

L'étude montre toutefois son application inégale, notamment lorsque les patients ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté : dans 8 % des cas, en dépit d'une décision prise en étant conscient du risque de hâter la mort, aucune discussion n'a eu lieu, relève l'Ined.

En outre, toujours dans le contexte de ce type de décision majeure, 38 % seulement des patients avaient désigné une personne de confiance pour faire connaître leurs souhaits et moins de 2 % avaient rédigé des directives anticipées. Pour le président de l'Observatoire de la fin de vie, Régis Aubry, « la loi est encore insuffisamment connue, y compris au sein du personnel médical » .

Un travail d'envergure

Pour mener à bien son enquête, l'Ined a envoyé plus de 14 000 questionnaires à 11 800 médecins certificateurs, avec un taux de réponse de 40 %. Les résultats se fondent donc sur un échantillon représentatif de 4 900 décès de personnes de 18 ans et plus survenus en décembre 2009. Pour être certain que le taux de non-réponse ne biaisait les résultats globaux (savoir par exemple si un médecin a refusé de répondre en raison du sujet même de l'enquête), l'Ined a mené une enquête téléphonique auprès des médecins n'ayant pas renvoyé le questionnaire. « Nous sommes donc confiants sur la qualité des résultats », explique Sophie Pennec, de l'Ined.

Marine Lamoureux | La Croix | 03 décembre 2012

(1) Les circonstances des autres décès se répartissent comme suit : 17 % sont des décès soudains, 23 % ont suivi une « décision prise sans considérer qu'elle pourrait hâter la mort » et, dans 12 % des cas, tout a été fait pour prolonger la vie.