mercredi 16 janvier 2013

Percée majeure vers un vaccin contre l'Alzheimer

Des chercheurs de l'Université Laval, du CHU de Québec et de la pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) ont découvert une façon de stimuler les mécanismes de défense naturelle du cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

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Il s'agit d'une percée majeure dans le domaine de la recherche contre cette maladie, puisqu'elle ouvre la porte au développement d'un éventuel traitement pour les gens atteints d'Alzheimer et d'un vaccin pour prévenir la maladie. Lorsqu'une personne souffre d'Alzheimer, son cerveau produit une molécule toxique, que les cellules de défense du système nerveux ne parviennent pas à éliminer. Cette molécule, la bêta-amyloïde, forme alors des dépôts appelés plaques séniles. Or, l'équipe du docteur Serge Rivest

, professeur à la Faculté de médecine de l'Université Laval, a identifié une molécule qui permet de stimuler les cellules immunitaires du cerveau.

Les résultats obtenus sur les souris atteintes d'Alzheimer sont probants. Chez les cobayes ayant reçu une injection hebdomadaire de la molécule, pendant 12 semaines, 80 % des plaques ont été éliminées. « Les tests cliniques auprès des patients Alzheimer sont très longs. Il faut traiter les gens et après faire des tests tous les six mois pour voir s'il y a une amélioration de la mémoire. Ça peut prendre quelques années avant d'avoir des effets qui sont clairs pour les gens atteints, mais pour avoir un vaccin sécuritaire, qu'on pourrait commencer à utiliser en intervention, ça pourrait être plus rapide », avance Serge Rivest, optimiste. 

Posted: 16 Jan 2013 11:25 AM PST

Regardez la video : Bruno Savard discute de cette découverte 

Source : www.radio-canada.ca

mercredi 9 janvier 2013

Les décisions médicales de la fin de vie en France

1ers résultats de l’enquête "La fin de vie en France", menée par l'INED, cinq ans après l’adoption de la loi Leonetti.

Sophie Pennec, Alain Monnier, Silvia Pontone, Régis Aubry

N°494, novembre 2012, 1,50 €. n° ISSN 0184 77 - Population et Sociétés 

Au-delà des quelques cas d'euthanasie faisant l'actualité, qui concernent souvent des personnes jeunes lourdement handicapées, les médecins et les équipes hospitalières accompagnent chaque jour la fin de vie de patients âgés. Les décisions susceptibles d'abréger la vie sont-elles fréquentes ? Par qui sont-elles prises ? Sophie Pennec, Alain Monnier, Silvia Pontone et Régis Aubry nous livrent les premiers résultats de l'enquête La fin de vie en France.

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Résumé :

En France, près de la moitié des décès (48 % en 2010) a été précédée d'une décision médicale ayant pu hâter la mort du patient. Mais des médicaments ont été donnés pour mettre délibérément fin à la vie dans seulement moins de 1 % des cas. Les décisions prises s'appuient dans leur grande majorité sur les dispositions de la loi Leonetti qui permet sous certaines conditions de limiter ou d'arrêter un traitement, ou d'administrer des médicaments afin de soulager les souffrances du patient, qui peuvent avoir pour effet d'avancer la survenue de la mort. Toutefois, les prescriptions légales encadrant ces décisions ne sont pas encore totalement connues ou respectées : les décisions de fin de vie ne sont pas toujours discutées avec les patients et les équipes soignantes ; la rédaction par les patients de directives anticipées, proposée par la loi Leonetti pour que les soignants prennent en compte leurs souhaits, reste en pratique très rare. 

Sommaire :

  • Une décision médicale a pu hâter la mort dans plus d'un décès non soudain sur deux
  • Encadré 1 : La loi Leonetti
  • Encadré 2 : L'enquête La fin de vie en France
  • Soulager la douleur ou limiter un traitement 
  • Encadré 3 : L'euthanasie : demandes et pratiques rares
  • Une décision collective dans neuf cas sur dix
  • Encadré 4 : Comparaison avec d'autres pays européens

lundi 7 janvier 2013

Fin de vie : remise du rapport Sicard

Le Président de la République a reçu ce 18 décembre le Professeur Didier Sicard qui lui a remis le rapport de la commission de réflexion sur la fin de vie qui lui avait été confiée en juillet dernier.Capture d’écran 2013-01-07 à 11.01.55

Le Président a rappelé qu’il accordait une grande importance à ce que ce sujet soit abordé dans le respect des différents points de vue. Il a remercié vivement le Professeur Sicard et les membres de la mission de la qualité du travail accompli.

Le Président a pris acte du constat posé sur les difficultés et les retards que connaît encore l’organisation de la prise en charge de la fin de vie dans notre pays. En particulier, l’absence de formation spécifique des médecins à ce sujet, le développement encore insuffisant de la prise en charge palliative des malades en fin de vie, y compris à domicile, la séparation excessive des approches curatives et palliatives dans les parcours de soins, constituent autant de pistes de progrès indispensables. Des mesures seront proposées par la ministre de la Santé et la ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur avant la fin du mois de mai 2013.

Le Président a pris également acte du constat établi que malgré les apports indéniables de la loi Léonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l’ensemble des préoccupations légitimes exprimées par des personnes atteintes de maladies graves et incurables.

Il a donc décidé de saisir comme la loi le prévoit le Comité consultatif national d’Ethique, afin que celui-ci puisse se prononcer sur les trois pistes d’évolution de la législation ouvertes par le rapport :

  1. Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?
  1. Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?
  1. Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d’une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ?

Sur la base de ces avis, un projet de loi sera présenté au Parlement en juin prochain.

Consulter :

 pdf.gif Les résultats d’une étude qualitatitve auprès de personnes en fin de vie et de proches (pdf - 338.7 ko)