vendredi 28 mai 2010

Publication : Le mythe de la maladie d’Alzheimer par le Professeur Peter Whitehouse

Une remise en question radicale des hypothèses actuellement les plus répandues danCapture-d-ecran-2010-05-28-a-10.39.13.jpgs le domaine de la maladie d'Alzheimer, tel est le fondement d'un livre intitulé "The myth of Alzheimer's", dont la traduction française vient de sortir de presse. Cet ouvrage est le reflet d'un nouveau courant éclos sous l'impulsion du neurologue américain Peter Whitehouse, l'un des deux coauteurs du livre. Pour ce scientifique réputé, la maladie d'Alzheimer n'a pas de réalité propre; rien ne permet de la différencier du vieillissement normal, qui s'étend sur toute une vie.

Le professeur Martial Van der Linden, l'un des traducteurs de l'ouvrage, nous fait part de son opinion sur la question : pdf.gif

Résumé du livre : Le mythe de la maladie d’Alzheimer

Ce qu'on ne nous dit pas sur ce diagnostic tant redouté

Le Professeur Peter Whitehouse va transformer la manière dont nous concevons la maladie d’Alzheimer. Dans ce livre provocant et révolutionnaire, lui et Daniel George remettent en question la conception classique des pertes de mémoire et du déclin cognitif, ainsi que les traitements actuels de la maladie d’Alzheimer, tout en proposant une nouvelle approche pour comprendre et repenser ce que nous croyions connaître sur le vieillissement cérébral. Le mythe de la maladie d’Alzheimer fournit des réponses aux questions que des millions de personnes ayant reçu le diagnostic de maladie d’Alzheimer – ainsi que leurs familles – sont impatientes de connaître :

• La maladie d’Alzheimer est-elle une maladie ?

• Quelle est la différence entre le vieillissement cérébral naturel et la maladie d’Alzheimer ?

• Quelle est l’efficacité des médicaments actuels contre la maladie d’Alzheimer ?

• Existe-t-il d’autres types d’interventions pouvant contribuer à maintenir la vivacité de nos esprits vieillissants ?

• A quoi ressemblerait un monde sans maladie d’Alzheimer et comment pouvons-nous y aboutir ?

Etayé par des données scientifiques, rempli de conseils et d’informations pratiques et pétri d’espoir, Le mythe de la maladie d’Alzheimer nous libérera de cette étiquette écrasante, nous apprendra comment aborder au mieux les pertes de mémoire et nous expliquera comment différer certains des effets normaux du vieillissement.


Le mythe de la maladie d’Alzheimer –

Ce qu’on ne vous dit pas sur ce diagnostic tant redouté

Par Peter J. Whitehouse et Daniel George

Traduit et préfacé par Anne-Claude Juillerat Van der Linden et Martial Van der Linden,

Editeur : Solal, 2009.

http://www.editions-solal.fr/catalog/product_info.php?products_id=273

 


Visiter le site : de A.-C. Juillerat Van der Linden et M. Van der Linden

http://mythe-alzheimer.over-blog.com/

mardi 25 mai 2010

Création d'une unité de soins palliatifs USP à Saint-Denis (93)

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Le centre hospitalier de Saint-Denis, l’association Saint-Denis et les soins palliatifs ainsi que l’asp fondatrice (accompagnement bénévole en soins palliatifs) annonce la création d’une unité de soins palliatifs - véritable maison de vie – Ouverture prévu en janvier 2011.

Opération "aménagement de l'USP"

L’asp fondatrice lance en lien avec l'Hôpital de Saint-Denis "un appel à la générosité et à la solidarité" des habitants de Saint-Denis, de la Seine Saint Denis mais également de tous ceux qui veulent faire un don, pour l’aménagement de l’unité de soins palliatifs et pour recruter des accompagnants bénévoles.

Mobilisons-nous pour acheter le matériel nécessaire à la décoration des chambres des malades, des bureaux et des espaces d'accueil
.

Que ce lieu devienne un véritable espace de vie !

Ensemble formons cette chaine de solidarité autour du malade et de ces proches

Avec les soignants de l'Hôpital Delafontaine à Saint-Denis, nous avons élaboré une liste de matériel nécessaire à l'aménagement de ce lieu.

Si vous le souhaitez consulter la liste du matériel, cliquez ici

 

Votre chèque est à libeller à l’ordre de l’asp fondatrice                                  

Adressez le à : 
asp fondatrice  " Opération Saint-Denis" 

37/39 avenue de Clichy  -75017 Paris

 


 

accompagnement bénévole en soins palliatifsASP Fondatrice

Vous souhaitez vous investir dans un bénévolat riche en rencontres avec les malades et leurs prooches.

L’asp fondatrice lance un appel à tous ceux qui disposent de quatre heures par semaine, la journée, le soir ou le week-end pour accompagner les malades et leurs proches.

Rejoignez l’’équipe des accompagnants bénévoles a l’Hôpital Delafontaine Saint-Denis.

Une unité de soins palliatifs la Saint-Denis ouvrira ses portes en janvier 2011. L’équipe doit s’étoffer.

Notre action vous intéresse

 Vous voulez en savoir davantage :
benevoles.asp@ch-stdenis.fr

L’asp fondatrice vous invite à consulter son site internet :

www.aspfondatrice.org ou à téléphoner au 01.53.42.31.33

jeudi 20 mai 2010

Alzheimer : aucun moyen n'est efficace pour prévenir la maladie, constatent des experts

19 mai 2010 – Aucun médicament, aucun supplément alimentaire et aucune intervention sur le image-alkheimer.jpgmode de vie n’a pour l’heure démontré d’efficacité pour prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou en contrer l’évolution. Et il en va de même pour les troubles cognitifs associés au vieillissement.

C’est le constat que fait un comité d’experts chargés par les National Institutes of Health aux États-Unis de faire le point sur l’état actuel des connaissances dans le domaine de la prévention de la maladie d’Alzheimer et des troubles de la cognition1. Les 15 membres du comité ont livré récemment les résultats d’une revue systématique des essais cliniques publiés à ce jour. Il en ressort qu’il n’existe présentement aucune preuve scientifiquement valable qui permettrait de recommander des interventions cliniques efficaces pour prévenir ces 2 maladies ou pour en ralentir la progression.

Les données recueillies indiquent que les inhibiteurs de la cholinestérase, les médicaments les plus largement prescrits pour ralentir la progression de la maladie à son stade précoce, sont inefficaces en prévention. Il en va de même pour les antihypertenseurs et les hormones de remplacement.

Quant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens de type rofécoxib, naproxène et célécoxib, il semble que leur usage pourrait plutôt contribuer à augmenter l’incidence de la démence sénile (y compris la maladie d’Alzheimer et les troubles cognitifs). Les résultats de 2 essais cliniques indiquent que l’hormonothérapie de remplacement pourrait également augmenter l’incidence. Les experts rapportent que les statines n’ont aucun effet préventif sur le déclin cognitif et que le naproxène aurait même des effets négatifs à cet égard.

Les espoirs porteraient désormais sur des études en cours visant à tester l’efficacité des antidépresseurs, des oméga-3, de l’activité physique et de l’activité intellectuelle. Mais les membres du comité multidisciplinaire soulignent que, jusqu’à présent, les bienfaits associés à ces approches sont plutôt modestes et ils insistent sur la nécessité de poursuivre la recherche en matière de prévention de ces maladies associées au vieillissement.

Un constat d’échec?

Le Dr Serge Gauthier, chercheur à l'Institut Douglas et directeur de l'Unité de recherche sur la maladie d'Alzheimer du Centre McGill d'études sur le vieillissement, ne croit pas que ce rapport soit pour autant un constat d’échec. « Je dirais plutôt qu’il s’agit là d’un rapport d’étape, certes décevant, mais qui doit surtout nous stimuler à en faire davantage dans le domaine de la recherche sur les moyens de prévenir la maladie d’Alzheimer. » Il vient d’ailleurs d’embaucher le Dr John Breightner, un expert américain mondialement reconnu, qui sera chargé de mener, à l’Université McGill, des essais cliniques de grande envergure en vue de faire déboucher la recherche sur des moyens cliniques qui permettraient de prévenir efficacement la maladie.

Le Dr Gauthier persiste à croire qu’il faut continuer à se pencher sur l’hypertension artérielle, malgré les résultats décevants obtenus à ce jour avec les antihypertenseurs. Selon lui, le manque actuel de preuves de l’efficacité des antihypertenseurs tient au fait que ces interventions devraient commencer très tôt dans la vie (dans la trentaine) pour que l’on puisse véritablement en mesurer les effets préventifs contre la maladie d’Alzheimer.

Pierre Lefrançois – PasseportSanté.net



1.

Preventing Alzheimer’s Disease and Cognitive Decline. Draft Panel Statement. NIH State-of-the-Science Conference, États-Unis, 2010. Texte intégral : NIH Alzheimer's and Cognitive Decline Prevention Conference.

Source : www.passeportsante.net

dimanche 16 mai 2010

La mort à vivre "Livre collectif"

 

 

Approche du silence de la souffrance
et de la solitude
"Face au mourir ordinaire"

 

 Livre collectif dirigé par : Claudine Baschet (médecin
psychanalyste) et Jacques Bataille (chirurgien):

Titre : La mort à vivre: nouvelles approches contre le silence, la souffrance, la solitude

 
Un livre référence toujours d'actualité
 

Résumé : La mort à l'époque contemporaine, le rôle des médias, l'euthanasie.

Recueil d'articles sur la mort écrits par différents intervenants. Hospitalisation à domicile, soins palliatifs, apaisement de la douleur, accompagnement des mourants, droit de mourir dans la dignité: une réflexion naît, des pratiques nouvelles amorcent des réponses, le tabou se lève. Ce livre veut apporter sa contribution à un débat qui nous concerne tous et dont les maîtres mots sont : respect de la personne et qualité de la vie.

 La peur de la mort ne fait pas mourir la mort", dit une chanson bambara du Mali.

Alors même que nous baignons dans des images de mort, à travers les médias, mais d'une mort "extraordinaire", relativement rapide et brutale, lointaine, qui relève plus de l'accident que de l’inéluctabilité génétique, l'histoire des fins de vie "ordinaires" qui sont de plus en plus médicalisées, se déroule dans des lieux clos, institutionnalisés, faits pour ça, bien souvent si mal faits.

Pourtant, devant ces excès d'une société "techniciste", des praticiens, des personnalités, des associations commencent à prendre position pour affirmer que mourir fait partie de la vie et que la vraie question n'est plus d'occulter la mort, mais de la vivre dans sa diversité et sa singularité.

Hospitalisation à domicile, soins palliatifs, apaisement de la douleur, accompagnement des mourants, droit de mourir dans la dignité: une réflexion naît, des pratiques nouvelles amorcent des réponses, le tabou se lève.

Dans ce cadre, récusant la fausse alternative, trop souvent posée: "pour ou contre l'euthanasie", ce numéro veut, à travers analyses et témoignages, apporter sa contribution à un débat qui nous concerne tous et dont les maîtres-mots sont: respect de la personne et qualité de la vie.

 Avec, entre autres: Maurice Abiven, Bernard Fonty, Albert Jacquard, Yves Quenneville, Emile Raimbault, Léon Schwarzenberg, Louis-Vincent Thomas, Michel Vovelle...
 
Ce numéro a été dirigé par Claudine Baschet et Jacques Bataille.

Dans la collection Autrement.
Série Mutation N° 87 de février 1987 

Editeur Autrement
ISBN : 2-86260-196-9

223 pages

Ce livre est disponnible (entre autre) à cette adresse :
http://www.amazon.fr/gp/product/2862601969/403-3836173-1567615?v=glance&n=301061&s=books&v=glance

N° 87 - FÉVRIER 1987 - ISSN 0751 0144 COUVERTURE : CRIS ET CHUCHOTEMENTS (1972) DE INGMAR BERGMAN, © STARS FILMS

 

mercredi 5 mai 2010

Alzheimer : un grand défi pour la médecine


Types de lésions cérébrales : des lésions neurofibrillaires et des plaques amyloïdes, surviennent par exemple chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Des cellules nerveuses rétrécissent, disparaissent et sont remplacées par des taches dénommées «plaques ». Ces plaques séniles, encore appelées plaques amyloïdes se déposent sur les cellules nerveuses situées dans la substance grise du cortex cérébral, provoquant ainsi la destruction de millions de cellules. Des filaments anormaux envahissent le neurone, formant des écheveaux qui étouffent les cellules cérébrales saines.

La dégénérescence neurofibrillaire correspond ainsi à une accumulation de fibrilles formées de filaments.

Différentes fonctions du cerveau sont alors atteintes. L’aphasie -les troubles de la communication-, l’apraxie -les troubles de la coordination des mouvements-,  l’agnosie -les troubles de la reconnaissance ou de compréhension-, l’amnésie antérograde -les troubles de la mémoire des faits récents- ; associés à des troubles du comportement et à un terrain qui s’enlise souvent dans une dépression souterraine, fragilisent le sujet âgé.

La maladie touche 135,6 millions de personnes aujourd'hui dans le monde, dont près d'un million en France.

Première cause de dépendance et première cause de dé­pense santé des seniors, la maladie d'Alzheimer, aussi fréquente soit-elle, n'a rien à voir avec le vieillissement normal du cerveau. «Même si la maladie frappe environ 20% des plus de 80 ans, cela fait plus des trois quarts des octogénaires qui ne présentent aucun symptôme, rappelle le Pr Bruno Dubois, directeur du futur Institut de la mémoire et de la maladie d'Alzheimer (hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris). C'est donc la preuve qu'il s'agit d'une maladie à part entière. Une maladie qui efface les nouveaux souvenirs et altère le jugement. De quoi compromettre sérieusement l'autonomie et compliquer la vie de la famille.»

À l'exception de 0,3% des malades, qui présentent une forme précoce de la maladie en raison d'une mutation génétique, on ne sait toujours pas pourquoi la maladie d'Alzheimer se produit. Mais on sait au moins que l'accumulation de protéines anormales dans le cerveau sous-tend cette maladie. Certaines de ces protéines, appelées «bêta-amyloïdes », qui s'accumulent sous forme de plaques entre les cellules du cerveau, empêchent les neurones, notamment ceux impliqués dans la mémoire, de communiquer normalement entre eux. D'autres (les protéines tau), à l'intérieur des cellules, se présentent sous formes de filaments qui conduisent à l'asphyxie des neurones.

«C'est pourquoi toute la recherche actuelle se concentre sur les moyens de détruire ces plaques : parmi les quelque 20 molécules actuellement testées dans les labora­toires sortiront probablement les médicaments de demain. Nous menons aussi une étude avec un traitement dirigé contre ces dépôts. Ses résultats seront connus dans trois ans », fait remarquer le Pr Dubois. La recherche s'intéresse aussi au moyen d'en finir avec les filaments de la protéine tau : c'est la nouvelle piste explorée notamment (mais pas seulement) par le Pr Baulieu et son équipe (Inserm). L'objectif commun de ces médicaments du futur : empêcher la mort des précieux neurones. 

Source : www.lefigaro.fr

Voir aussi > TPE : La maladie d'Alzheimer, cliquer ICI.gif
Par  Marine Guillevic, Olivier Bousseau, Grégoire Biette et Caroline Huet

Problématique : Comment fonctionne l a mémoire et comment la maladie d'Alzheimer la fait défaillir ?