lundi 28 novembre 2011

2 fois plus d’Alzheimer chez les fumeurs

Risque accru de démence pour les fumeurs

Dans son éditorial, le site stop-tabac.ch relate les résultats d’une étude montrant que le tabagisme multiplie par 2 le risque de maladie d’Alzheimer !

Dans cette étude, 21.123 sujets ont été suivis durant 23 ans. 5.367 cas de démence ont été diagnostiqués, ce qui signifie que 25% des sujets ont développé une maladie d’Alzheimer (136 cas) ou une démence vasculaire (416 cas). En explorant les différents facteurs de risque de démence, les chercheurs constatent que le tabagisme joue un rôle très important : en effet, le risque de développer une démence est majoré de 100% chez les grands fumeurs de plus de deux paquets par jour !

Au final, on peut dire que les fumeurs présentent un risque de maladie d’Alzheimer multiplié par 2,57 et un risque de démence vasculaire multiplié par 2,72.

En conclusion, le tabagisme agit directement sur le cerveau et augmente le stress oxydatif et l’inflammation, deux facteurs de risque bien connus de la maladie d’Alzheimer.

Décidément, le tabac est un fléau qui joue un rôle à part entière dans la survenue des 3 grandes maladies chroniques majeures, que sont les cancers, les maladies cardiovasculaires et les démences, dont la maladie d’Alzheimer ! Que de bonnes raisons de ne jamais commencer à fumer ou d’arrêter !

Article publié par Isabelle Eustache le 02/11/2011 - 17:43

source: http://www.e-sante.fr

mardi 1 novembre 2011

Accompagnement fin vie : Modalités de prise en charge de l'adulte nécessitant des soins palliatifs

Recommandations ANAES, janvier 2004

Suite à la Conférence de consensus qui s'est tenue les 14 et 15 janvier 2004, l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes) a élaboré des recommandations pour la prise en charge des personnes en soins palliatifs. Ces recommandations s'incrivent dans le cadre de la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs.

Objectifs     

L'objectif de cette conférence de consensus était de répondre aux cinq questions suivantes posées au jury :

   1. Accompagner jusqu'au bout ?
   2. Comment reconnaître et respecter les attentes, les demandes et les droits des personnes en fin de vie ?
   3. Quelles sont la place et les fonctions de la famille et de l'entourage dans la démarche d'accompagnement          en institution et à domicile ?
   4. Quelles sont les dimensions et la spécificité de la place des bénévoles d'accompagnement ?
   5. Comment organiser en pratique la démarche d'accompagnement ?

Parmi les membres du Comité d'organisation :

M. de HENNEZEL : psychologue, Paris
E. HIRSCH : philosophe, Espace éthique AP-HP, Paris
MH. MOUNEYRAT : Comité national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé, Paris
C. PAINDAVOINE : méthodologie Anaes, Saint-Denis-La-Plaine
MD. TOUZÉ : méthodologie Anaes, Saint-Denis-La-Plaine

Pami les membres du Jury :JURY

E. HIRSCH, président : philosophe, Espace éthique AP-HP, Paris
I .IDRIS : psycho-anthropologue, Bobigny

Parmi les Experts :
A. BERCOVITZ : psycho-sociologue , Meudon
M. de HENNEZEL : psychologue, Paris

Accompagnement fin de vie - Recommandations 2004
Pour lire le texte en entier, cliquez ici :


[PDF] 

Texte soins Palliatifs recommandations finales mise en ligne

www.has-sante.fr/portail/jcms/c.../soins-palliatifs-recommandationspd...
Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Afficher
Service des recommandations et références professionnelles.
Modalités de prise en charge de l'adulte nécessitant des soins palliatifs. ANAES / Service ...


 

Benzodiazépines et Alzheimer, un lien non établi (par le Pr Frédéric Rouillon)

Le Pr Frédéric Rouillon* répond aux inquiétudes soulevées par la médiatisation d’un lien éventuel des psychotropes avec cette maladie cérébrale.

Sabine de la Brosse - Paris Match

  • Paris Match. Une étude bordelaise très médiatisée concernant les psychotropes inquiète les patients sous traitement. Quels produits sont concernés ?

Pr Frédéric Rouillon. Il y a eu un amalgame, dans la communication directe au grand public, des résultats de cette étude. De nombreux patients ont cru comprendre que toutes les classes de médicaments prescrits pour les maladies du cerveau (antidépresseurs, antipsychotiques, etc.) étaient impliquées. Il faut préciser que cette étude ne concerne pas tous les psychotropes mais une seule famille d’entre eux : les benzodiazépines. Il s’agit principalement de somnifères et de tranquillisants dont notre pays est le premier consommateur d’Europe ! Ces résultats ont mentionné une augmentation de 50 % du risque de développer un Alzheimer avec des benzodiazépines. De nombreux patients, non ­initiés au langage scientifique, ont pensé qu’ils avaient 50 % de risques de contracter cette maladie. Evidemment, ces résultats statistiques ne signifient pas que la moitié des personnes ayant été traitées par des benzodiazépines vont être atteintes par cette pathologie, mais que le risque auquel elles s’exposent est multiplié par 0,50 ! Prenons l’exemple d’une maladie dont la fréquence dans la population est de 2 %. Si une étude démontre qu’un facteur aggravant entraîne une augmentation de 50 % du risque, cela voudra dire que la fréquence de cette maladie passera à 3 %.

  • Paris Match. Cette confusion est sans doute due au fait que ces résultats ont été directement communiqués au grand public. Habituellement, quel est le protocole à respecter par les chercheurs ?

Pr Frédéric Rouillon. Quand les travaux d’une équipe de recherche aboutissent à des conclusions, la procédure classique consiste à les proposer, dans un premier temps, à une revue scientifique dont le comité de lecture appréciera la qualité et la possibilité ou non de les publier. C’est après cette parution pour le monde médical que les journalistes de la grande presse peuvent les rendre accessibles à leurs lecteurs. Puis, pour que ces résultats soient jugés totalement convaincants, ils doivent être confirmés par d’autres études. Mais, certains journalistes bousculent un peu l’agenda des chercheurs !

  • Paris Match. Dans quels cas prescrit-on des benzodiazépines ?

Pr Frédéric Rouillon. Les molécules actuellement les plus utilisées (flunitrazépam, bromazépam, lorazépam…) agissent sur certains récepteurs du cerveau dans le but de supprimer l’anxiété et l’insomnie. Dans la majorité des cas, ces traitements doivent être de courte durée (une à quelques semaines). Leur reconduction est à réévaluer par le médecin.

  • Paris Match. Pourquoi ces benzodiazépines sont-elles administrées sur une brève période ?

Pr Frédéric Rouillon. Même si ces médicaments sont habituellement bien tolérés, ils peuvent entraîner chez certains patients des effets secondaires : somnolence diurne, vertiges, incoordination motrice, difficulté de concentration, troubles de la mémoire… et surtout une dépendance. L’arrêt doit donc être progressif pour éviter la réapparition des symptômes ou un syndrome de sevrage (irritabilité, sueurs, nausées...) d’autant plus fréquent que le patient a consommé une benzodiazépine durant plus de trois mois. En cas de persistance des troubles, on peut envisager une autre famille de psychotropes (tels des antidépresseurs, un sédatif non benzodiazépinique...) ou une psychothérapie.

  • Paris Match. Mais les antidépresseurs ne sont pas non plus sans effets secondaires.

Pr Frédéric Rouillon. A long terme ces médicaments sont plus efficaces pour les maladies anxieuses que les benzodiazépines. On pourrait les comparer à l’aspirine donnée en cas de fièvre et les antidépresseurs aux antibiotiques qui, eux, vont traiter la cause. Aucun médicament n’est dénué de risques ; il faut les mettre en balance avec les bénéfices attendus.

  • Paris Match. Quelle est aujourd’hui l’opinion des neurologues et des psychiatres sur un lien entre benzodiazépines et risque d’Alzheimer ?

Pr Frédéric Rouillon. Les résultats obtenus jusque-là ne permettent pas d’établir de manière irréfutable qu’un traitement par benzodiazépines est une des causes de la maladie d’Alzheimer. Mais, si cette polémique peut inciter les Français à y recourir de manière plus raisonnable, elle aura été utile !

* Chef du service de la Clinique des maladies ­mentales et de l’encéphale de l’hôpital Sainte-AnnePoint final
Sourcewww.parismatch.com