jeudi 30 août 2018

Les équipes des petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles

Depuis plus de 70 ans, les petits frères des Pauvres sont aux côtés de personnes âgées qui souffrent d’isolement, prioritairement les plus démunis. En s’investissant de façon régulière, les bénévoles permettent à chacun de nos aînés de vieillir le plus sereinement possible, dans l’échange et le partage.

Avec 300 000 personnes de plus de 60 ans qui vivent quasi recluses avec pas ou très peu de contacts, notre société doit faire face à un isolement inquiétant des personnes âgées, surtout pour les plus fragiles et les plus précaires. En offrant de leur temps, les bénévoles des petits frères des Pauvres recréent les liens essentiels pour permettre à nos aînés mis à l’écart de retrouver une dynamique de vie.

Un bénévolat varié, adapté aux envies de chacun
Jeune, actif, retraité, en fonction de ses aspirations et de ses disponibilités, chacun peut s’engager au sein d’une équipe des petits frères des Pauvres : auprès de personnes âgées à leur domicile, en EHPAD, à l’hôpital, auprès de personnes en grande précarité, de personnes malades mais aussi en étant bénévole chauffeur ou encore en soutenant les équipes dans leur fonctionnement et leur vie associative.
 
Un bénévolat enrichissant, basé sur la qualité de la relation
Comme le témoigne Mustapha, jeune bénévole engagé depuis quelques mois,« le bénévolat avec les petits frères des Pauvres, c’est la responsabilité face à la situation des personnes âgées, on a tous un rôle à jouer pour recréer du lien ». Un lien essentiel pour Yvonne, 82 ans :

"Rien que le fait d’être écoutée, ça me remonte le moral, ça me sort de ma mélancolie. Chaque visite du bénévole des petits frères des Pauvres est primordiale pour moi."
Vous souhaitez devenir bénévole...
Toute l’année, nous recherchons des bénévoles pour s’engager et participer à nos actions.

>> Si vous souhaitez agir, rejoignez nos équipes de bénévoles
Petits Frères des Pauvres 19 cité Voltaire - 75011 PARIS

>> Sur la carte >> Liste des implantations en France


+ de détails : https://www.petitsfreresdespauvres.fr/devenir-benevole

mardi 10 avril 2018

Les nouveaux droits des personnes en fin de vie pleinement effectifs

Une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu.

 
La loi Claeys-Leonetti du 3 février 2016 sur les droits des personnes en fin de vie, qui consacre le droit de chaque personne à demander une sédation profonde et continue jusqu'à son décès, dans certaines conditions, entre officiellement en application ce 5 août 2016 avec la publication de trois textes réglementaires.

"Souhaitées par le président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu. Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française", a déclaré Marisol Touraine.

Deux décrets d’application et un arrêté définissent les conditions d’arrêt des traitements thérapeutiques pour les malades. Ils permettent l’application de la nouvelle loi sur les droits des personnes en fin de vie, parmi lesquels le droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès et les modalités des "directives anticipées" des personnes concernées.
  • Un premier décret précise les conditions dans lesquelles peuvent être décidés l’arrêt des traitements et la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès de la personne, nouveau droit ouvert par la loi du 2 février 2016.

  • Un second décret et un arrêté fixent les critères de validité des directives anticipées, déclaration écrite par laquelle chaque individu peut indiquer à l’avance s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait alors incapable d’exprimer sa volonté.

  • L’arrêté ministériel définit deux modèles de directives anticipées, selon que la personne est bien portante ou déjà atteinte d’une maladie grave. Un modèle type mais facultatif est proposé dans l’arrêté pour établir cette déclaration.  

Une campagne d’information à la fin  2016

Une campagne d’information sera lancée, à la fin de l’année, sous l’égide du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie. L'objectif : mieux faire connaître du grand public et des professionnels de santé la possibilité d’écrire ses directives anticipées. Cette initiative viendra compléter les actions inscrites dans le Plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l'accompagnement en fin de vie, présenté fin 2015 par Marisol Touraine et déjà largement engagé (toutes les actions du plan ont été initiées et plus d’un tiers auront été réalisées avant fin 2016, grâce à la mobilisation de 120 acteurs du champ sanitaire et médico-social).
SOURCE : https://www.gouvernement.fr/argumentaire/les-nouveaux-droits-des-personnes-en-fin-de-vie-pleinement-effectifs

 
A découvrir aussi :
Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

mardi 20 février 2018

Action en milieu carcéral : « Restituer au détenu l’espérance dans l’humanité »

Professeur Didier Sicard
En décembre dernier, une conférence du Professeur Didier Sicard à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes était organisée conjointement par l’hôpital et les petits frères des Pauvres pour les personnels pénitentiaire et hospitalier. Une cinquantaine de professionnels sont venus écoutés le président d’honneur du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) sur « la maladie de l‘enfermement ; questions éthiques sur la médecine carcérale ». 

Il a d’abord énuméré un certain nombre de constats : la privation de liberté n’était pas une privation de dignité. La détention provoque une agression du corps et de l’esprit du détenu avec des conséquences  néfastes sur son intégrité.

Il reste avant tout un être ayant des droits fondamentaux, qu’il a tendance à perdre le sens de sa vie et d’un avenir ou d’une rédemption possible. La question pour ne pas dire l’obsession de l’institution devrait être : comment reconstruire un être en perdition, déstructuré ? ».

Le choc de l’incarcération fait perdre soudain tous les repères habituels. Le détenu éprouve un sentiment de dépossession de lui-même, de dépendance permanente envers la prison et le monde extérieur. L’humiliation est liée à l’enfermement.  Les détenus sont confrontés aussi à un triple enfermement : dans les murs, l’enfermement cathodique et les murs du médicament. Le respect du détenu passe par le maintien du lien familial. Le danger récurrent est d’infantiliser le détenu et donc de le déresponsabiliser … C’est un monde qu’on le veuille ou non pathogène. Alors même que l’agression de l’incarcération crée expérimentalement la situation de l’hypocondrie, le détenu se disloque car il perd toute référence. Au fond, les références en soi, elles sont fragiles. Les références dans l’autre, elles sont solides.
Comment soigner dans ces conditions d'un enfermement qui est source d'une souffrance exogène? Avec des soignants inhibés dans leur liberté de choix qui éprouvent eux aussi l'incarcération ? 
Comment soigner un être dont l'environnement contribue tellement à éprouver une maladie psychique ? 
Comment le bruit incessant des clés qui se substitue au son « toc-toc » de la porte frappée ne finit pas par déclencher une angoisse insurmontable ? 
Comment aborder les grèves de la faim, sinon en prévenant à temps des conséquences graves et définitives ? 
Comment envisager la demande de grâces médicales, indépendamment de la dangerosité pour des troubles cognitifs ou somatiques majeurs ?

En un mot, comment non pas réintroduire de l'humain, car l'hôpital lui-même se déshumanise, mais faire de l'hôpital prison un des derniers lieux d'humanité ? Comment dans un lieu qui dégrade tellement, restituer au détenu l'espérance dans l'humanité ? Autant de questions auxquelles - dans un contexte de surpopulation carcérale généralisé - il devient urgent de répondre.

Philippe LE PELLEY FONTENY
Bénévole référent de l'action en milieu carcéral 
(L’administration pénitentiaire permet aux bénévoles des petits frères des Pauvres d’aller visiter les détenus âgés, pauvres et isolés voire vieillissants.)
Les petits frères des Pauvres
33 et 64 avenue Parmentier
75011 PARIS
Tél : + 33 (0)1 49 23 13 00 - See more at: https://www.petitsfreresdespauvres.fr/#sthash.sqJzHfvR.dpuf

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Tél : 01 49 23 13 00